SCÈNE 9 :

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Les choses se passaient à merveille, mais cela ne pouvait pas durer, les deux amants en étaient bien conscients.

Quelques jours plus tard, Yuta avait fini par découvrir ce que son second trafiquait dans son dos. Et le japonais avait bien évidemment été furieux.

Un matin, alors que le thaïlandais sortait de chez lui pour aller retrouver celui qu'il aimait, il avait eut la mauvaise surprise de trouver Yuta assis sur le perron :

— Alors comme ça, tu es amoureux, mon cher Ten ?

L'intéressé s'était figé. Il avait d'abord tenté de nier, mais son patron lui avait intimé le silence :

— Que ce soit bien clair. Si j'apprends que tu as remis les pieds chez Lee Taeyong et que tu lui a reparlé, les choses risquent de très mal finir pour toi. Suis-je bien clair ?

Le thaïlandais avait hoché la tête et avait regardé Yuta s'éloigner avant de retourner s'enfermer à l'intérieur, complètement paniqué.
Il avait appelé Taeyong, ce dernier mettant quelques temps avant de répondre, d'une voix ensommeillée :

— Quoi ?

— Taeyong, on est dans la merde. Yuta sait tout.

— Quoi ?!

Les larmes aux yeux, le jeune homme avait raconté sa brève entrevue avec le japonais, faisant jurer son amant.

— Taeyong, je fais quoi ? On fait quoi ?

— J'en sais absolument rien. C'est là le problème. Pour toi, j'ai bien l'impression que la meilleure décision serait de faire ce que Nakamoto te demande.

— Mais je ne veux pas ! s'était offusqué Chittaphon, entre deux hoquets.

— Écoutes, mon cœur, je ne peux pas prendre cette décision pour toi. Vraiment. Même si je le voulais, je ne pourrais pas.

— Même si tu le voulais ? Tu t'en fous, en fait ? Je suis quoi, pour toi ? Juste un vide couilles, c'est ça ?

— Comment tu peux dire une chose pareille ?

— Ta gueule, les larmes du thaïlandais roulaient sur ses joues, plus amères que jamais. De toute façon, rien ne t'intéresse en dehors de prendre le contrôle de Séoul. Tu es exactement comme Yuta.

— Chittaphon...

— Je le savais bien, de toute façon. J'ai été con de croire que-

— Si tu le savais si bien, pourquoi est-ce que tu es venu me parler, ce jour-là ? avait hurlé Taeyong, à bout de nerfs.

Puis, sans laisser le temps au noiraud de répondre, il avait raccroché.
Il n'avait pas apprécié que son chéri le compare à son pire ennemi. Il n'avait pas non plus apprécié la manière dont il lui avait crié dessus, comme si tout était de sa faute.

De son côté Chittaphon s'était roulé en boule et avait pleuré, longuement, regrettant déjà d'avoir agi ainsi.
C'était à Yuta qu'il devait s'en prendre. Pas à Taeyong.
Quel con, en quelques phrases il avait tout gâché.

Heureusement pour lui, heureusement pour eux, Taeyong était bien trop amoureux pour lui en vouloir.
Cinq jours plus tard, ils s'étaient revus, mais ils n'auraient jamais dû.
Yuta, l'avait su et était allé menacer Taeyong. Il était même allé jusqu'à enduire la voiture du rosâtre d'essence avant d'y mettre le feu.
Chittaphon avait eu peur pour la vie de son amant qui, malgré tous ses mots doux, n'était pas parvenu à le rassurer.

Cela leur avait brisé le cœur mais ils avaient pris la décision de se séparer.
Et Taeyong s'était efforcé à haïr à nouveau Chittaphon, même si, au fond de lui, il en était incapable. Mais le jeune homme préférait agir ainsi pour se protéger, pour ne pas tenter de le revoir, aussi.

Jaehyun était venu vivre chez le coréen peu après, prétextant des raisons personnelles, tandis que Yuta avait obligé le thaïlandais à venir habiter dans son immeuble, permettant ainsi au japonais de contrôler le moindre de ses mouvements.

POISON - taetenDes histoires addictives. Découvrez maintenant