Quelque année plus tard....Rick
La lumière du matin filtre doucement à travers les rideaux, baignant la chambre d'une lueur dorée. Tout est calme, paisible, comme si le monde entier s'était accordé pour préserver ce moment parfait. Et là, près de moi, elle dort. Océane.
Elle est lovée contre moi, une main posée sur mon torse, son souffle léger réchauffant ma peau. Je la regarde, incapable de détourner les yeux. Elle est magnifique, même avec ses cheveux ébouriffés et son visage encore marqué par le sommeil. Mon regard descend doucement, et je pose ma main sur son ventre, là où une petite vie grandit, une partie d'elle et une partie de moi.
Je ne peux m'empêcher de sourire en pensant à tout ce qu'on a traversé pour arriver ici. Toutes ces épreuves, ces larmes, ces moments où on pensait que tout allait s'effondrer... Et pourtant, nous y sommes. Ensemble. Heureux.
Océane murmure quelque chose dans son sommeil et bouge légèrement. Je caresse tendrement ses cheveux, mes doigts glissant sur leurs mèches soyeuses. Elle ouvre lentement les yeux, ce regard bleu qui m'a toujours captivé. Et puis elle sourit. Ce sourire... Il me tue à chaque fois.
— « Debout, marmotte, » dis-je doucement. « On doit aller chez ton père aujourd'hui. »
Elle grogne légèrement et se blottit davantage contre moi, comme une enfant cherchant à échapper à ses obligations.
— « Je ne veux pas bouger, » murmure-t-elle, la voix encore ensommeillée. « Je veux rester dans le lit toute la journée... Et puis, je suis trop grosse. » Elle pose une main sur son ventre en me lançant un regard faussement accusateur. « C'est ta faute, n'oublie pas. »
Je ris doucement, un rire plein de joie, de légèreté.
— « N'oublie pas non plus que je n'étais pas tout seul ce jour-là, » répliqué-je en l'attrapant pour la serrer contre moi.
Elle rit à son tour, ce rire clair et sincère qui emplit la pièce comme une mélodie. Elle me tape gentiment le torse, faisant mine de bouder, puis se retourne, dos à moi.
— « Si tu m'embrasses, » ajoute-t-elle malicieusement, « tu auras une surprise pour le petit-déjeuner. »
Je me redresse légèrement, intrigué, et la vois esquisser un sourire en coin, ce sourire qui me fait craquer à chaque fois.
— « Une surprise ? » demandé-je en me penchant vers elle.
Elle se retourne enfin, ses yeux pétillants de malice.
— « Oui, une surprise. Mais seulement si tu fais des pancakes au Nutella. »
Je ris à nouveau, secouant la tête.
— « Si tu dis que tu m'aimes, peut-être que je le ferai, » plaisanté-je en caressant doucement sa joue.
Elle roule des yeux, mais son sourire s'élargit. Elle n'a plus d'ombres dans le regard, plus de douleur qui pèse sur elle. Juste cette lumière, cette joie simple et éclatante qui me remplit de bonheur à chaque fois que je la vois.
Depuis qu'on est ensemble, Océane a changé. Elle sourit plus souvent, elle parle avec plus de facilité. Elle a appris à laisser le passé derrière elle, à ne plus se laisser définir par ce qu'elle a traversé. Elle a appris à vivre, à aimer, et surtout, à s'aimer.
Nous avons construit une vie simple, mais belle. Rosy est mariée et maman d'un petit garçon. Jeremy, lui, est devenu papa mais personne n'avais vu venir et surtout pas lui ! Des jumeaux ! deux petits garçons adorabe et Océane en est folle . Et le plus incroyable, le plus miraculeux, c'est que Laura remarche. Chaque visite chez elle est un rappel de la force et de la résilience qu'on peut trouver, même dans les moments les plus sombres.
Mais rien n'égale ce que je ressens quand je suis avec Océane. Elle est mon centre, mon refuge, et maintenant, la mère de mon futur enfant.
— « Je t'aime, » dit-elle finalement en posant ses lèvres sur les miennes.
Ce sont ces mots qui me font vivre. Ces mots simples, mais pleins de promesses.
Je la prends dans mes bras, et elle se laisse aller, posant sa tête contre mon épaule.
— « Tu sais, » dis-je doucement, « je ne te promets pas que chaque jour sera parfait. Mais je te promets que je ferai tout pour te rendre heureuse. Toi et notre bébé. »
Elle relève la tête, ses yeux brillants de larmes, mais ce sont des larmes de bonheur.
— « Et je te promets de toujours te laisser faire des pancakes au Nutella, » plaisante-t-elle, et nous éclatons de rire ensemble.
Dans cette pièce baignée de lumière, dans ce moment suspendu, je sais une chose avec certitude : nous avons réussi. Nous avons trouvé le bonheur. Et rien, ni personne, ne pourra jamais nous l'enlever.
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Seule, tome 2 : Ils veulent que je réaprenne a vivre !
RomantizmMon histoire ne se termine pas dans un drame absolu. Elle est loin d'être achevée. Après tout l'enfer que j'ai traversé, je dois désormais réapprendre à vivre. C'est, malheureusement, un nouveau combat que je dois mener... mon combat.