Chapitre 39: Le code de la route

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-Noah, m'appelle une voix.

J'ouvre doucement les yeux. Ma vision devient de plus en plus nette tel un objectif. Je retrouve Ashley dans son lit. Son corps maigre est blottie dans les draps blancs de l'hôpital. Ne sachant pas quoi faire, je demeure immobile en l'espace de trois secondes. Je me rue vers elle et la serre fort dans mes bras. Elle m'enlace de même. Lorsqu'on se détache, je caresse ses cheveux.

-Si tu savais comme j'ai eu peur de te perdre.

-Je te l'ai déjà dit. Je suis et serai toujours là pour toi. Peut-être pas physiquement mais mentalement.

J'approuve d'un signe de tête. Elle me raconte durant tout ce temps que les médecins ont fait plusieurs analyse sanguine et qu'ils surveillent en permanence chaque battement de son cœur. Elle m'évoque aussi le fait qu'elle souffre beaucoup mais qu'elle se bat pour rester en vie. Honnêtement j'admire énormément son courage et sa force d'esprit. Sa main vient se poser sur la joue.

-Noah.

-Oui, mon cœur, je lui murmure d'un ton à peine audible.

-Bientôt, je vais devoir te dire aurevoir. (Des larmes dévalent le long de mes joues en une fraction de seconde). Mais sache que tu ne dois pas t'arrête à cause de moi. Tu auras l'occasion d'en aimer une autre que moi...

-Ne dit pas ça!j'hurle.

Sa tête se rapproche de la mienne. Nos fronts ne sont plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Je sens sa profonde respiration caresser mon visage. Je l'embrasse. Ce baisé sera probablement l'un des derniers. J'aurai arrête le temps une dernière fois.

-Ne t'arrête pas là. Noah. Je t'en supplie. Promets moi une chose.

-Laquelle?

-De vivre.

J'hausse un sourcil. Ne comprenant pas ce qu'elle cherche à me dire je la dévisage comme si elle me parlait dans une langue étrangère que je ne connaissais guère

-Je ne te suis pas... .

-La vie est courte mais elle vaut la peine d'être vécue. Profite au maximum des plaisirs qui te sont offerts. Vis chaque jour, chaque heure, chaque minute comme si c'était la dernière. Ne te contente pas d'exister mais vis.




Elle saisit son carnet venant de Urban Outfiters avec écrit "enjoy little things" sur la couverture et me le tend. Je lis à l'intérieur comme une sorte de liste.

J'hausse un sourcil. Ne comprenant pas ce qu'elle cherche à me dire je la dévisage comme si elle me parlait dans une langue étrangère que je ne connaissais guère
"Code de la route"




Tu sais j'ai partagé une partie de ta souffrance et je comprends ce que tu ressens je pense mais sache que même si t'as limpression que je suis jamais là ben quand tu iras mal je serais toujours là car tu comptes pour moi et que je veux te revoir sourire


-Je comprends maintenant le comportement que tu as adopté envers Kelly lorsque tu es arrivé au lycée. Et je dois dire que le numéro 17 te correspond parfaitement.

-Oui c'est vrai, sourit t-elle. Et je me suis inspiré de toi pour écrire le numéro 19, plaisante t-elle en se moquant ironiquement de moi.

Je lui réponds d'une grimace. Elle éclate de rire. Même si sa voix ou son rire restent à peine audible, je ne me lasse jamais de l'entendre. Cette fille ne perd jamais son sens de l'humour. J'admire sa force et son espoir.

-J'aurai aimé lui donner un nom plus original à ce fameux "code de la route". Je l'ai écrit depuis que ma maman est décédée. Je lui ait promis d'être une bonne personne et de profiter de la vie. Même si je suis loin d'être parfaite.

-Je confirme tu es loin d'être parfaite. Tu es susceptible, têtue, tu tiens tête à tout le monde, tu t'énerves vite et tu es possessive. La dernière fois tu m'as fait la tête parce que j'avais répondue à une de mes abonnés qui m'avait complimenté sur ma voix. C'est vrai tout ça. Mais à mes yeux tu es la petite amie parfaite.
(On se sourit. Je lui attrape la main. Elle serre la mienne, je l'imite.) Il faudrait trouver un nom à ton code. Qu'est-ce que tu en dis?

-Tu as parlé de promesse il me semble non?

-Oui.

-Apelle ton code "Promise me" alors.

-Promets moi de le respecter alors.

-Je te le promets.

On reste silencieux. Nos yeux plongés nos regards. Le sourire forcé aux lèvres. Je ressens une affreuse mélancolie et qui vient former une boule d'angoisses dans mon ventre provoquant une décharge de frissons me parcourant le cou, le longs des joues et les bras. Ashley me saisit la main en tentant de me rassurer. Je comprends qu'elle a deviner mon anxiété à travers mon expression.

-La mort ne me fait pas peur. C'est le fait de me séparer de toi qui me terrifie le plus.

-Pourquoi tu m'aimes?je lui demande. Je veux dire pourquoi moi et pas un autre? Qu'est ce qui as fait que tu as quitté Sam pour un connard comme moi?

-Sam était un connard mais un vrai. Lorsque je lui ait annoncé que j'étais malade il à préféré me quitter. Il préférait me laisser souffrir toute seule que de me soutenir. Je lui en ait voulue. Aujourd'hui je m'en fiche. Peut m'importe de ce qui se passe dans sa vie. Je suis avec toi et c'est l'essentiel.

-Quand on dit que les contraires s'attirent...

-Oui c'est une réussite, dit t-elle en me souriant.

-Tu m'as changé.

-Tu m'as changé toi aussi.

-Grâce à toi je suis une meilleure personne qui se bat pour ses rêves.

-Grâce à toi je suis meilleure personne qui n'a plus peur d'aimer sans être blessée.

-Je sors bientôt mon album. (Je déverrouille mon portable et lui montre la photo de couverture de mon nouvel album).

-Elle est magnifique.

-Normal, j'y suis dessus.

Elle sourit puis le fiche une tape amicale sur l'épaule. On rit encore une fois de plus. C'est dans ces moments que je sens qu'Ashley me manquera énormément alors qu'elle est toujours là. Pendant que sa maladie lui puise toutes ses forces moi en attendant mon esprit est hanté par ces démons de la maladie.
Je dépose une traînée de baisers le long de son cou et caresse ses cheveux. On s'embrasse doucement pendant quelques instants puis lorsque nos visages se détachent je l'embrasse une dernière fois.

-Je t'aime.

-Je t'aime.

J'ai passé la moitié de ma journée à l'hôpital et je suis rentré en début d'après-midi. Ashley m'a dit qu'elle était fatiguée et elle voulait se reposer. Je l'ai donc laissé.

_________

On arrive vers la fin du roman. Je suis vraiment heureuse que ce livre vous ait plus autant. J'aimerai votre avis dessus (ca me permettrait d'écrire la suite plus vite). Sinon je commence un nouveau roman puisque celui-ci est bientôt terminé. Il s'appelle "Elliana".

Promise meDes histoires addictives. Découvrez maintenant