— Tu baves.
Une phrase, deux mots.
Clair, bref, comme toujours avec el famoso Lee Taeyong. Pourtant, ce fut comme si le surnommé Ten ne l'avait pas entendu, bien trop occupé à le dévorer du regard, littéralement.
— Me fixe pas comme ça c'est gênant.
D'un mouvement rapide de la main, le rosâtre avait donné un coup sur la mâchoire inférieure de son vis à vis, pour l'obliger à reprendre sa place initiale.
— Écoutes, je ne sais pas ce qu'il t'arrive mais franchement, t'es bizarre là.
— Je suis sûr que Yuta te déteste autant parce qu'il est jaloux de ta beauté.
— Bon. Soit t'es complètement bourré, ce qui m'étonnerais, soit tu viens de me faire un compliment.
Le thaïlandais avait aussitôt plaqué ses mains sur sa bouche, mortifié d'avoir laissé ces mots s'en échapper.
— C-C'est pas ce que je voulais dire ! Enfin si... Mais non ! Je-
— Ten, je pense que tu ferais mieux de rentrer chez toi, maintenant. Peu importe la raison pour laquelle tu es venu t'installer à ma table, à présent faut que tu dégages.
Le noiraud avait beau savoir que son comportement était plus qu'étrange et que surtout, il ne fallait s'attendre à rien de la part de Lee Taeyong, il n'avait pu s'empêcher de ressentir un petit mais douloureux pincement au niveau de son organe vital.
— Je suis désolé, Taeyong mais j'ai très envie de rester.
— Dans ce cas c'est moi qui me tire.
Le jeune homme avait joint ses gestes à la parole, déposant sur la table quelques billets froissés, presque déchirés, avant de se lever en direction de la sortie.
Sachant pertinemment que c'était une très mauvaise idée, Ten avait attrapé son bras au moment où il passait à côté de lui, afin de l'obliger à rester avec lui.
Au contact de la main du beau thaïlandais contre sa peau nue, Taeyong n'avait pu retenir un léger frémissement, presque imperceptible mais que Ten avait immédiatement décelé. Il n'avait d'ailleurs pas pu réprimer un léger sourire, sans en connaître vraiment la cause.
— Putain mais à quoi tu joues ?
Taeyong avait beau jouer au dur, sa voix était nettement moins assurée que précédemment. Ten en avait bien évidemment profité pour sourire de toutes ses dents :
— J'aimerai faire ta connaissance, c'est tout.
— Ouais 'fin vu comment tu me regardes, c'est plutôt avec mon cul que tu veux faire connaissance.
Ten s'était mis à balbutier, un peu gêné d'entendre son vis à vis parler aussi ouvertement. Surtout qu'il n'avait pas tort, même si le noiraud ne comprenait pas vraiment pourquoi tout d'un coup il se mettait à penser des choses pareilles au sujet de celui qui avait toujours été pour lui qu'un simple inconnu.
— Et vu comment tu réagis, je me trompe pas trop.
Taeyong s'était légèrement baissé, afin de placer son visage à hauteur de celui, qui rougissait à vue d'œil, de Ten. Il avait esquissé un nouveau sourire ravageur qui avait atteint le thaïlandais droit au cœur.
— Bon, pour être honnête, t'es mignon, t'as pas l'air trop con donc passer du temps avec toi devrait pas être si désagréable que ça. Mais je te préviens, à la moindre embrouille tu retournes chez Yuta. Et pas forcément dans un bon état.
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POISON - taeten
Fiksi PenggemarLee Taeyong n'a qu'un but : prendre le contrôle de la ville de Séoul entouré de personnes plus ou moins recommandables et grâce à des procédés pas forcément très honnêtes. Il veut également éjecter Yuta Nakamoto de sa vie, le japonais se mettant to...
