SCÈNE 6 :

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Les hommes de Taeyong revinrent environ une heure plus tard, portant un corps inanimé dans les bras, celui de Mark qui avait été drogué pour plus de coopération.

Chittaphon s'approcha de son amant, l'air véritablement fier de lui :

— Tout s'est très bien passé, il est tombé dans notre piège exactement comme on le souhaitait. Maintenant on n'a plus qu'à attendre qu'il se réveille.

— On n'a pas le temps d'attendre, répliqua le plus vieux tout en lui tendant une seringue contentant un étrange liquide vert. Injecte lui ça, ça devrait le faire revenir à lui.

— Qu'est-ce que c'est que ça ? lui demanda le thaïlandais, soupçonneux.

— Ne pose pas de question, fais le, c'est tout.

— Mark est mon ami, je n'ai pas trop envie de lui donner un truc qui peut le tuer.

— Si cela pouvait le tuer, je ne lui donnerai pas puisque notre but c'est qu'il reste en vie.

Chittaphon acquiesça, rassuré. Il avait horriblement peur des aiguilles mais ne voulait pas le dire à son amant, de peur que ce dernier ne se moque de lui. Après tout, un homme comme lui, capable d'aller tuer des gens mais qui a peur des aiguilles... il perdrait toute sa crédibilité.

Il s'approcha de son ami endormi qui avait été ligoté sur une chaise et lui planta un peu maladroitement la seringue dans la bras avant d'appuyer sur le piston, se dépêchant d'en finir pour pouvoir éloigner cette maudite aiguille de lui.

Mark s'éveilla en effet peut de temps après, ses yeux mis clos tentant de s'habituer à la soudaine lumière autour de lui. Il tenta de tourner la tête mais il était encore bien trop engourdi. Lorsqu'il réalisa qu'il était ligoté, il écarquilla les yeux, sans chercher pour autant à se dégager.

— Où est-ce que je suis ?

— Chez moi.

— T-Taeyong ? Lee Taeyong ?

— En chair et en os, approuva joyeusement l'amant du propriétaire des lieux en venant enrouler ses bras autour du torse de son ainé. 

— Chittaphon ? Mais qu'est-ce que tu fous avec lui ?

— On bai-

— Je ne pense pas que tu sois en position de poser des questions, Mark, l'interrompit Taeyong qui n'avait pas trop envie de perdre du temps, surtout avec les plaisanteries futiles de son petit ami.

— Qu'est-ce que je fous là ? Je peux au moins savoir ça, non ?

— Je pense que tu t'en doutes un peu.

— Très sincèrement, je ne sais pas si vous allez me tuer ou juste vous servir de moi comme un otage.

— Si la seconde proposition échoue, ce sera la première. Plus clairement, si Nakamoto ne vient pas te chercher, tu meurs.

Mark serra les dents et grommela quelque chose comme "il a intérêt de venir, ce con" avant de tourner son visage vers le thaïlandais qui n'avait pas bougé, toujours accroché au bras de Taeyong.

— C'était donc vrai, tu es réellement retourné avec lui. Yuta avait raison, on n'aurait jamais dû te faire confiance.

— Oh mais écoute toi parler de lui, c'est adorable. Que de l'amour entre vous, c'est si beau.

— Ce n'est pas moi qui suis collé contre l'homme que j'aime, comme si j'étais incapable de vivre sans lui.

Chittaphon haussa légèrement les épaules, sans pour autant relâcher sa prise autour de son amant :

— Je ne vois pas ce qu'il y a de négatif à cela. Maintenant appelle le.

Taeyong secoua légèrement la tête. Avant d'appeler Nakamoto, il fallait bien s'assurer que tout était prêt. Car même si lui et ses hommes avaient déjà vérifié une bonne dizaine de fois, il valait mieux être trop prudents que de tout foutre en l'air bêtement.

Ce qu'ils s'apprêtaient à faire allait affaiblir un peu le japonais et permettre à Taeil de se venger. Nakamoto lui avait détruit plusieurs de ses appartements et l'avait donc plus ou moins condamné à vivre dans la rue, cet acte de pure méchanceté, de pure haine, allait désormais enfin se retourner contre lui.

Sans son immeuble, qui contenait la moitié de sa fortune, la grande majorité de son armement et encore probablement d'autres choses plus personnelles et sans ses mercenaires que Taeyong avait préalablement rallié à lui, Nakamoto se retrouverait bien plus faible.

Et Taeyong pourrait alors enfin devenir qui il souhaitait être depuis maintenant des années.

Le jeune homme serra la main de Chittaphon dans la sienne et, après avoir demandé la confirmation que tout était prêt, rendit son téléphone à Mark pour qu'il appelle Nakamoto.

— Mark ? Mais qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu m'appelles ? C'est pas ton genre.

— Tu sais où habites Lee Taeyong, non ? Alors viens me chercher. Et vite.

— Pardon ?

Taeyong se saisit du cellulaire et répliqua, tout en réprimant son sourire moqueur :

— Tu as très bien compris Nakamoto. Maintenant viens chercher ton cher Mark.

— Toi... La prochaine fois que je te croise, je te tue.

— Comme ce pauvre Doyoung ? Très bien, si tu le souhaites. En attendant, si tu ne viens pas, c'est moi qui vais tuer ton chéri.

— Parce que tu crois vraiment que je vais venir en personne ?

— Dans ce cas dit adieu à ton Canadien d'amour. 

— Lee, attend, grommela le japonais après avoir lâché plusieurs jurons. J'arrive.

POISON - taetenDes histoires addictives. Découvrez maintenant