Il était retourné dans cette maison, celle de ses parents, de son enfance. Sa maison. Il n'avait jamais pu s'en séparer malgré les souvenirs. Il vivait entre ces murs lors qu'il n'était pas à l'école. Des murs qui lui rappelaient qui il était, ce qu'il avait fait. Des murs qui lui rappelaient qu'il était seul et qu'il devait le rester.
Des murs qui l'enfermèrent dans un calme, un mutisme. Seul lui brisait le silence dans cette maison. Lorsqu'il marchait, cuisinait, faisait un thé, tournait les pages de son journal ou de son livre.
Il cru se détendre, se reposer. Les jours passèrent, il se tenait devant la bouilloire et tournait son regard vers l'extérieur pour apercevoir un petit bout de ciel bleu entre le coin des deux maisons d'en face. La bouilloire sifflait, le ramenait à lui et il préparait son thé avant de s'installer dans son fauteuil et lire son journal.
Les jours passaient, toujours la gazette entre les mains, la tasse fumante sur la table à côté de lui. Toujours un silence assommant. Toujours un livre à lire dans l'après-midi. Un livre qu'il n'arrivait toujours pas à finir.
Chaque après-midi il le reprenait. Chaque après-midi il relisait les premières pages comme pour prendre de l'élan, pour ne pas décrocher. Et comme à chaque fois son esprit finissait par divaguer. Comme à chaque fois, il claquait le livre et le lâchait sèchement sur la table en bois avant de se passer une main sur le visage. Il a cru, il a vraiment cru que ça passerait. Qu'il l'oublierait. Il l'avait oublié.
Les premiers jours seulement.
Désormais, il ne tournait plus le visage vers la fenêtre en attendant que l'eau bouille. Il soupirait. Il mettait de l'eau à côté de sa tasse, se brûlait, jurait et sortait sa baguette pour nettoyer avant de partir vers sa cave et préparer une potion. Une qui arriverait à le faire se concentrer.
Un matin il avait réussit à remplir sa tasse, à s'assoir dans son fauteuil. Il avait prit son journal quand trois coups, brefs, le sortirent de sa lecture. Ces à-coups lui semblèrent familiers, mais dans le doute, il fit dépasser sa baguette de sa manche pour la sortir en cas d'urgence. Il n'attendait personne et encore moins lui. Il est allé ouvrir la porte et le sorcier derrière esquissa un sourire satisfait. Il entra et posa lourdement sa main sur son épaule.
Lucius Malfoy.
Rogue était en première année à Poudlard quand lui était en dernière année. Ils avaient gardé contact. Il était déjà au côté du seigneur des ténèbres quand Rogue l'a rejoint. Il l'avait aidé à être hypnotiser par la noirceur. Il savait son attachement à Lily, il savait la peine qu'il a eut lorsqu'elle était morte. Il avait voulu lui dire que c'était peut-être mieux ainsi. C'était mieux parce qu'elle se serait dressé contre eux, contre leur idéologie, contre ce qu'ils voulaient établir. C'était mieux parce que si non Rogue aurait dû la tuer lui-même. C'est lors de cette discussion qu'il avait cru comprendre, ils n'avaient pas la même vision de ce qu'ils voulaient.
Le maitre des potions aimait la force, l'agilité dont il fallait faire preuve pour maitriser la magie noire. Il aimait ses secrets, ses mystères. Ce qu'elle pouvait créer de mal, comme de bien. La magie noire n'était pas que faite pour faire effrayer et assouvir, elle était forte et emplie de savoir qu'elle dissimulait.
Dumbledore l'avait incité à rester à ses côtés, pour ne pas éveiller les soupçons, Voldemort avait confiance en lui. Il devait se racheter de ce qui était arrivé à Lily.
Et puis Lucius l'avait tout de même accompagné à la mort de ses parents, il avait été là pour maudire James Potter avec lui. Il s'était en quelque sorte attaché à lui. Il avait voulu l'ouvrir un peu plus au monde, lui avait présenté cet hôtel de passe où le professeur s'y était rendu que quelque fois mais n'en sortait jamais convaincu ou fier.
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Les nœuds du destin
FanficNefry : « Lucius. Est-ce si important que ça le sang pour toi ? » Lucius : « Oui, bien sûr ! Le sang des Malfoy doit rester pur ! » [...] Emilie : « Es-tu proche de lui ? » Severus : « Oui » [...] Drago : « Quand tu viendras en Angleterre, préviens...
