CHAPITRE 8

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Felix

Une alarme me réveille en sursaut le lendemain matin. Je reconnais rapidement l'alarme incendie. Je me lève en vitesse, met une couette autour de moi et vais vers la porte. Mais alors que j'essaie de l'ouvrir, elle se bloque, et la clé a disparu.

"J'étais sûr d'avoir laissé les clés sur la porte !"

Je suppose que les délinquants sont allés chercher un double dans le bureau des surveillants.

"Bandes d'abrutis."

J'essaie de forcer la porte mais rien n'y fait. Il y a bien sûr dans ce bâtiment un système d'arrosage anti-feu, et il se met bien sûr en route au-dessus de moi.

Bloqué dans ma chambre, une couette sur le dos qui se fait trempée par un système d'eau sûrement activé par ces cons, j'attends que l'alarme s'éteigne. Je commence à trembler de froid alors que des flaques se forment sur le sol et que le lit se gorge d'eau.

Enfin. Tout s'éteint et je meurs de froid. Mon pelage dégouline de gouttelettes glacées. Je me hâte vers mon armoire et met des habits chauds. Cependant, alors que je termine de m'habiller, la porte se déverrouille. Qui est-ce ? Un surveillant qui vérifie les chambres ? Les délinquants venus voir le résultat de leur connerie ? Cet ocelot mystère venu le sauver ?

C'est John, un berger allemand qui est en dernière année, comme moi. Je le connais parce qu'il vient quelquefois voir les autres mecs de mon ancienne chambre.

Que fait-il ici ? Une chose est sûre, il a l'air énervé :

"TOI ET TES CONNERIES VIENNENT DE GÂCHER MA PUTAIN DE JOURNÉE"

"De qu... ?" Je ne comprends rien à ce qu'il se passe.

Mais avant que je ne puisse penser quoique ce soit, le poing du chien est parti. Il heurte ma joue brûlée si violemment que je valse contre mon armoire et que je sens ma conscience se remettre en place.

J'essaie de rester debout mais John écrase sa main derrière mon dos, me projetant sur le sol. Je fais tout pour m'échapper en rampant sous lui, mais la brute m'attrape par le col et me cogne contre le mur pour me rouer de coups de poing.

Il ne s'arrête pas, et je pense sincèrement qu'il pourrait finir par me tuer. Seulement, je ne peux rien faire que de recevoir ces coups qui ne finissent plus.

Je sens ses impacts sur mon visage et mon torse. Toute la partie supérieure de mon corps hurle d'agonie. Je perds presque conscience lorsque John reprend enfin son souffle et me relâche.

"C'est ce que tu mérites tarlouze." Il part et me laisse seul, couché sur le sol.

Je fais tout pour ne pas m'évanouir, et me force à au moins relever mon buste.

"Reste conscient." Je me dis en boucle pour ne pas sombrer.

Je me lève lentement. Ma tête a reçu énormément de coups, ce qui me donne vite une migraine insupportable. Je m'assois sur mon lit pour se remettre de ce qu'il venait de m'arriver. Je fonds en larme et regarde mon torse, parsemé de bleus qui se forment, à travers mon t-shirt déchiré.

Des pas approchent soudain dans le couloir vers ma chambre. Je n'y réagis même pas, je ne veux et peux plus résister à tout ça. Mon opposant entre et s'assoit à côté de moi, sur le lit. Je relève lentement la tête face à cette non-violence. Lui. C'est encore cet étrange personnage, cet ocelot.

"Est-ce que... ça va ?" Cette question est vraiment stupide de sa part.

"Est-ce que j'ai vraiment l'air de bien aller ?!" Je sens encore mes limites s'effondrer et m'énerve involontairement contre lui. "Après tout ce qui m'est arrivé, Tu penses vraiment que je puisse bien aller ?! T'es aveugle ou quoi ?!"

[FR] {COMPLETE} Les Abysses de la Vie (Furry Bxb)Des histoires addictives. Découvrez maintenant