Chapitre 18

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Assise sur sa chaise de bureau, un tiroir grand ouvert devant elle, Ochako cherchait frénétiquement parmi des dossiers.

La première fois qu'Izuku lui avait parlé de Katsuki Bakugou, ce nom lui disait quelque chose. Seulement, elle n'arrivait pas à savoir d'où. Elle avait donc émis l'hypothèse qu'il soit déjà venu à la maternité. Qui sait ?

Et heureusement pour elle, elle trouva le saint Graal.

Entre ses doigts, le dossier de cet homme. Sur la première page, on y voit une photo de Katsuki en haut à droite de la feuille. Sur la gauche en face de celle-ci, des informations de base. Nom, prénom, âge, enfant(s)...

Rien d'extraordinaire en soit. Mis en dehors que la date où le dossier a été écrit datait de neuf ans auparavant.

Ochako fronça les sourcils. Plus elle regardait le visage de l'homme, plus il lui disait quelque chose. Puis un flash. Elle se souvenait de lui.

Il y a neuf ans, il s'est pointé avec un nourrisson, annonçant qu'il l'avait trouvé sur le bas de sa porte. Ochako n'avait qu'à baisser les yeux, la petite note en bas de page l'annonçait.

C'était il y a longtemps. Pas étonnant qu'elle ne se souvenait plus vraiment de lui. Même si son histoire l'avait travaillé pendant plusieurs mois.

Au premier abord, Katsuki n'avait pas l'air de quelqu'un qui sache élever un enfant. Du moins, c'est ce qu'elle s'était dit. Elle était curieuse de savoir comment il s'en sortait maintenant. Si ça se trouve, il faisait un très bon père... Ou alors pas du tout...

Alors qu'Ochako était plongée dans des pensées, son téléphone portable vibra sur le bureau. Un appel de Fumikage.

***

L'homme au cheveux noirs avait bien choisi son jour. Étant auteur/compositeur dans une maison de disques assez renommée dans le pays, Fumikage savait vers qui se tourner quand il avait besoin d'en renseignements.

D'après ce que lui avait dit Ochako, Izuku avait fait la rencontre d'un homme mais la brune n'avait aucune idée de qui il était. Elle connaissait juste son nom. Même s'il savait qu'Ochako allait souvent dans les extrêmes pour ses amis et avait tendance à s'immiscer dans leurs vies, il avait bien vu la lueur dans les yeux marrons de la brune quand elle lui avait parlé.

Ochako voulait aider mais parfois, elle n'y arrivait pas toute seule. Et cette fois, c'était à Fumikage de l'aider.

Marchant dans les couloirs de l'établissement dans lequel il bossait, l'homme se dirigeait vers l'une des seules personnes à connaître une panoplie impressionnante de gens.

Il emprunta un nouveau couloir, plus insonorisé que les autres et ouvrit une porte.

Dans la pièce, un groupe de musique s'entraînait. Assuré par un directeur artistique et manager, il y avait très peu de faute d'accord et le son était un délice pour les oreilles. Un bon rock, ça détend.

La musique cessa à la fin de la chanson et Fumikage ne perdit pas de temps pour se diriger vers la personne qui l'intéresse, Kyoka Jirou.

Kyoka sourit en le voyant arriver.

- Toi tu viens m'annoncer que tu as fini le prochain texte, commença-t-elle un sourire aux lèvres.

Rare étaient les fois où Fumikage écrivait une chanson pour leur groupe. En réalité ça n'était arrivé qu'une seule fois et c'était parce que leurs programmes chargés avait rendu la tâche impossible. Le groupe avait donc demandé l'écriture d'un texte de Fumikage. Et pour la deuxième fois en quatre ans, les membres du groupe avaient eu besoin du même recours.

Mia BakugouOù les histoires vivent. Découvrez maintenant