Thomas restait tétanisé, le moindre faux pas pouvait s'avérer fatal. Si l'homme n'avait pas encore tiré c'est qu'il n'avait pas envie de le faire, mais il en était capable si il était attaqué. De plus il semblait savoir s'en servir vu qu'il avait enlevé la sécurité. Il fallait qu'il gagne du temps mais l'homme pouvait très bien parler espagnol. Sophie avait du arriver à la même conclusion car elle commença à lui parler, il ne comprenait pas ce qu'ils disaient mais c'était la diversion parfaite. Il prit son couteau, jeta un coup d'œil en arrière et le jeta discrètement sur Hector. Le petit cri de douleur qu'il entendit lui signifia qu'il avait réussi son coup. La suite de son plan dépendait maintenant de la réaction de son ami. Un regard en direction de l'homme au tatouage lui fit comprendre qu'il commençait à être à bout de nerf, et il craignait ce qui se produirait quand il exploserait. Un craquement dans la forêt sur sa droite fit se retourner l'agresseur. Apparemment Hector n'avait pas été assez discret mais c'était une occasion parfaite. Il lui sauta dessus lui faisant lâcher son arme qui alla voler deux mètres plus loin. Il le mit à terre, se plaça au dessus de lui et c'est à ce moment là qu'il se rendit compte que Hector était encore au niveau du camp. Le bruit dans la forêt ne venait pas de lui. Une forme sombre déboula et l'éjecta quelques mètres plus loin. Un autre homme, musclé avec le crane rasé, prit l'homme au cheveux long par le col et le remit sur ses pieds. Il le poussa vers la forêt et ils commencèrent à courir dans cette direction. Un coup de feu retentit. L'homme musclé s'écroula, tandis que l'autre jeta un regard paniqué avant de continuer sa course sans s'arrêter. Thomas se retourna et vit Sophie, le pistolet en main, le doigt enfoncé sur la détente. Elle lâcha l'arme qui alla s'écraser à ses pieds. Elle tomba à genoux et commença à sangloter. Thomas fit un signe à Hector pour lui dire d'aller vérifier l'état de l'homme, même si la flaque rouge qui imbibait l'herbe autour de lui laissait peu de place au doute. Il se rapprocha alors de Sophie pour la consoler.
« J'ai... Je... Je l'ai tué... Il est mort, bafouilla-t-elle.
- Sophie, c'est le jeu, il faudra tous passer par là si on veut survivre.
- Je suis une meurtrière, une meurtrière, répéta-t-elle sans donner l'impression qu'elle entendait Thomas, je ne peux pas... c'est un cauchemar.
- Sophie, calme toi, respire, concentre toi sur ta respiration. »
Elle ne l'écoutait pas et était sur le point de faire une crise de panique. Un regard vers Hector confirma l'état du corps. La balle reçut dans le dos lui avait été fatale. Se tournant de nouveau vers Sophie, il eu une idée. Il espéra qu'elle marcherait. Il se rapprocha d'elle et l'embrassa tendrement sur les lèvres. Elle se tue d'un coup, et quand Thomas s'écarta, son regard était empli d'étonnement. Thomas sourit, son idée avait marché. Il demanda alors:
« Ça va mieux ? Tu as repris tes esprits ?
- Heu... oui, mais, tu viens de...
- De t'embrasser oui, dit Thomas avant d'éclater de rire.
- Quoi ? qu'est ce qu'il y a de drôle ?
- T'es complètement rouge. Pas besoin d'être gênée comme ça, même si ça te donne un petit coté mignon. » Il se retourna et cria à Hector, toujours à l'autre bout de la clairière : « Tu as trouvé quelque chose d'intéressant ?»
- Non, il n'avait rien sur lui, répondit-il en se rapprochant, il reste combien de balles dans le pistolet ?
- Quatre, répondit Thomas après avoir vérifié, il faudra les utiliser avec parcimonie. On devrait lever le camp, l'homme qui s'est enfui pourrait revenir et le coup de feu à dû être entendu dans tous les alentours. Des gens pourraient venir.
- On est en plein milieu de la nuit et Sophie n'a pas dormi, il faut qu'elle se repose pour être en forme, et nous aussi dans une moindre mesure. Justement, si les gens ont entendu un coup de feu, ils éviteront de s'approcher, surtout s'ils ne sont pas armés. On fera juste bien plus attention.
- Si vous pensez que c'est le mieux, je m'incline devant la majorité, concéda Thomas. Sur ce, je vous conseille d'aller dormir, je te réveillerais dans quelques heures, Hector. »
Tandis que les deux autres retournaient se coucher Thomas s'arma du pistolet et alla faire un tour dans la forêt. La zone autours du camp était calme et elle le resta jusqu'au tour de Hector. Avant de le réveiller, Thomas jeta un coup d'œil à Sophie. Elle s'agitait dans son sommeil, sûrement en plein cauchemar. Ce n'était pas étonnant, au vu des derniers événements. Il se pencha vers elle et l'embrassa. Elle cessa de gigoter et sa respiration redevint calme. Il sourit et alla réveiller Hector.
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Exsercratio
Misterio / SuspensoLe vol A 320 en direction du Pérou promettait d'être tranquille, mais c'était avant qu'il se fasse détourner et que tout les passagers de l'avion dussent participer à un jeu mortel. Hector, en voyage pour voir ses parents, se retrouve alors à devoir...
