Léonidas fut amené aux casernes romaines. Là-bas, on lui expliqua le fonctionnement des bâtiments, du mess, des dortoirs. Une autre légion était stationnée à Rome. Un petit groupe de celle-ci intercepta le spartiate et ses guides.
"Tiens, si c'est pas ces bouseux de la Legio III Augusta ! dit celui qui semblait être le porte-parole du petit groupe ; bien qu'il soit entouré de personnes, son charisme équivalait à celui d'une moule. Ce serait pas le nouveau qui a "tué la créature des enfers", ria-t-il à pleines dents -même s'il en avait perdu la plupart- entraînant avec lui sa bande de gros bras. Vous les paysans vous forcez trop sur la vinasse, ça vous fait halluciner. Je veux dire, un monstre je veux bien y croire, mais que ce gringalet l'ait battu ? Non, vous avez trop forcé, rajouta-t-il, un sourire narquois se dessinant sur son horrible visage.
- Tu n'insinuerais quand même pas que je suis faible ?
- Non je dis juste que tu serais pas capable d'affronter le moindre d'entre nous
- Des idiots comme vous ? Je vous affronte tous les cinq en même temps où et quand vous voulez, rétorqua l'élu sûr de sa victoire
- Ce soir, derrière la cantine à minuit. Tu vas le regretter, annonça-t-il d'un air trop sombre pour être honnête ; sa bande et lui s'éloignèrent
- Pourquoi as-tu défié Caligula ? demanda un des guides. Tu vas perdre, surtout avec sa bande !
- Il a quoi de spécial ce type ?
- Il est riche ! Sa famille est l'une des plus riches de Rome. Elle lui a payé des cours et cette place. Il ne fait que nous mépriser à longueur de journée à cause de notre statut de fermiers
- Il n'a aucune expérience au combat, alors, déclara pensivement le spartiate. Ça va être du gâteau ! Je déteste les misanthropes !"
Le reste de la visite se déroula sans encombres. Le spartiate était ébloui quand à l'organisation du camp ici tout était droit, carré. Les soldats étaient payés, contrairement à Sparte. L'argent, cependant, était toujours maître puisque les riches restaient planqués bien au chaud là où personne ne venait.
L'élu fût finalement amené à l'armurerie, l'endroit où il recevait son équipement. Quand on lui montra sa nouvelle armure, il protesta : le design romain ne lui plaisait vraiment pas. L'absence de crête pour les recrues étaient un outrage à la guerre. Il restait catégorique : pour lui les combats nécessitent un peu de prestance, ce que les armures italiennes n'ont pas. Le guerrier réussi à trouver un compromis : il acceptait de porter l'armure locale le temps que les forgerons lui en fabriquent une à son goût. Le héros accepta néanmoins de porter l'armement de ses nouveaux alliés : deux pilums (des javelots mais plus petits), une lance, un gladius et l'iconique scutum, ce bouclier large, efficace en formation. Le héros fût accompagné dans ses quartiers. Il se reposa le reste de la journée en prenant soins de se débarrasser de son armure temporaire.
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Les Élus De Rahtep Tome 1 : Léonidas le Spartiate
ActionEn 200 avant JC, Sparte est dos au mur : Rome et ses armées essaient de conquérir cette cité-état. Léonidas est un spartiate. Il doit défendre sa ville mais tout ne va pas se passer comme il l'avait prévu.