Le lendemain matin je m’étais réveillée dans la forêt, toujours derrière les buissons. Les villageois et le groupe de Robin ne nous avait pas trouvé. Mais lorsque je m’étais retournée, je n’avais pas vu le loup blanc dans les alentours. L’inquiétude m’avait pris de court, tout de suite j’avais pensé que les villageois l’avaient capturé. Mais tout mes songes avaient disparus lorsque je l’avais aperçu arriver au loin avec des provisions dans le sac que je portais depuis le début du voyage. Il me l’avait apporté à mes pieds, le sac débordait et quelques fruits avaient roulés jusqu’aux pattes du loup. Les fruits étaient très juteux, bien murs, j’en avais fait qu’une bouchée. J’avais entendu un bruit derrière mon dos, comme si une porte était entrain de s’ouvrir. Je m’étais retournée et j’avais aperçu une petite maisonnette caché en plein milieu d’une clairière. Une femme était sortie et avait commencé à ramasser des petites brindilles de bois avec une paire de gants. Elle n’était pas réellement vielle, mais pas jeune non plus. Elle avait très peu de rides, ses cheveux allaient du brun au gris. Elle avait de magnifiques yeux d’un gris orageux et une robe de la même couleur. En étant vêtue tout en gris on aurait cru un fantôme, une âme en peine se baladant en plein milieu de la forêt. Après cette réflexion j’avais remarqué qu’elle avait l’air tellement triste et un regard vide de toutes émotions. Elle avait l’air faible, elle bougeait lentement, tremblait à chaque fois qu’elle ramassait des brindilles de bois.
« - Ca ne ce fait pas d’observer comme cela les personnes jeunes fille. Avait-elle dit, en ayant un petit sourire ce dessiner sur son visage.
- Je… je suis désolée. Je ne voulais pas vous manquez de respect. En fait j’ai…
- Fuit le village ?
- Comment le savez-vous ?
- Je sais beaucoup de choses ma belle enfant. J’ai vécu assez de siècles pour savoir de nombreuses choses sur la vie et ces dangers. Ils bannissent tous ceux qui sont différent d’eux, avant je vivais dans le village, mais un jour ils ont décidé que je ne pouvais plus vivre avec eux.
- Moi les villageois m’auraient accepté si un groupe d’homme que j’avais rencontré sur la route avec mon ami ne m’avait pas dénoncé.
- Où est votre ami ? C’est ce loup qui vous accompagne ?
- Non, mon ami était … un humain. Mais malheureusement il a été … enlevé. Je ne sais pas ce qu’il est devenu. Et j’aimerai beaucoup le retrouvée et malheureusement je sais ou chercher.
- Pourquoi «malheureusement » si vous savez où le retrouver ?
- Il est dans le territoire des vampires, je n’ai pas vraiment envie d’y aller, il y a pas mal de personnes que je ne veux pas voir.
- Tu peux tout me dire, je sais qui tu es et ce que tu veux. La déesse m’a prévenu de ta venue.
- La déesse ? Laquelle ? Luna ? Spectra ?
- La déesse Spectra est venu me parler, après tout c’est elle ma déesse, je suis un vampire.
- Je l’avais compris lorsque vous m’avez dit avoir vécu des siècles.
- Entre, viens te réchauffer mon enfant. »
Arrivé dans la grande pièce de la maisonnette une délicieuse odeur de soupe caressa mes narines. Certes les fruits que le loup m’avait rapportés étaient délicieux, mais ils ne m’avaient pas rassasié. Mon ventre se mit à gronder, à grommeler. La femme pris alors un bol qui se trouvait dans une armoire en chêne, où de magnifiques gravures étaient incrustées. La pièce était illuminée par la lumière qui entrait par les fenêtres aux chaque coins de la pièce. La lueur de la cheminée donnait un aspect de confort à la pièce. Un petit lit était disposé au coin de la maisonnette. Il n’y avait pas grand-chose à par cela et quelques pots en terre cuite et des paniers en osier. La femme me tendit le bol qu’elle venait de remplir de soupe. Je manquais de me brûler la langue alors que je me hâtais à boire le breuvage.
« - Va doucement mon enfant. M’avait-elle dit avec un petit ricanement derrière tout en me tendant une serviette.
- Merci. Mais qui êtes-vous si je peux me permettre ? Car des meubles comme ceux-ci ne peuvent pas être acheté par une simple paysanne. Etsi les villageois vous on dit de partir du village c’est qu’il y a bien une raison.
- Et bien disons que je ne suis pas une simple paysanne et que les villageois craignent ce qu’ils ne comprennent pas. Tel est l’être humain.
- Mais ce n’est pas une raison valable à mes yeux pour vous détestez. Ca veut dire que vous n’êtes pas humaine ? Qu’êtes-vous alors ?
- Et bien je suis une personne inoffensive qui ne veut faire de mal à personne. S’il vous plaît ne me poser plus de questions de ce genre. Je ne veux pas vous effrayer d’avantage que vous ne l’êtes déjà. Regarde autour de toi si tu veux plus d’informations à mon sujet. »
A ces mots j’ai de nouveau observé la pièce, mais cette fois-ci avec plus d’attention. J’avais alors remarqué qu’au fond, sur le dessus d’une petite commode, ce trouvait un portrait de poche. Il tenait facilement dans les mains. Je la regardais et vue la même photo que celle que Tristan m’avais montré pour le convaincre de venir avec lui. La peur me pris de court, la femme fait aussi peut être partie de l’armée royal, comme espion peut être. Elle remarqua alors ma crise et je pu remarquer du pardon dans son regards. La vérité m’arriva en pleine figure, la femme qui se tenait devant moi est mon arrière grand-mère. Celle qui a encouragé mon père dans son action, dans son amour pour ma défunte mère. Et que Tristan m’avais mentit sur toute la ligne. Wilfried avait raison, rien qu’à cette pensée je me sentais tellement mal de l’avoir perdu. Si je ne l’avais pas écouté je serais déjà au meilleur des cas, prisonnière. Et dans le pire des cas, je serais morte. Elle s’approcha de moi, me serrant dans ses bras, tout en essuyant les larmes coulant sur mes joues. A mon tour je la serra, réconforté par ses caresses dans mes cheveux comme le savait si bien faire mon père.
- Je le faisais aussi ton père mais tu l’as sûrement remarqué vu ce petit sourire qui se dessine sur tes lèvres.
- Oui, il me le faisait souvent lorsque je me sentais triste, enfin pendant le peu de temps que je l’ai connu.
- Ma chérie je suis sûr que ton père serait fier de toi. Maintenant tu devrais te reposer. Demain tu auras une longue journée car tu dois encore trouvée le temple de la déesse Spectra et crois moi ca ne seras pas facile car même moi je n’ai jamais réussis à le trouver.
- Mais comment savez vous que je dois y aller ?
- Tes tatouages disent beaucoup de chose sur ce que tu as accomplit et sur ce que tu dois encore accomplir. Et puis il faut aussi que tu libère ton ami.
- Oui vous avez raison. Je vais aller dormir dans le fauteuil.
- Non sers toi du lit, De toute façon je ne dormirais pas ce soir. Je veillerais à ce qu’aucun intrus ne nous dérange.
- Merci. »
Je me dirigeais vers le lit douillet de la pièce. Les draps étaient doux mais froids. Ils ne tardèrent pas à se réchauffer après quelques minutes enfouies dessous. Je m’endormis comme un bébé sous le regard attendris de mon arrière grand-mère.
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Entre deux mondes
FantasíaNotre histoire se situe dans une époque et dans un lieu ou l’homme, l’être humain banale n’a pas sa place. Mais où des êtres surnaturel, vivent en harmonies ou presque. Comme l’avidité est dans le cœur de tout être vivant, elle amène parfois à la f...
