XX. Petites douleurs

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Coucou mes soleils!

Rage de dents intense, je n'arrivais même plus à penser alors encore moins à poster. Désolée pour samedi!

Samedi qui arrive, je vous avais déjà prévenue, je ne poste pas. On se revoit donc mardi prochain.

***ATTENTION***

J'ai envie de vous dire que tout le chapitre est déconseillé au coeur sensible en réalité. Par contre, si vous ne voulez pas lire, mais tout de même savoir ce qu'il se passe ne vous gênez pas à venir me le demander!

Bonne lecture!

Hunt x

→ ☼ ←

La mère bougeait doucement, elle prenait son temps. Il ne servait à rien de se précipiter et son calme rendait le surnommé Nicholas un peu nerveux. Elle ne cadrait pas dans cet univers trop violent. Elle était délicate, chaleureuse et très douce. Willow ressemblait à un ange avec un visage naïf. Pourtant, la femme avait l’air parfaitement à l’aise et dans son élément. Son petit côté psychopathe qui ressortait enfin alors qu'elle l'avait toujours réfréné.

— Je pense que je sais déjà c’est quoi les ques-

— Non, j’en ai rien à faire.

Blanche Neige venait de lui couper la parole avec calme et un sourire presque maternel. Cela la rendait bien plus inquiétante que l’avait été son prédécesseur qui avait roué de coups le brun. Elle sortit de son sac une grande trousse de premier soin qui datait du temps où elle vivait avec sa grand-mère. Avant que cette dernière ne meurt et que la noirâtre ne doive prendre les responsabilités d'un adulte à dix-sept ans avec un enfant. Plusieurs dates de péremption devaient donc être dépassées.

— Ça te va si je te soigne un peu, mon biquet? Je risque de ne pas être aussi douce que je le suis avec mon fils, mais ce sera au moins ça.

— J’en ai rien à foutre, je suis pas ton gamin.

— Oh! mais mon gamin n’en est plus vraiment un, Nicholas. Il va bientôt avoir seize ans mon grand garçon. C’est d’ailleurs lui que ton chef a fait kidnapper.

Elle sortit un coton tout effiloché qu’elle imbiba d’alcool à friction. Comme une mère soignant la fièvre de son jeune enfant, elle prit le menton de l’homme délicatement entre ses doigts avant de presser fortement le coton sur sa pommette ouverte. Il gémit à la brûlure de l’alcool et elle répéta le tout avec le même coton souillé de sang qu’elle imbibait d’alcool pour chacune des blessures ouvertes.

— Il est toujours déconseillé d’utiliser de l'alcool à friction sur les plaies ouvertes, c’est de la douleur inutile. L’eau saline est ce que l’on doit utiliser. Bien sûr, ça ne te dérange pas à toi, Nicholas. Tu es fait solide. Mon fils aussi, tu sais? Malheureusement, je ne sais pas où il est.

Le brun la regardait avec colère alors qu’il la voyait se préparer à recommencer pour les blessures sur son corps. Il avait un peu d’appréhension, car les coupures étaient longues et assez profondes. Parfois, les petites douleurs comme celles-ci étaient les pires.

C’était un de ses points faibles. Il était une brute qui ne flanchait jamais face à un coup de poing puissant dans la mâchoire, mais il devenait une vraie poule mouillée quand il se cognait la petite orteil ou se coupait le doigt avec une feuille. Il espérait seulement que la noirâtre ne l’ait pas deviné et qu’elle arrêterait bientôt.

Blanche Neige prit soin de prendre son temps pour imbiber chaque blessure de l’alcool. Lorsqu’elle vit une goutte de sueur sur la tempe de Nicholas, elle lui caressa la tête avec douceur.

— Chhhhut. Tout va bien, je ne fais que commencer, mon lapin.

Elle aimait s'amuser ainsi surtout en se sachant petite et délicate. Peu importait son expression, elle avait toujours l’air douce alors pourquoi ne pas être d’une inquiétante douceur?

C’est alors qu’elle décida de faire couler un peu de désinfectant sur les doigts de l’homme qui serra très fort la mâchoire pour étouffer ses cris. Il fit de son mieux, mais lorsque Blanche Neige commença à nettoyer du même coton souillé ses blessures-là, quelques gémissements graves résonnent dans la pièce.

— Comment s’appelle ta maman, Nicholas? Ça te va si on dit Laura? Parfait. Alors, tu vois, je suis sûre que Laura t’aime beaucoup. Je sais qu’est-ce que c’est que d’avoir un fils moi aussi. Je sais qu’elle t’aime envers et contre tout. Elle serait prête à tout pour son fils.

— Et toi bébé, la voix engourdie par la douleur, tu es prête à faire quoi pour ton flot?

Le brun était arrogant avec son sourire en coin charmeur. Blanche Neige sourit donc de toutes ses dents avant de prendre son menton entre ses doigts.

— Oh! tu n’en as même pas idée, mon biquet. Je le découvre moi-même en ce moment et tu comprends pas à quel point j’en éprouve du plaisir. Je pense même que je serais triste quand il faudra que j’arrête de te faire du mal une fois que tu m’auras dit où mon fils est tenu prisonnier.

— Je ne parlerais jamais.

— Alors tu mourras bouffé par des chiens.

Même Rider resté silencieux derrière eux fronça des sourcils face à cette réplique. Les deux hommes commençaient réellement à comprendre le sadisme de la femme. Le sourire de l’un s’agrandit alors que l’autre déglutit avec difficulté.

Le chef des Iron Horsemen voyait une toute autre facette de Willow – ou plutôt Blanche Neige à l'instant – et il ne pouvait s'empêcher d'aimer cela. Au premier regard, il avait cru voir Tessa en elle, son ex femme. Par contre, Will n'était pas seulement un être de pur douceur. Elle avait également une très grande noirceur en elle et le blond adorait ça.

— Si je meurs, tu ne trouveras jamais ton fils.

— Oh! mais si mon fils meurt, je mourrais avec lui sans plus de cérémonie. Je ne m’en inquiète pas. Donc, pour me prouver que tu vaux la peine de rester en vie, Nicholas, il va falloir que tu me prouves que tu peux m’être utile.

— Vas te faire foutre salope! cracha-t-il.

— Attention à ce que tu dis, car c’est toi qui pourrait finir par te faire foutre par quelque chose.

Il ouvrit grand ses yeux à la recherche d’une plaisanterie dans son ton ou sur son visage, mais la noirâtre ne faisait que sourire chaleureusement. L’univers des bikers ne faisait pas dans la torture sexuelle. Oui, de nombreuses femmes étaient violées ainsi que des homosexuels au vu de la tolérance très limitée du Texas, mais jamais de « vrais » hommes. Les motards ne faisaient pas dans le viol pour torturer leurs semblables, mais cette Blanche Neige n’avait pas l’air de redouter l’idée. Il s’agissait là d’une autre paire de manches et il était très loin d'apprécier cela.

— Maintenant, et si je te recousais toutes ces vilaines blessures? Je suis assez douée en couture, mais je n’ai pas très envie de m’appliquer aujourd’hui. Tu ne m’as pas donné beaucoup de raison de le faire en vrai, Nicholas. Alors, on verra bien le résultat que ça donnera.

Blanche NeigeDes histoires addictives. Découvrez maintenant