SCÈNE 7 :

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Mark commençait à sérieusement avoir peur pour sa peau, son patron et amant n'arrivant toujours pas, contrairement à ce qu'il avait affirmé quelques minutes plus tôt.

Chittaphon regardait Taeyong qui lui, paraissait presque s'ennuyer.

— Mais si il comprend que c'était un piège, on fait quoi ?

— Il le comprendra bien assez vite. À mon avis il l'a déjà compris. Mais peu importe, regarde, il arrive.

Une voiture de luxe, dernier achat en date du japonais, venait de se garer devant la petite maison du jeune homme aux cheveux blancs.
Yuta Nakamoto portait, comme toujours, des vêtements hors de prix, dans le même style que ceux de feu Doyoung.

Il frappa violemment contre la porte jusqu'à ce que Jaehyun lui ouvre.

— Dégage de là et laisse moi parler avec ton patron.

— Tu n'es pas venu pour parler, Nakamoto. Seulement pour récupérer Mark Lee.

Le japonais ne répondit rien, se contentant de se diriger vers le salon, où Taeyong, Chittaphon ainsi que Mark, toujours ligoté sur sa chaise, l'attendaient.

— Quelques minutes de plus et c'était un cadavre, que tu récupérais, Nakamoto.

— À ta place je ne ferais pas trop le malin, Lee.

Taeyong fit mine de bailler, laissant son ennemi le menacer. Puis il se releva de son canapé en très mauvais état et s'avança vers le japonais :

— Oui oui, je sais. Tu vas me tuer, blablabla, très menaçant, je suis apeuré, au secours maman.

— Arrête d'agir comme ça, tu vas vraiment me pousser à bout.

— Mais vas-y, tue moi puisque tu en meurs d'envie ! Ça fait un quart d'heure que tu répètes en boucle la même chose. Alors sois tu la ferme soit tu agis mais à un moment faut arrêter les menaces inutiles.

Yuta haussa un sourcil, visiblement très surpris avant d'aller détacher son petit ami. Mark se retenait d'ailleurs pour ne pas s'effondrer dans ses bras, rassuré.
Le japonais se tourna vers Taeyong, une dernière fois, avant d'être mis dehors.

Restés seuls, Taeyong s'écroula sur le canapé, la tête posée sur les genoux de Chittaphon qui lui caressa amoureusement les cheveux.

— Il est insupportable ce mec, je ne comprends pas comment tu pouvais bosser avec lui.

— Tu n'es pas bien mieux, parfois.

— Eh ! Taeyong se redressa, vexé. Je n'ai rien à voir avec lui, moi.

— Mais non, mais non, souffla doucement le thaïlandais tout en l'embrassant rapidement sur les commissures des lèvres, comme pour le rassurer. Absolument rien.

— Mmmh.

— Par contre, tu étais obligé de le provoquer comme ça ?

— Qu'il vienne me tuer si il tient. Je n'en ai rien à faire.

Le blond plissa les yeux, cherchant à comprendre ce que son amant cherchait à dire.
Ce dernier soupira légèrement, il savait que cette discussion allait arriver, pourtant il aurait aimé y être un peu plus préparé.

— Je vais mourir. Il va me tuer. Et c'est ce que je veux.

— Non. Non... Non. Toi, ce que tu veux, c'est régner sur Séoul, avec moi. Tu te rappelles, c'est toi qui as dit ça. Plusieurs fois.

— Au fond, ce que je veux vraiment c'est-

— Alors c'est ça, ton super plan ? Te laisser mourir et me laisser régner sur Séoul ? Désolé mais je ne veux pas. Pas sans toi.

— Chittaphon, écoutes. Plus je réfléchis, moins je trouve de choses qui me poussent à rester en vie. Je t'en prie, laisse moi partir.

— Taeyong...

— Il est très compliqué, voire impossible, pour nous d'être ensemble dans cette vie. Je t'attendrai dans l'autre.

— Taeyong...

— Tu régneras sur Séoul comme personne. Jaehyun sera à tes côtés pour te soutenir, tout comme tous mes hommes.

— Je ne comprends pas. C'était pourtant ton rêve. Évincer Yuta et récupérer la ville.

— C'est ce que j'ai fait. Ce que j'ai je te le donne à présent, mon cœur.

Les larmes que Chittaphon tentait de retenir coulèrent finalement sur ses joues, tandis que Taeyong le serrait dans ses bras, le berçant doucement.

Ils restèrent comme ça longtemps, jusqu'à s'endormir dans les bras l'un de l'autre.

POISON - taetenDes histoires addictives. Découvrez maintenant