SCÈNE 1 :

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Une fois remis de sa surprise et après avoir calmé les papillons qui s'agitaient dans son ventre, le blondinet retourna dans le luxueux immeuble que Yuta avait acheté il y a quelques mois et où le thaïlandais était désormais obligé de vivre.

Dans le hall d'entrée, affalé sur le comptoir et occupé à regarder des vidéos débiles, le jeune Haechan semblait s'ennuyer ferme.
Pourtant, lorsqu'il aperçut son aîné approcher, un sourire sans joie s'étala sur son visage enfantin et il s'exclama, sa voix résonnant dans l'immense hall.

— Ten, c'est toi ?

— Oui Haechan, c'est moi. Qui veux-tu que ce soit d'autre ?

— Mmmh, pas faux. Mais dis moi, qu'est-ce que tu faisais dehors ? Yuta est au courant de ta petite sortie ? Tu sais que si ce n'est pas le cas tu vas avoir des problèmes ? Tu es sorti voir quelqu'un ?

— Il n'a pas à connaître mes moindres faits et gestes, grimaça la blond face à cet interrogatoire.

— Tu sais aussi bien que moi que tu mens, répliqua très sérieusement le châtain. Tu dois lui rendre compte de chacun de tes déplacements.

— Eh bah tu sais quoi ? Ce petit manège commence sérieusement à me casser les couilles !

La voix du japonais résonna alors à son tour, empreinte d'une forte dose d'ironie :

— Oh, vraiment ? Mais dis moi mon cher, pourquoi est-ce que cela te dérange autant ? Si tu n'as rien à cacher, comme tu aimes le prétendre, cela ne devrait te poser aucun problème. Je me trompe ?

Ten était désormais accoutumé aux apparitions soudaines du japonais, c'est d'ailleurs la seule chose qui l'empêcha de sursauter :

— Qu'est-ce que tu sous-entends ?

— Oh, tiens, c'est marrant tu te mets à parler comme lui. Sur ce même petit ton détestable, plein d'agressivité et surtout en abrégeant au maximum tes phrases. C'est mignon.

— J'ai peur de ne pas te comprendre.

— Tu me comprends très bien. Au contraire.

À chaque phrase Yuta se rapprochait un peu plus, comme un chasseur le ferait avec sa proie.
Sans bouger, le thaïlandais arqua un sourcil et rétorqua simplement :

— Oh, mais tiens, toi aussi tu fais des phrases courtes.

— Oui, sauf que moi je ne sors pas retrouver mon amoureux Lee Taeyong à la moindre occasion. Et dire que je croyais que c'était lui, qui se jetait dans tes bras... Mais peu importe, c'est ça la différence entre nos deux comportements, Ten. Et surtout, moi je ne te dois rien. Toi, au contraire, tu me dois tout.

Ten respira calmement, espérant au plus profond de lui que ses joues n'avaient pas pris la même teinte que les tomates et rétorqua, sur un ton glacial :

— Sans moi, tu n'en serais pas là, Yuta.

— Peut-être. Mais ce qui s'est passé cet été a un peu tout gâché.

— Au moins, moi, je suis capable d'avouer mes sentiments à l'homme que j'aime.

Sur ces mots Ten laissa son interlocuteur en plan pour rejoindre son appartement dans lequel il s'enferma à double tour. Il n'avait envie de voir personne et surtout pas Yuta.

Le jeune homme se laissa tomber sur son lit et laissa les souvenirs l'absorber.

POISON - taetenDes histoires addictives. Découvrez maintenant