Ukulélé et Scrable.

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PDV ERIN

— ERIIIIIIIIIIIN !

Alors que j'essaie de fuir un énorme coq à quatre têtes, je sens une grosse masse s'affaiser sur moi. En grognant de douleur et de fatigue, je remonte la couverture sur ma tête, mais la grosse masse sur moi ne semble pas être d'accord, et la tire encore.

— Mhhhpfffchhhlkkkkkkk...

— Erin ! Erin ! Erin debout !

La voix aigue de Josie casse mes tympans, et elle commence à sautiller sur mon lit.

Putain où est passée la petite none sur la terrasse de Thomas ?

— Erin ! Réveille toi !

— Josie...grogné-je. Laisse moi mourir en paix...

— Mais Erin pourquoi veux-tu mourir ?! Allez lève toi !

Pourquoi je veux mourir ?

1. Je suis une conne.

2. Je suis une imbécile.

3. Je suis une idiote.

4. Je suis misérable.

Mais par dessus tout, j'ai embrassé Aspen.

J'ai embrassé l'agneau.

J'ai embrassé le frère de Tobias.

J'ai embrassé le copain d'Emillie.

J'ai embrassé le copain de ma soeur.

Putain.

— Allez Erin ! Lève toi !

Agacée, je me redresse brusquement, tire sur sa jambe et la voilà qui se mange le parquet.

— Seigneur...geint-elle.

— Tu vas me dire ce qui te prends maintenant ?! Putain, on ne peut même pas dormir librement sur cette planète ! Mais où va ce putain de monde ?! hurlé-je, hors de moi.

Non mais c'est vrai quoi !

Mettez vous à ma place, j'ai passé la plus pire soirée et les pires secondes de ma vie hier soir, j'ai commis un acte qui est probablement impardonnable et tout ce que je veux, c'est m'enterrer sous mes couvertures et n'en sortir que trois siècles après !

Probablement alarmée par mes cris, la porte s'ouvre à la voilée sur Dylan, des rouleaux sur la tête.

— Euh, tout va bien ici ?

À la place, je ne réponds pas, mais me lève, ouvre la fenêtre en grognant.

— Je voulais juste la réveiller...commence Josie. Je pensais qu'elle l'avait oublié.

— Oublier quoi ? répondé-je d'une voix sèche.

— Bah le pique-nique, répond Dylan comme ci c'était une évidence.

Je fronce les sourcils, en me grattant la tête.

— Euh, quel pique-nique ?

Dylan se frappe le front, Josie pousse un long soupir.

— Mais Erin voyons ! On s'était dit hier soir qu'on allait faire un pique-nique à l'autre bout de la montagne, et qu'on allait jouer au scrable !

— J'ai dit ça ? dis-je d'une voix aigue.

— Bah oui, et t'avais même dit qu'on allait aussi inviter les autres.

— Les autres ?

— T'es sérieuse ?

ERINOù les histoires vivent. Découvrez maintenant