Léonidas restait sur la défensive. Son "père" était vraiment très fort, mais il n'était pas un vrai spartiate. Il repéra notamment quelques failles dans ses attaques. Le spartiates essaya de raisonner son adversaire, de trouver un arrangement pour qu'il ne le tue pas mais ça ne fit que l'énerver encore plus. Démosthène brisa la garde de son fils et le poussa d'un grand coup d'épaule : ce dernier s'effondra près de romains qui le relevèrent avant de le jeter sur l'espion qui se servit de son bouclier pour le lever et le remettre au centre du cercle. Après quelques piques verbales pour déstabiliser son adversaire, le traître se lança une nouvelle fois à l'assaut du guerrier de Sparte qui venait de se relever.
Celui-ci bloqua difficilement les coups de son adversaire qui ne lui laissait aucun répit. Il repéra néanmoins une des failles : une ouverture dans la garde de son ennemi. Le macédonien avait en effet trop étendu son bras et laissé son bouclier en retrait. Le héros en profita pour trancher peu profondément la jambe de son père, l'allonge de son arme ne lui permettant pas plus grave blessure.
Démosthène jura que Léonidas paierait. Autour d'eux, les romains jubilaient de voir un tel spectacle et en demandaient plus. Le traitre attrapa dans une poche cachée dans son fourreau un couteau de lancer qu'il utilisa sur sa progéniture. Celui-ci, dans un réflexe surhumain, leva son bouclier ; le couteau vint se ficher non pas dans le crâne du spartiate mais dans au bord de son bouclier. Le spartiate arracha la lame et la lança sur son père qui avait commencé à court or vers lui. Le macédonien roula sur le côté pour éviter le projectile et se fut dans un crâne romain que la lame s'arrêta. Les autres vétérans composant le cercle levèrent leur bouclier pour éviter une autre catastrophe.
Démosthène sauta et donna un coup avec la tranche de son bouclier mais le spartiate dévia le coup et donna un grand coup de pied dans le genou de son adversaire qui fut légèrement immobilisé. Comme le macédonien était déjà en train de se relever, Léonidas lui envoya son genou dans la figure. Le traître fut projeté en arrière ; il roula ensuite sur le côté pour s'éloigner de son fils. Tandis qu'il se relevait, du sang coulait de son nez cassé.
En dépit des nombreuses mises au tapis qu'il avait subi, Démosthène se lança une fois encore dans la mission morbide que lui avait confié Marcilius. Léonidas décida de terminer le combat car il entendait ses confrères en bas de la colline. Quand il vit son père charger, il s' écarta, évita sa lame tout en le faisant chuter en le frappant avec son bouclier dans la cuisse. Sa technique fonctionna ; l'espion macédonien était à genou, au sol. Le prisonnier s'approcha de lui. Il tenta de lui enfoncer son glaive dans la nuque mais Démosthène parra son coup, écarta son bras armé grâce à son bouclier et utilisa cette même arme pour l'étourdir avant de le repousser.
Les deux combattants haletaient. Léonidas comprit qu'il allait devoir fatiguer encore plus son adversaire avant de l'achever. Il chargea donc. Son père chargea lui aussi. Le choc était inévitable. Le spartiate utilisa sa technique de glisse pour entailler l'une des jambes de son adversaire. Celui-ci renvoya un coup de pied dans le dos de son fils qui se relevait. Le combat commençait à devenir vraiment dangereux pour les deux hommes. Démosthène pensait malgré tout avoir l'avantage en dépit de ses blessures aux jambes.
Le spartiate plaqua son bouclier contre le macédonien, lui réduisant ses mouvements. Il en profita pour tenter de lui enfoncer son épée dans le ventre mais, avec la fatigue, il la lui enfonça au dessus de sa hanche gauche. Le coup était terrible pour le traître qui profita de la proximité du combat pour donner un nouveau coup de bouclier dans la face de son fils. Avant de lui taillader le torse de la pointe de son glaive. Aucun des organes du héros n'étaient touchés.
Léonidas commençait à avoir des vertiges ; sa vision se troubla. Les coups de boucliers répétés commençaient à sérieusement le menacer. Il eut du mal à voir son adversaires qui, ayant réuni ses forces pour un dernier assaut, lui fonçait dessus avec une détermination incroyable malgré sa blessure qui le faisait souffrir. Le héros entendit une voix lui chuchoter "Lèves ton glaive" plusieurs fois, ce qu'il fit. Le guerrier senti son bras gauche, celui qui tenait son arme, partir en arrière après un grand choc.
Quand il retrouva une vision normale quelques secondes après, il vit son père empalé sur son épée. Il avait lâché ses armes. Un mélange de surprise et de douleur se lisait encore sur son visage. Léonidas retira sa lame du corps de son adversaire et le posa doucement au sol.
"Père...je...je suis désolé, dit le héros, les larmes aux yeux
- Sale...démon...de Sparte, prononça Démosthène en crachant du sang avant de rendre son dernier souffle
- Qu'est-ce que vous attendez ? demanda Marcilius. Tuez-le !"
Léonidas arracha le collier du cou de son père. Quand il leva la tête, une lueur brillait dans ses yeux : de la rage et une envie de vengeance. Autour du spartiate, les romains se rapprochaient, le bouclier levé. L'orphelin attrapa l'épée de son défunt et la lança en visant les jambes d'un des vétérans. La personne visée par cette attaque se jeta au sol, le bouclier devant, pour stopper le projectile. Le spartiate en profita pour charger le romain au sol et, au lieu de l'attaquer, il se servit de son bouclier comme tremplin pour sauter sur l'un des romains debout. Il sauta ensuite par-dessus le cercle et retomba sur un romain du fond ; il lui enfonça son glaive dans la gorge. Les autres vétérans restèrent abasourdis par la performance artistique de Léonidas qui en profita pour voler un cheval et partir au triple galop.
Le spartiate avait pris beaucoup d'avance sur les romains du camp. Il repéra très vite la limite de Sparte et ses défenseurs qui se battaient contre les envahisseurs. Le héros se dit que, tout seul, il n'arriverait pas à faire fuir les romains. Il décida donc de rejoindre la ligne de front. D'un rapide coup d'oeil, il remarqua que les rues parallèles au front étaient bloquées ; les romains devaient donc préparer un gros coup, il devait absolument avertir le roi ! Le seul moyen pour Léonidas d'atteindre ses amis et camarades était de passer par les toits.
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Les Élus De Rahtep Tome 1 : Léonidas le Spartiate
ActionEn 200 avant JC, Sparte est dos au mur : Rome et ses armées essaient de conquérir cette cité-état. Léonidas est un spartiate. Il doit défendre sa ville mais tout ne va pas se passer comme il l'avait prévu.