Le lendemain matin, Caroline s'était levée très tôt. Celle-ci se trouvait dans la cuisine prenant une tasse de café noir, pour rester éveillée. Avant même de terminer son café, elle entend un bruit de voitures. Devinant ce son, elle se précipite d'aller mettre ses bottes brunes. Elle s'en va, sans prendre le soin de se regarder dans le miroir, pour au moins arranger ses mèches qui tombées dans tous les sens.
En sortant de chez elle Ernest l'attendait, déjà, devant la porte. Elle ne pensait pas qu'il était aussi ponctuel. Décidément, cet homme ne prend pas ses paroles à la légère. En tout cas lui, il a vite remarqué que la ponctualité n'était pas son fort avec son chignon négligé, sa chemise mal boutonnée et ses joues rouge d'angoisse. Ses yeux étaient cachés par des lunettes Ray ban aviateur, qu'il finit par enlever en l'a voyant arriver.
-Vous êtes prête pour votre première partie de chasse, dit-il d'un sourire séducteur.
-Oui, je l'espère.
Caroline, s'en foutait de la chasse, c'est lui qui l'intéressait.
Le voyage dura plus d'une heure. Une fois arrivée à la station, Ernest sortit pour donner des instructions à ses hommes, dans une langue étrangère. Caroline restait près de la voiture, le regardant agir, comme un capitaine dirigeant sa petite armée. Il finit par prendre deux fusils et lui fait signe de le suivre. Pour la première fois, ces hommes restèrent à l'écart, alors qu'ils se dirigent vers la forêt.
Elle sentit l'aventure. Le danger! Et elle adorait ça.
Après quelques minutes de marche le Comte vit un Cerf, dans les champs. Il fait signe à Caroline de garder le silence. Celle-ci regarde cet animal, qui semblait si majestueux dans son habitat. Elle commençait à avoir des frissons, en entendant Ernest charger le fusil. C'est à cet instant que ça va commencer. Il lui donne l'arme et reste derrière elle en tenant ses bras pour la montrer, comment ça fonctionne.
- Reste bien concentrée, sur la bête. Il ne faut pas que ça soit trop rapide ni trop long. Tu fixes bien et quand tu te sens prête, tire.
Caroline sentait sa respiration et chacun de ses mots devenaient, sans savoir pourquoi, si sexy. Il était si près d'elle, au point qu'elle pouvait sentir son battement de cœur. L'animal ne l'intéressait plus, désormais elle était hypnotisée par le son de sa voix. Soudain, il s'approchait de plus en plus d'elle au point de sentir tout son corps. Quand je vous dis, tout, c'est vraiment tout. Elle commençait à sentir une terrible chaleur sur elle, ses mains deviennent moites. Prise de panique, elle tire sans faire attention. Bang! Le Cerf s'enfuit par frayeur sans que la balle ne le touche.
-Je sais que t'as envie de moi, murmure-t-il.
Elle se retourne et leurs regards se croisent, quelque chose de fusionnelle se passe entres eux. Comme s'ils devenaient qu'un. Elle se jette sur lui pour l'embrasser, il la soulève pour la plaquer à un arbre. Il l'embrassait sauvagement, en caressant délicatement ses cuisses. Celle-ci était sous son emprise, prisonnière de ses baisers, de son odeur d'eau de Cologne épicé et la chaleur envoutante qui dominait cette savane portugaise. Tout était devenu évident pour elle. Elle voulait même aller plus loin en déboutonnant sa chemise.
-Stop! Dit-il sévèrement.
Il la descend pied sur terre et se détacha d'elle.
Le regard d'Ernest se refroidi.
-Mais à quoi tu joue?
Caroline, ne comprenait plus rien. En un instant toute passion est partie, laissant un autre se dévoiler. Il semblait la réprimander de son acte, alors que c'est lui qui a commencé.
-Je pensais que...
-Tu pensais que quoi?
Caroline, reste muette se sentant presque gênée, comme si elle venait de faire quelque chose de mal.
-Ernest, tu ne ressens pas les mêmes sentiments à mon égard.
-Oh non, je vous en prie. J'espère que vous ne pensez pas que j'avais quelconque sentiment à votre égard. Ce n'est qu'un simple flirt.
-Un simple flirt? Alors, vous venez ici, pour me faire vivre tout ça pour un simple flirt?
-Oui! Pourquoi vous imaginez autre chose? Franchement, Caroline regardez-vous. Je suis Comte et vous êtes qu'une simple fille de campagne. J'ai trente-cinq ans, vous en n'avez vingt. Il est presque impossible d'avoir quelque chose de plus entre nous. J'espère que vous ne pensiez pas le contraire?
Caroline, ravale ses larmes ne sachant quoi dire de plus. Cet homme n'a aucun sentiment il est pire que tous les autres.
-Non, vous avez raison. Pardonnez ma réaction, j'ai été prise par l'émotion.
-Très bien alors, partons maintenant.
Ils reviennent au stationnement où il la laisse entrer dans la première voiture. La regardant à peine, il referme la portière en la souhaitons un bon après-midi. La voiture démarra sans lui. Caroline, le voit vers la fenêtre arrière monter dans une berline noire qui s'en va vers une autre direction. Certainement pour retourner dans son monde qui semble bien trop beau pour elle. Comme il la dit elle n'est qu'une simple fille de campagne.
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Au-delà des apparences (Terminé)
Storie d'AmoreTout avait l'allure d'un conte de fée. Caroline Marquez, jeune femme vivant dans la campagne au sud du Portugal, ne s'attendait pas à croiser un jour le chemin d'un mystérieux Comte bavarois aussi riche que puissant. Cette rencontre, changera sa v...
