- Qui es-tu Connor ? dis-je en regardant le palais dans lequel on vient de rentrer.
- Viens t'asseoir on sera mieux pour parler.
Il me fait signe de prendre place sur un fauteuil en velours pourpre, je pose la moitié de mon poids sur le canapé tellement j'ai peur de l'abîmer. Je ne me sens pas du tout à ma place, et le fait de ne pas savoir le pourquoi du comment me rend encore plus mal à l'aise.
Mon esprit divague. Si je comprends bien, Connor a dit vouloir m'emmener "chez lui". Mais ça veut dire que l'appartement dans lequel il était n'était pas chez lui ? Ou bien il a déménagé, ce qui expliquerais les déménageurs que mon père a vu. Mais je ne comprends pas une chose avec une maison aussi grande il ne peut pas y vivre seul. Je le regarde les sourcils froncés.
Et puis tout est tellement luxueux... Je ne comprends rien...
-Connor s'il te plais je me fais tout plein de synopse.
- Tu veux boire quelque chose ? Pour te réchauffer.
- Je ne veux rien boire du tout, je veux des explications. C'est quoi tout ça ? Pourquoi le "chez toi" ressemble à la villa dans scarface? Pourquoi on est dans la rue Deux-ponts ? Tu sais comment c'est exorbitant ici même en fin de carrière mes parents ne pourront jamais se payer une nuit dans les environs ! Et ma mère est avocate et mon père architecte !
OK ! Calmes toi Rose tu t'emballes. Ne pipe plus mots.
- Parle Connor !
Il se gratte la gorge, reste silencieux pendant bien 5 minutes. Il a l'air d'aimer regarder ses mains plus que mes yeux. Il ouvre et ferme la bouche comme si ce qu'il allait m'annoncer lui coûter beaucoup.
J'attends parce que je pense que je suis en droit de savoir dans quel bourbier je me suis foutu en sortant avec cette "inconnu".
-On est chez mes grand-parent, c'est accessoirement la maison dans laquelle j'ai grandis
- Oh, rien que ça ?! Dis-je sarcastiquement. Tu te rends compte je suis entrain de me dire que le garçon avec qui j'étais en couple je ne le connais même pas.
-Tu me connais Rose. Je suis toujours le même.
- Permet moi d'en douter je ne savais pas que mon ex-copain était riche.
- Je ne suis pas riche
-Tu es quoi alors ? Tu es qui bordel ? Dis-je avec un peu plus d'animosité.
- Je suis l'héritier d'un travail qui me vient de mes arrières arrières grands parents. Mon arrière grands père était dans les chantiers naval, qu'il a légué à mon grand-père à sa mort. Mon grand-père a su fructifier cette entreprise par un travail titanesque. C'est un éternelle insatisfait, il est très dure avec lui-même et son travail a payé bien qu'il en a essuyé des échecs. Heureusement que ma grand-mère a su l'épauler. Ce sont des alliés dans la vie et dans le travail. J'envie leurs relations, solides pures et durable. Ma grand-mère aussi voulait se lancer dans le monde des affaires, à son tour mon grand-père a soutenu son travail. Ça n'a pas toujours était simple selon eux mais aujourd'hui ils disposent de multinationales dans différents secteurs à travers le monde. Mon grand-père a un palmarès digne de son travail. Et je suis fier de pouvoir un jour lui succéder. Parce que ces espoirs reposent sur moi à présent.
Je ne sais plus quoi dire, pour être honnête j'ai même très peu et je suis bien contente maintenant qu'il ne me regarde pas dans les yeux.
- Tu es millionnaire ? dis-je d'une voix que je ne me reconnait même pas.
- Je ne suis pas millionnaire n'ont plus, c'est l'héritage de mon père mais ce n'est pas mon argent, c'est celui de ma famille.
La phrase typique du petit gosse de riche qui a peur d'être jugé. Sa famille ou lui ça ne change rien.
Attendez... Il a parlé de grand-parent mais jamais de ses parents et pourquoi héritage de son père ? Il est mort ?
- Et tes parents ?
- Je ne connais pas véritablement mes parents j'ai des débris de souvenirs. Le reste ce sont mes grands-parents qui m'ont expliqué.
Je n'ose pas le pousser a plus de confidence mais j'espère au plus profond de moi qu'il m'en parlera de lui-même.
Il reprend finalement après s'être perdu dans ses pensées. - Mon père a choisi l'art, mon grand-père a racheté une entreprise pour que son fils puisse s'épanouir dans ce qu'il faisait le mieux, peindre. Mais mon père était perturbé, sa passion la conduit à la folie. Il se fermait peu à peu dans une dépression. Ma mère tentait de l'aider au mieux selon mon grand-père mais ça finalement eu des répercussions sur notre vie de famille et jusqu'à perdre la femme de sa vie. Ma mère est morte de chagrin. J'avais 1 an. La partie sombre de mon père n'a fait que décupler, il peignait pendant des heures, mon grand-père disait qu'il l'avait surpris un grand nombre de fois détruire son travail en balançant des couteaux sur ses toiles, puis ça a était des coups de feu, les voisins se plaignaient. Mes grands-parents avaient pris la dure décision de le faire interner dans un centre afin de le soigner mais le soir où mon grand-père est venu lui expliquer il était mort. Je te rassure mes grands-parents avaient déjà décider plus tôt que pour ma sûreté je devais de vivre chez eux. Je ne connais finalement pas mes parents, j'ai été élevé par mes grands-parents et ce sont des modèles pour moi. Ce sont des travailleurs acharnés plein d'amour et de patience. Je me dois de leurs rendre tout ce qu'ils ont fait pour moi. Pas juste être le gosse pistonner. Mais je n'ai pas toujours pris les bonnes décisions.
- Celle de m'abandonner.
Pour la première fois depuis qu'il parle il lève les yeux vers moi. Et... On n'y lit rien.
- La pire de toutes j'avoue mais pas seulement, je... je... suis papa Rose et ma fille dort dans son berceau là-haut.
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Un Amour Interdit
Ficção AdolescenteJe fui les sentiments pas peur d'être blesser. J'évite le gente masculine par peur de m'attacher. Cupidon est mon aversion et la solitude mon alliée. Mon attitude de détachement te concernant est compréhensible de mon point de vue, parce tu représ...
