La nostalgie

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Le lendemain du nouvel an, Martha entre précipitamment dans la demeure des Marquez.

-Caroline, Caroline il faut que tu voies ça?

Celle-ci descend en courant.

-C'est quoi encore Martha.

-Regarde c'est toi.

Martha lui tend l'édition de Janvier de la revue The society. Dans la couverture, il y'avait une photo de Caroline et Ernest à coté d'une fenêtre qui donne sur le jardin de son manoir. La photo était prise lors du couché de soleil, ses mains étaient posés sur sa taille tandis que sa main à elle qui portait l'alliance était posé sur son épaule. Elle ouvre la revue pour voir l'article de ses fiançailles. Dans l'article il y'avait une photo en noir et blanc d'Ernest à genoux devant elle entrain de lui faire sa demande en mariage. La photo était si romantique qu'elle a presque crue à ce qu'elle voyait. Par contre, la réalité lui revient vite à l'esprit et que tout cela est aussi faux et froid que ce papier glacé qui affichait cette photo.

-Vous faites un beau couple et c'est un très beau reportage. Dit Martha semblant fière de voir sa Caroline dans un magazine aussi prestigieux.

-Hum, oui si tu le dis. Elle finit par fermer la revue et lui donner sans y faire attention. Tu peux la garder, moi j'en n'ai pas besoin.

Martha décide alors de s'en aller vers ses tâches quotidiennes. J'imagine qu'elle comprenait sa peine et savait qu'elle n'a aucun pouvoir pour arranger les choses. Les jours passèrent et Caroline n'arrivait plus à sortir dehors. Elle reste dans sa chambre à longueur de journée songeant à ce qui va lui arriver. Son Algarve lui manque, sa maison lui manque, sa chambre et sa vie lui manque. Elle a peur que tout s'envole. La jeune femme, aimerai avoir le courage de tout arrêter, mais tout ce qu'elle désir s'en ira avec.

Le jour J est arrivé. Quelques minutes avant de prendre la voiture pour aller à l'aéroport en direction de la Bavière, Caroline reste dans sa chambre regardant par la fenêtre le chauffeur mettre les bagages dans le coffre de la voiture. Elle avait envie de rester ici pour de bon et ne pas traverser cette porte qui la mènera vers une autre vie loin d'ici. Katia rentre pour dire à sa fille qu'il est temps de partir. Mais celle-ci voit cette dernière nostalgique en regardant par la fenêtre.

-Carolina, aller il est temps de partir.

-Je n'ai pas envie de descendre mère. Je ne l'aime pas et je n'aime pas son monde.

-Carolina, penses-tu vraiment que tout cela sera réglé si tu restes? Ta vie en Algarve ne reviendra plus même sans lui. C'est du passé aujourd'hui. Je t'en pris pour une fois reprend tes esprits et agit comme une adulte. J'ai assez supporté tes caprices. En plus, si tu te mari tu auras peut être une chance de revoir ta maison en Algarve.

-Tu penses vraiment qu'il me laissera y retourner? Regarde seulement maintenant, on n'est même pas encore marié et il a déjà le contrôle sur moi en me disant de rester ici avec toi.

-Alors fait le au moins pour nous qui risquons gros si ce mariage est annulé.

-Tu ne me comprendras jamais! Dit-elle en se retournons vers sa mère.

-Eh ben oui! Là tu as raison ma fille. Toute ma vie j'ai dû me battre et travailler dure autant dans la richesse que dans la pauvreté pour que vous ne vivez pas dans la misère que j'ai vécue. Tu te prends pour la plus modeste d'entres nous, alors que toi jamais t'as souffert de pauvreté. J'ai tout fait pour que tu aies la meilleure éducation possible et que tu ne manque de rien. Même quand tu voulais rester en Algarve à la place de suivre ta sœur à Londres. Je ne sais pour quelle raison le bon dieu à été généreux avec toi. Tu sais, même s'il n'a pas toutes les qualités qu'on peut désirer d'un homme, il a de quoi subvenir à tes besoins et sauver la réputation de la famille. Alors, si tu refuses et tu retournes en Algarve non seulement t'auras plus rien, mais tu seras la moquerie du village quand ils vont savoir ce que t'as laissée.

-Pour toi le bonheur se résume toujours à l'argent et la réputation. Dit-elle en regardant sa mère d'un air dégouté.

Caroline soupir sans dire un mot, elle prend sac et s'en va. Malgré son désaccord avec sa mère elle faisait ce que cette dernière voulait, comme une force invisible qui l'a contrôlait. Ils descendirent en bas où Clara et Martha les attendaient. Enrique était toujours à Montréal, loin de ces tourments. En sortant, Roberta ferme doucement la porte de la demeure. Caroline se retourne et regarde une dernière fois cette porte.

Désormais je ne reviendrai plus ici en m'appelant Caroline Marquez, se dit-elle.

Au-delà des apparences (Terminé)Des histoires addictives. Découvrez maintenant