La demande

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Il m'adorait, jusqu'au jour... Où je voulais lui  témoigner d'une gigantesque affaire d'un célèbre Lord Londonien, qui  trompait sa femme avec un homme. C'était une  nouvelle des plus croustillantes, quand je lui en n'ai témoigné, il m'a  dit que c'était grotesque et inintéressant. Trop curieuse à ce moment de  sa réaction qui semblait bien trop fuyante à mon goût, j'ai décidé de  continuer ma recherche.

Finalement, une soirée en restant pendant toute  une journée à guetter son appartement je le vois enfin sortir et cette  fois pas seul. À ce moment je vis le visage de ce mystérieux homme qu'il  fréquentait et c'était bien lui. George! J'étais sidéré en voyant que  c'était lui  son amant. J'avais presque honte et surtout j'étais gênée  d'avoir enquêté sur mon propre patron. Je voulais tout simplement fuir  avant qu'il me voit, mais ce dernier m'a malheureusement bien vu et m'a  renvoyé en me menaçant de dénoncer mes pratiques douteuses en tant  qu'enquêtrice.

Parce que figurez-vous qu'au-delà du fait qu'il fréquente  un homme mariez, c'est surtout le fait qu'il soit un homme. Même  aujourd'hui, au 21 siècle, l'homosexualité n'est pas bien vue dans ce  milieu et cela peut détruire des réputations si quelqu'un le découvre.  Aujourd'hui, je  travaille dans une petite revue qui ne publie qu'une  fois par mois. C'est la triste réalité de ce monde. Mais bon, ça c'est  le passé et ce n'est plus ma préoccupation en ce moment mais bien la vie  du Comte.

Revenant à l'histoire! Le Comte n'a  jamais était aussi rayonnant que ce jour là, mais il n'était pas dupe  d'inviter George et moi. Il savait qu'on n'est le fruit des rumeurs et  des commérages dans la société. Alors, si on n'est capable de révéler ce  qu'il y a de mauvais chez une personnalité, nous sommes aussi capables  de révéler ce qu'il y a de bien chez une personnalité.

-Bonjour  ma chère. Lui dit-il en lui faisant un baisemain. Ce qui a étonné  Caroline, la dernière fois qu'elle la vu agir de la sorte avec elle  c'est à ce diner chez elle au Portugal. Avant que tout ce malheur ne se  produise. Que vous m'avez manqué, il me semble des années que je ne vous  ai pas vu. Je vous présente ma sœur Anna et mon fils Maxime. Celle-ci  semblait, abasourdie de savoir qu'il ne lui a jamais dit qu'il avait un  fils. Elle délirait dans ses paroles, alors elle préférait se taire.

De toute façon, George est venu interrompre la discussion.

-Bonjour,  mademoiselle Marquez je suis rédacteur en chef de la revue The society.  Dit-il en s'empressant vers elle pour lui serrer la main, comme si elle  était un objet de fascination. Enchantée de trouver celle qui a chaviré  le cœur de notre comte. Vous êtes un mystère. Les gens se posent tant  de questions sur vous depuis cette...enfin vous le savez aussi, ce fameux  bal de Suède. Et vous savez quoi, nous chez The society on adore cela et  croyez-moi je finirai tôt ou tard par tout savoir sur votre sujet.

Le comte se mit à rire, en voyant Caroline effrayée par ce journaliste.

-  George, arrêtez avec cela vous allez faire peur à ma fiancé, elle est  aussi transparente que vos lunettes de vue. Bien alors suivez-nous  maintenant, si vous voulez que cet entretient est lieux.

Tout  excité George les suit, comme un disciple. Pendant qu'Ernest dirige  Caroline vers le grand salon avec une main posée sur son dos.

-Vous  ne m'avez pas dit que vous avez un fils. Dit-elle en profitons de ce  moment pour lui dire très discrètement sa frustration sur cette nouvelle  inattendue.

-Ferme-là et sourit, veux-tu. Dit-il sèchement.

Celle-ci  était dans tous ses états. Jamais quelqu'un était aussi brut avec elle  et elle ne s'attendait pas à être traiter de la sorte par un comte.  Pourtant, elle savait qu'elle ne pouvait plus retourner en arrière. Elle  sourit, même-si au fond d'elle elle allait craquer.

Une  fois arrivée celui-ci la dirige par la fenêtre qui donnait sur les  jardins du Manoir. Il la tient par la main, la regardant d'une telle  douceur que cela dissimulé le monstre qu'il était. Tandis qu'elle le  regardait en silence d'une telle rage qu'elle voulait presque commettre  un meurtre.

-Caroline je sais qu'on ne se connait pas depuis longtemps, mais tu as changé ma vie depuis les  premiers instants que je t'ai vu. Dit-il d'un sourire au coin qui  témoignait l'ironie de ses mots et des yeux enflammés au point qu'elle  aurait cru qu'il était possédé par Lucifer.

Ne  comprenant rien à ses mots, Caroline le laisse faire sa comédie, comme  si elle n'était que figurante en attendant que le pire. Celui-ci se mit à  genoux comme un Roméo, ses yeux brillaient en la regardant. À ce moment  prit par la vitesse de la scène George arracha l'appareil photo du cou  de son photographe et commença à prendre des photos.

Décidément, ce  rédacteur est à fond dans son métier. Il prenait des photos dans tous  les sens et n'arrêtait pas de tourner autour du couple, pour trouver le  meilleur angle. Caroline intimidée par ses flashs ne faisait que  sourire. Ernest, sortit un petit coffret en acajou que lui avait donné  Kimberly avant qu'ils rentrent dans le salon. Quand il l'ouvre l'objet  contenait un solitaire en diamant bleu ciel.

- Caroline, voulez-vous être ma femme. Dit-il à voix haute pour que tout le monde puisse l'entendre dans la salle.

Prise  de panique face à cette demande elle savait qu'elle devait accepter.  Seulement, voir ce mariage se concrétiser par ce geste la paralysait.  Elle restait silencieuse perdue dans ses pensés. Des images de sa vie  d'avant commençait à passait, comme un film de souvenirs. Le regard  d'Ernest commençait à s'assombrir, en lui donnant l'impression de lui  dire, ''Mais que fais-tu ?''.

Au-delà des apparences (Terminé)Des histoires addictives. Découvrez maintenant