« 24 Décembre »
Un peu trop occupés hier soir, ni moi ou Rafael n'a pensé à fermer les rideaux de la chambre. Ce qui fait qu'un grand soleil d'hiver m'empêche de me rendormir une fois après ouvert les yeux. Irrité, je me retourne de l'autre côté du lit pour jeter un œil à Rafael. Toujours endormis, une jambe sous la couette et l'autre par-dessus, j'ai une vue assez évidente sur tout son corps, ce qui m'arrache un petit rire. Mais celui-ci s'étrangle très rapidement dans ma gorge quand les images d'hier soir me reviennent en tête. Avoir son corps devant moi encore à moitié nu me donnent des idées dont je n'ai pas l'habitude d'avoir. C'était un moment merveilleux, un peu maladroit, mais drôle et agréable. Une chose est sûre, Rafael sait y faire.
Je le regarde dormir et je souris comme un idiot. Et moi qui lui prenait la tête quand il disait m'observer pendant mon sommeil. Seulement, il est totalement impossible pour moi de détourner le regard. Chaque partie de son corps est un appel au reluquage. Je n'arrive toujours pas à comprends comment il est possible pour un être humain d'être aussi beau. Il me répète sans cesse que j'ai l'air d'un ange, endormis... mais il n'a visiblement aucune idée de ce à quoi il peut ressembler quand il dort. Si je n'avais pas peur de le réveiller, je crois que je lui sauterais dessus pour l'embrasser.
Une fois cette envie passée, mon regard se pose sur son épaule droite et il me faut toute la volonté du monde pour ne pas lâcher un cri d'effrois. Une cicatrice totalement cicatrisée recouvre toute son épaule. Je ne l'ai même pas remarqué avant aujourd'hui alors que j'avais tout son corps à disposition. Veillant à ne pas le réveiller, je passe doucement ma main dessus. Mon cœur me fait tellement mal que je suis obligé de réprimer une forte envie de pleurer. Je hais ses parents.
Mes caresses lui font ouvrir les yeux. Son regard braqué au miens, son regard s'illumine d'un coup et un se plaque sur son visage.
-Bonjour, murmure-t-il, la voix enrouée par le sommeil.
-Bonjour.
S'étirant de tout son long, il ne tarde pas à venir se coller à moi. Sa présence et son odeur me calment instantanément. Il est là, il va bien, et il semble avoir fait le deuil de ses parents depuis un long moment déjà. Même si toutes ces pensées se disputent dans ma tête, je ne peux m'empêcher de lui poser une question.
-Est-ce que ça te fait mal ?
Pour illustrer mes propos, je passe doucement ma main sur sa cicatrice. Frissonnant, il me répond dans un grand soupire.
-Parfois. Mais c'est uniquement psychologique. Si je pense à mes parents, ou que des flashs de ces moments me reviennent en mémoire, je ressens une gêne.
-Je suis désolé...
Aucun autre mot ne pourrait lui montrer à quel point je suis désolé et meurtrit en pensant à toutes les atrocités que son père a pu lui faire subir. Mais comme pour me rassurer, il prend mes deux mains entre les siennes et les apportent à ses lèvres pour les embrasser.
-Hé... ne t'en fais pas pour moi. Je vais bien maintenant. C'est loin derrière moi tout ça.
Je n'ai pas le temps de répliquer que la porte de la chambre s'ouvre dans un grand fracas, avec les cris de Maya et Olly. Tous deux sautent sur le lit en hurlant qu'ils ont faim.
-Allez... lève-toi, dis-je à Rafael après une petite séance de bataille d'oreiller improvisée et que les petits soient redescendus. Faut qu'on se prépare il est déjà midi.
-Noooooooon, je veux rester au lit. Retourne sous les draps avec moi. S'il te plaît.
-Je vais sous la douche, répliquais-je en l'ignorant. Et si tu te lèves tout de suite... peut-être que t'auras le droit de m'y rejoindre.
VOUS LISEZ
All the sun [BxB]
Storie d'AmoreNash aimait la constance, mais Rafael était l'élément perturbateur. Nash aimait la pluie, mais Rafael était le soleil. Nash aimait la solitude, mais Rafael était la vie. Que provoque la rencontre de deux Âmes aussi différentes l'une de l'autre ? Q...
![All the sun [BxB]](https://img.wattpad.com/cover/156507734-64-k210287.jpg)