XXI. De fils en aiguille

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Coucou mes soleils! J'espère que vous allez tous très bien!

***ATTENTION***

Aujourd'hui, Nicholas ne va pas bien du tout et chères petites âmes sensibles il vous est déconseillées de lire. Si vous avez besoin que je vous dise d'une façon édulcorée ce qui se passe, ne vous gênez surtout pas!

D'ailleurs, il est question d'aiguille de tricot, mais pas les traditionnelles pour faire une couverture. Il s'agit d'aiguille de couture pour tricot. Pour ne pas vous laissez seuls.es dans la confusion, j'ai mis la comparaison en photo de chapitre, les aiguilles de droite sont celles utilisées.

On se revoit donc samedi pour un nouveau chapitre, bonne lecture!

Hunt x

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Blanche Neige rangea soigneusement son matériel de premier soin en se disant qu'elle avait bien fait de le garder. elle n'avait jamais pris le temps de faire le ménage dans cette trousse. Elle n'avait jamais vraiment osé à vrai dire, elle était à sa grand-mère après tout.

Lydia Matthews l'avait aimé d'un amour sans limite et sans faille. La vieille femme avait eu le coeur brisé que Willow ait été loin d'elle durant ses quatorze premières années à cause de sa mère Sylvia qui ne faisait que se remarier pour l'argent des divorces n'offrant pas la moindre stabilité à la jeune fille. Sa grand-mère paternelle avait été la personne la plus importante pour elle, Will avait même prénommé son fils avec deux hommes d'une grande importance pour celle-ci : Benjamin qui était l'amour de sa vie et Samuel qui était son fils unique ainsi que le père de la noirâtre qu'elle avait toujours aimé de tout son coeur. Benjamin Samuel Matthews.

Blanche Neige avait appris à manier l'aiguille à l'âge de seulement quatre ans. Sa mère ne s'était jamais occupée d'elle ou de son père lorsqu'il était encore vivant. Samuel Matthews n'avait aucune finesse avec ses mains; il pouvait changer des tuyaux, mais pas coudre des boutons. La noirâtre avait donc appris pour aider son père qui l'aimait comme la prunelle de ses yeux et c'était ensuite devenu une nécessité lorsqu'un homme ivre lui avait volé son paternel. Sylvia ne voulait pas acheter de vêtements au fardeau qui était sa fille. Willow avait donc dû faire très longtemps ses propres vêtements.

Ayant grandi dans l'État plus froid que le Texas qu'est le Maine, elle avait également appris le tricot. Voilà pourquoi elle sortit de son sac une balle de laine de taille 4 d'une couleur rouge foncé ainsi qu'une aiguille de couture pour tricot. Blanche Neige tira sur le fils de la balle sans accorder la moindre attention au prisonnier. Elle prit son temps pour l'enfiler dans le gros trou de l'aiguille à tricot.

Les aiguilles à tricot, nettement plus gros que les aiguilles classiques, n'avaient pas d'extrémité très pointue. Il allait donc être plus difficile et plus douleur pour traverser la peau. De plus, la laine de taille moyenne n'allait clairement pas être agréable à ressentir lorsqu'elle fera son parcours dans les chairs de Nicholas.

Elle s'approcha donc de l'homme et, sans ménagement, mais tout de même lentement, planta l'aiguille dans le haut d'une des plaies ouvertes pour qu'elle ressorte par la peau intacte. La pression de l'aiguille à bout rond fit en sorte que la blessure se remis à saigner en petit filament.

— Tu as dû perdre beaucoup de sang depuis que tu es ici, tu ne dois plus avoir beaucoup de force.

Blanche Neige parlait sur un ton posé et presque compatissant. Son sourire était peut-être chaleureux, mais Ezra pouvait lire dans son regard que la colère pulsait dans ses veines. Elle voulait faire du mal à l'homme ligoté sur la chaise et elle y prenait même du plaisir.

Elle continua alors de faire traverser l'aiguille dans la blessure sanglante en passant à une vitesse plutôt normale le fil de laine dans la peau pour que Nicholas puisse en ressentir la brûlure. Avec dextérité, elle transperçait la chair solide sous les tremblements dus au choc de la douleur. Lorsque la noirâtre arriva à la fin de la blessure, elle coupa la laine avec un ciseau en n'oubliant pas de couper un peu de la peau avec lenteur pour ensuite faire un nœud si serré l'épiderme se déchira.

La douleur de l'homme se faisait entendre dans toute la cave alors que Blanche Neige s'attaquait à chaque blessure tout en fredonnant la berceuse qu'elle chantait toujours à son fils petit pour l'aider à s'endormir. Une fois les blessures terminées, la tortionnaire décida de s'attaquer à la peau intacte.

Elle avait les doigt légèrement meurtris de manier ainsi ce genre d'aiguille qui servait justement à ne rien transpercer et ses mains tremblaient un peu de leur fatigue de travailler à ce point. C'est pour Ben, c'est pour venger mon fils. Chaque personne ayant fait du mal à un Matthews en avait payé le prix. Sylvia avait perdu la totalité de ses amis et se retrouvait désormais seule avec son excès de botox, le chauffard ivre avait perdu la vie le même soir que Samuel, mais en souffrant bien plus et Nicholas était mort.

Cependant, malgré toute la détermination dont Blanche Neige, la fatigue la gagna. La peau totalement intacte était très difficile à percer pour elle et la mère avait déjà utilisé beaucoup de son énergie. Rider le remarqua et lui fit un petit signe de la main pour savoir si elle allait bien. Il n'était pas là pour admirer le spectacle même s'il trouvait cela très beau à voir, mais bien pour veiller sur la noirâtre.

Cette dernière ne réalisa son état qu'à cet instant-là. Elle devait arrêter avec l'aiguille de tricot avant que le prisonnier ne se rende compte de son moment de faiblesse. Les sons de sa souffrance sortait enfin de sa gorge et Blanche Neige devait continuer sur sa lancée.

Elle finit donc par ranger son matériel de tricot dans son sac avant de se rasseoir sur sa chaise et de regarder son œuvre. Des fils rouge vif passaient au travers des blessures de l'homme de façon aléatoire et parfois même sur la peau intacte. Elle n'avait jamais fait un travail de couture aussi mauvais, mais la douleur de Nicholas l'avait empli de joie.

— Maintenant que tu es comme neuf, ça te dit que l'on passe aux choses sérieuses?

Le prisonnier ne dit rien et anticipait ce que « choses sérieuses » voulait dire pour la femme devant lui. Blanche Neige ne perdait jamais son doux sourire et pourtant elle faisait preuve d'un grand sadisme. Nicholas n'arrivait pas à savoir elle était quel genre de personne et jusqu'où elle irait pour le faire parler.

Il la regarda se lever avec anxiété. Celle-ci ne diminua pas lorsque la noirâtre sortit un pied-de-biche de son sac ainsi qu'un chalumeau au butane. La femme alluma le chalumeau pas très loin du visage de Nicholas et fit chauffer l'extrémité plate du pied-de-biche. Pendant que le métal tourna au rouge, Blanche Neige regarda derrière l'épaule du brun.

— Rider, j'aurais besoin de ton aide et celui de Welder. Il faudrait retourner Nicholas sur sa chaise. J'aurai besoin d'avoir accès à son anus.

— Non!

La voix du prisonnier se brisa tellement il avait crié fort son désespoir. Elle allait mettre sa menace à exécution et ça, ça le terrifiait.

— Tout de suite, répondit tranquillement Rider en tournant la poignée de la porte et l'ouvrit doucement pour faire grincer ses gonds.

— Non! Non, non, non, non, non! se débattit-il violemment sur sa chaise pour se tourner vers le seul autre homme de la pièce à en faire sauter les points de couture qui lui avait été fait. Je vais parler, d'accord? Je vais parler! Ne faites pas ça, je dirais tout ce que vous voudrez!

Blanche Neige éteignit son chalumeau et braqua le pied-de-biche dont la pointe avait commencé à tourner au blanc vers le prisonnier.

— Tu vois, Nicholas. Je t'avais dit que j'allais trouver ça dommage quand j'allais devoir m'arrêter. Mais fait attention mon poussin, menaça-t-elle en rapprochant un peu plus le métal chauffé à blanc du visage de l'homme, parce que s'il y a bien une chose que je déteste, c'est qu'on me mente.

Blanche NeigeDes histoires addictives. Découvrez maintenant