V. Invitation à Thanksgiving

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Coucou mes petits rayons de soleil! J'espère que vous passez/avez passé une très bonne journée!

Je prends un peu de votre temps pour vous parler de quelque chose. À force d'écrire, je me suis rendue compte que mon histoire devenait longue et que je commençais un peu trop à presser l'évolution de mes personnages. J'ai donc pris la décision de diviser mon histoire en trois tomes!

Bien sûr, parce que j'aime le mystère et le suspense, je ne vous direz rien de plus que cela! (Ne me détestez pas, je vous aime de tout mon coeur moi!) Je vous ai mis les couvertures en image, dites moi ce que vous en pensez. :)

Un autre chapitre plutôt calme, mais l'action est pour bientôt et je vous assure que vous ne serez pas déçus.es!

Bonne lecture et à mardi prochain!

Hunt x

→☼←

Arrivant à pied de son entraînement de boxe, son sac d'école sur son dos et son sac de sport sur une épaule, Ben remarqua tout de suite la dizaine de motos scintillantes dans le stationnement du casse-croûte. Il appréhendait déjà le bruit qu'il y aurait à l'intérieur, lui qui aimait tant le silence.

Quand il passa la porte, il reçu un rapide baiser sur la tempe de la part de Simone qui passait avec des assiettes pleines sur les bras.

– J'adore quand tu rentres de l'entraînement, mon petit chou. Ton gel de douche sent le pur mâle!

– Content de te voir aussi, Simone.

Benjamin n'était pas un gamin très expressif et le léger sourire réchauffa le coeur de la vieille femme un peu excentrique. Cette dernière posa les assiettes à leur table alors que le jeune garçon alla s'asseoir à sa table habituelle, la table 1 proche de la cuisine, sans regarder les gens autour de lui. Willow choisit ce moment pour sortir des cuisines avec les assiettes de la table 2 et un sourire de pur bonheur illumina son visage pour l'adresser à son fils.

Elle déposa les assiettes sans porter d'importance à ses clients qui eux ne regardaient qu'elle. Will alla vite rejoindre son fils pour lui donner un baiser sur le dessus du crâne. Les moments où ce dernier était au casse-croûte faisaient partie des seuls qu'ils pouvaient partager ensemble. Ben savait qu'il avait une bonne mère. Elle n'était pas aussi présente que les autres mères aux foyers de ses nombreux camarades de classe, mais il savait qu'il était celui recevant le plus d'amour et qu'elle faisait tout ça pour lui donner un meilleur avenir.

– Ton entraînement s'est bien passé, mon trésor?

– Oui, le coach me prépare bien pour mon combat de jeudi prochain.

Will avait essayé d'avoir un congé d'au moins quelques heures, mais Carol, le propriétaire du casse-croûte, lui avait refusé mordicus. Ben n'était pas déçu, il savait que sa mère risquait son job comme ça. C'était Willow qui en était le plus atteint puisqu'encore une fois à cause de son travail elle manquait des moments importants pour son fils.

C'est alors que Ronald, l'une des deux seules figures masculines avec son coach pour Ben, sortit de la cuisine avec le fameux chocolat chaud de l'adolescent et sa part de tarte. Ron était un grand gaillard vétéran depuis sa blessure au dos durant on ne sait plus quelle guerre. Toutes ses histoires de combat ne faisaient pas vraiment de sens entre elles, mais il avait été un cuisinier militaire. Il avait beaucoup d'affection pour Benjamin, comme chaque personne que le jeune homme laissait entrer dans sa vie et avait fait de son mieux pour lui enseigner tout ce qu'un père enseignait à son fils.

– Une belle part de tarte à la fraise pour le Mohamed Ali.

Une grande tape dans le dos du plus jeune accompagna la réplique du cuisinier qui en aurait fait perdre le souffle à plus d'un. Ben était robuste pour son âge, sa mère ne doutait pas qu'il finirait fortement bâti. Il le remercia avec le même petit sourire qu'il avait offert à Simone un peu plus tôt et un bien plus large s'affiche sur le visage du vétéran comme réponse.

Alors que ce dernier retourna en cuisine où il croulait sous les commandes, la jeune fille à la chevelure dorée se mit à genoux sur la banquette et se tourna vers lui, les bras apposés sur le haut de son dossier rouge. Elle regarda le jeune garçon que Willow avait laissé pour s'occuper des commandes qui sortait ses devoirs de son sac. Le père de la jeune fille la regarda en fronçant les sourcils. Un air de famille.

– Salut, je m'appelle Beatrice Wise et toi?

Le concerné la regarda avec intrigue. Il n'était pas vraiment du genre à sociabiliser, personne ne voulait vraiment lui parler d'ailleurs. Il arqua un sourcil et plongea son regard dans celui de la prénommée Beatrice. Noisette contre glace.

– Benjamin Matthews, dit-il simplement.

Il n'était pas du genre à partir sur de longues discussions, mais n'était pas impoli au point d'ignorer la jeune fille. Il allait lui faire tranquillement la conversation jusqu'à ce qu'elle remette son intérêt sur son assiette à sa table.

– Donc, tu fais de la boxe?

– Oui.

Il ne lui donnait pas de réponses sèches, mais plutôt précises. Les mots inutiles, il n'aimait pas ça. Les gens se lassent rapidement de lui parler à cause de cela. Bea n'avait pas l'air découragée pour autant de la discussion.

– Tu en fais depuis longtemps?

– Ça fait neuf ans.

– Tu es doué?

– Selon mon coach.

– Tu as déjà fait de la moto?

– Non.

– Tu aimerais en faire?

– Oui.

– Tu vas l'inviter à la maison pour Thanksgiving à la prochaine question?

La voix grave et sévère de Rider tonna pour mettre fin à l'échange. Il s'agissait de sa fille et il ne connaissait ce garçon ni d'Eve ni d'Adam. Le biker ne voulait pas qu'il tourne autour de sa fille.

– Pop! défendit la blonde.

– Ne rouspètes pas, tu ne le connais même pas, dit-il à sa fille avant de s'adresser à Ben. Qui est ton père, jeune homme?

– Pas quelque chose que tu as besoin de savoir. Alors fais moi plaisir, Rider, ne t'adresse pas à mon fils.

Une maman ours, voilà ce qu'était Willow. Jamais il n'aura plus cruelle qu'elle défendant sa progéniture. Il ne fallait pas se frotter aux Matthews, ils savaient comment se défendre et se battent becs et ongles pour les leurs. La serveuse se posta entre son fils et Rider avec les poings sur les hanches le regard dur. Ce dernier se leva pour surplomber la serveuse de toute sa haute en faisant tomber un silence de plomb sur les lieux. Willow ne s'en trouva pas le moins du monde impressionnée. Elle se fichait de qui elle avait devant les yeux, elle avait vu bien pire et protégeait son fils.

– Laisses les hommes avoir une vraie conversation, mon coeur, et reste gentiment à ta place.

Benjamin sentait les problèmes arriver avant même de les voir. Chaque personne ayant osé parler ainsi à sa mère avait très mal fini. Il devait donc enterrer son désir de protéger l'honneur de sa mère à défaut d'être suicidaire. Il n'était pas stupide, il les savait en infériorité numérique.

Il se leva donc et prit le bras de sa mère pour la tirer vers l'arrière. Il fit donc face à l'homme au regard menaçant. Ben était grand pour son âge, mais Rider était une montagne et mature. Cela n'intimidait pas pour autant l'adolescent qui planta son regard de tempête grisâtre dans le doré levant les mains en signe d'apaisement.

– Ça ne sert à rien, je ne mange pas de ce pain là.

Un rire plein d'ironi sorti d'entre les lèvres du biker qui avait un sourire mauvais sur le visage. Il perdait patience et décida qu'il détestait cette expression à partir de cette journée-là.

– C'est vraiment de famille ça! De quel pain est-ce que tu parles?

– Des filles.

Le silence tomba sur tout le casse-croûte et l'expression de Rider ne pouvait pas être plus étonnée. S'il s'y attendait à celle-là!

Blanche NeigeDes histoires addictives. Découvrez maintenant