Chapitre 8 : Draco

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  Potter était assis contre les lavabos des toilettes. la plaie qu'il avait sur le bras gauche s'était rouverte. Un léger filet de sang s'en échappait. Il était assis au milieu de l'eau qui avait débordé des lavabos ouverts, le regard vide et des larmes coulant de ses yeux émeraudes. Voir Harry ainsi, aussi triste et démunie, cela brisait le cœur de Draco. Pansy regardait avec compassion le Gryffondor avec compassion et fit signe au Serpentard d'aller le voir. Il s'avança doucement vers lui mais Mimi lui coupa la route.

  - Je te laisserai pas lui faire de mal Malfoy.

  - Je veux rien lui faire au contraire, soupira le blond avec exaspération, on a fait la paix hier.

  - Comment je peux te croire ?

  - Tu penses vraiment qu'on se serait embêter à le chercher dans tout Poudlard juste pour venir le faire chier, s'énerva la brune.

  - Bon, je te fais confiance. Mais fais attention, il a encore fait un cauchemar... un peu trop violent.

  - Ca lui arrive souvent ? demanda le blond.

  - Oui, à chaque fois qu'il vient se réfugier ici.

  Le fantôme se mit sur le côté pour laisser passer le Serpentard avec un petit sourire d'encouragement. Il s'avança vers le brun lentement pour essayer de ne pas l'effrayer. Ses pleurs se firent encore plus distinct quand il approcha des lavabos, ce qui fendit le coeur de Malfoy. Il s'agenouilla à côté de lui et posa doucement une main sur son épaule. Harry leva la tête d'un coup, ses yeux verts remplis de peur se posèrent sur Draco. Quand il le reconnut, la lueur de peur dans son regard s'estompa légèrement.

  - Ça va pas Potter ? lui demanda le blond en douceur.

  - C'est ma faute... Tout est ma faute... dit-il faiblement en réfugiant son visage dans ses bras.

  - Mais non enfin, t'as rien fait de mal, essaya de le rassurer le Serpentard.

  - Si, c'est ma faute si mes parents sont morts, c'est ma faute si Cedric n'est plus de ce monde et c'est ma faute si Voldemort est de retour !

  - Potter calmes-toi.

  Le Gryffondor releva la tête en reniflant, ses yeux larmoyant plongeant dans les miens. Il se cala dans les bras de Malfoy et se mit à pleurer de plus belle. Ils avait besoin de tout laisser sortir. Le blond ne le repoussa pas, au contraire. Draco mit ses bras autour de lui pour le rassurer, un peu hésitant à faire ce genre de chose. C'est vraie que ça ne lui ressemble pas du tout de faire une chose pareil, mais une fois ne le tuera pas. La tête du brun était posé sur don torse et ses larmes mouillèrent son t-shirt. Le Serpentard caressa ses cheveux corbeau en détournant le regard, entourant son buste de sa main libre pour le coller à lui. Harry commençait à se calmer petit à petit en soupirant, il était bien dans ses bras, en sécurité, et Draco osa finalement le regarder alors qu'Harry préférait garder les yeux fermés.

  - Ça va mieux ? lui demanda le blond.

  - Oui...

 Il leva la tête pour regarder le blond, plongeant ses yeux dans son regard orage qui n'était ni inquiet, ni exaspéré mais bizarrement rassurant.

  - Désolé que ce soit tombé sur toi, s'excusa-t-il.

  - C'est rien, dit le blond en le lâchant.

  Harry tourna la tête et remarqua  Pansy et Mimi qui led regardaient avec un regard amusé.

  - Salut Parkinson.

  - Salut Potter. Appelles-moi Pansy.

  - Si toi tu m'appelles Harry.

  Harry sentit quelque chose s'appuyer doucement sur la plaie de son bras gauche, lui faisant pousser un petit gémissement de douleur pas très virile.

  - Désolé, je voulais juste essuyer le sang, s'excusa Malfoy.

  Ils attendirent quelques instants mais le sang ne coagulait pas et continuer de couler de la plaie.

  - Pansy, tu pourrais aller chercher des bandages à l'infirmerie, lui demanda le blond.

  - Bien sûr Dray, je fais vite.

  Elle partit faire ce que lui avait demandé le blond, les laissant seul dans les toilettes, Mimi étant parti faire un tour dans les conduits pour déprimer tranquillement. Il y eut d'abord un long blanc puis Draco prit la parole.

  - Ta main... Elle ne te fait pas trop mal ?

  - Quand on copie les lignes oui mais après ça va. Je me suis surtout bien habitué à force d'en avoir écrites.

  - Je vois. Je peux quand même vérifier que tout aille bien.

  - Oui, si tu veux.

  Le blond prit doucement son bras droit et vérifia les plaies. Il avait l'air inquiet en voyant la phrase qu'Harry avait sur la peau depuis hier, à peine refermé.

  - Ne te laisses pas déconcentrer par des insectes, me dit-il en se tournant vers le Gryffondor.

  - Quoi ?

  - N'écoutes pas ce que raconte Ombrage, ce n'est qu'un insecte au bord de ton chemin, compris ?

  Harry acquiesça et sourit doucement avant de retourner voir si sa plaie se fermait bien.

  Entre temps, Pansy revint avec des bandages et du désinfectant.

  - Tiens Dray.

  Le Serpentard avait terminé d'inspecter le bras droit du brun et, étant sûr qu'il allait bien, prit les bandages.

  - Fait voir ton bras.

  Harry lui tendit son bras gauche, faisant tomber quelques gouttes de sang dans l'eau sur le sol.

  - Ça va piquer un peu, le prévient-il.

  Il désinfecta la plaie, faisant faire une petite grimace de douleur à Potter. Puis il la banda avec douceur.

  - Voilà, ça ne doit plus bouger maintenant.

  - Merci Malfoy.

  - Bon les garçons, commença la brunette, si on sortait des toilettes un peu pour aller voir la lumière du jour.

  - Oui, acquiesça le Serpentard, je n'en peux plus de l'odeur épouvantable de ces toilettes.

  - Je vais vous laisser alors, dit faiblement Harry en regardant le sol trempé.

  - Mais non, vient avec nous, proposa Pansy.

  - Je sais pas...

  - Aller, l'encouragea le blond, je ne t'attendrai pas toute la journée.

  Harry soupira avant de se lever, arrachant un léger sourire au blond. Il sortirent des toilettes et passèrent la journée ensemble. Ce fut une des plus belle journées qu'Harry passa depuis qu'il est en 5ème année, et contre toutes attentes, il la passa avec des Serpentards, avec Pansy Parkinson et Draco Malfoy. Ils ont rigolé tous ensemble, ce que chacun pensait impossible. Grâce à Drago la vie de Harry retrouvait des couleurs et il commençait à se sentir moins seul.

  mais tout ne pouvait pas rester ainsi éternellement.

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