SCÈNE 8 :

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Chittaphon était loin d'être prêt à voir l'homme de sa vie mourir. Le quitter temporairement avait été un si grand déchirement qu'il n'osait même pas imaginer ce que ce serait suite à la mort du blanchâtre. 

Le thaïlandais essuya les larmes qui coulaient, sans relâche, depuis que son amant lui avait fait part de sa décision. 

Cela faisait trois jours, peut-être quatre, que Yuta avait été définitivement détrôné, après avoir récupéré Mark. 

Depuis, tout le monde s'attendait constamment à ce qu'il débarque pour massacrer Taeyong, comme il le lui avait promis. 

À vrai dire, plus vite le japonais viendrait, mieux ce serait. L'attente créait une douleur supplémentaire. Des souvenirs supplémentaires. Chittaphon était plus que jamais amoureux de son coréen. Et ce dernier s'en voulait de l'abandonner ainsi. 

Mais Taeyong voulait quitter cette vie qui ne l'avait jamais satisfait. 

Accoudé contre le rebord de la fenêtre grande ouverte, vêtu d'un simple t-shirt et d'un boxer, le blondinet ressassait et pleurait, jusqu'à ce que son aîné n'entre dans la pièce, un peu inquiet. 

— Chittaphon, ne reste pas dehors habillé comme ça, tu vas avoir froid. 

— Qu'est-ce qu'on s'en fout ? C'est loin d'être notre priorité là. On devrait plutôt penser à ce que Yuta pourrait faire, quand il se décidera à revenir. 

Taeyong ne répondit rien, se contenant de venir enlacer son petit ami, qui s'effondra contre lui, en larmes. Le plus vieux se sentait égoïste, lâche, mais d'un autre côté, rester ici ne lui apporterait que de la souffrance. 

— Je suis tellement désolé, mon cœur, si tu savais.

— Tu n'as pas à l'être, mon ange. C'est ton choix et il serait égoïste de ma part de te forcer à rester près de moi. Comme tu l'as dit, on se reverra dans l'autre vie.

Chittaphon essuya de plus belle ses larmes, tandis que Taeyong tentait de refouler les siennes.

Ils ne se séparèrent que lorsque Jaehyun entra dans la pièce, l'air inquiet :

— Taeyong, ce connard de japonais a été aperçu. Et visiblement, il est décidé à venir ici. Et il est armé. Qu'est-ce qu'on fait ?

— On l'attend. Vous pouvez partir et me laisser seul avec lui, si vous voulez. Mais moi, je vais rester ici et attendre qu'il vienne m'achever. Enfin.

Les deux autres hochèrent la tête, visiblement aussi déprimés l'un que l'autre.
Pourtant, ils décidèrent tous deux, sans se concerter, de rester aux côtés de leur aîné, même si ce dernier tenta de les repousser et de leur faire quitter les lieux en leur rappelant qu'ils avaient encore de grandes choses à accomplir et qu'ils ne devaient pas prendre le risque de tout gâcher ainsi.

Mais ni Jaehyun ni Chittaphon n'écoutèrent les plaintes de leur aîné. Le thaïlandais enfila une tenue un peu plus conventionnelle, bien que lui découvrant une grande partie du torse, ce qui n'aurait pas déplu à son amant, dans d'autres circonstances.

Le trio s'installa dans le canapé qui était tellement détruit qu'il en devenait très compliqué d'y trouver une place, attendant patiemment que Nakamoto fasse son entrée.
Patiemment n'était pas le bon terme. Seul Taeyong semblait détendu. Les deux autres semblaient proches de la crise de nerfs et de larmes.

Près d'une heure plus tard, Yuta Nakamoto arriva, un pistolet comportant une seule cartouche à la main.
Et Lee Taeyong lui sourit.

POISON - taetenDes histoires addictives. Découvrez maintenant