— Et une rose pour ma belle Lalla !
— Oh, c'est gentil ! dit-elle en souriant pour le remercier. Il lui rend un sourire large.
— Ravi de vous voir souriante ! Depuis le départ de mon frère, je vous trouve un peu triste.
— Ça se voit tant que ça ?
— Il vous manque, hein ?
En guise de réponse, elle lui offre un sourire timide. C'est vrai qu'il lui manque, mais, au fond, qu'il soit là ou pas, **il ne lui accorde jamais l'attention qu'elle désire vraiment**.
Elle se sent comme un objet décoratif dans cette maison : un objet que tout le monde trouve magnifique, un objet dont il se vante comme d'un trophée.
Mais pas une femme aimée.
Terence penche légèrement la tête pour capter son attention. Elle semble ailleurs.
— S'il vous manque tant, appelez-le !
— Il doit être occupé. Je ne veux pas le déranger...
— Pas du tout ! Depuis trois jours qu'il est parti, je l'ai presque tout le temps en ligne !
— Oh... vraiment ?
— Absolument ! répond-il, rayonnant.
Lalla se sent soudain stupide. Elle a essayé de l'appeler plusieurs fois. En vain.
À chaque appel, c'est sa secrétaire qui répondait, prétextant qu'il était débordé.
Mais ce que Terence vient de dire confirme ses soupçons : **il l'évite délibérément**.
Cette vérité lui fend le cœur. Une douleur vive, brutale.
— Si vous craignez de le déranger, je l'appelle pour vous ! propose Terence en sortant son téléphone.
— Euh... oui, d'accord... dit-elle, curieuse de vérifier si elle exagère.
Il lance l'appel. Gary décroche **presque immédiatement**, un large sourire aux lèvres.
— Tu es occupé ? demande Terence.
— Pas du tout !
— Devine qui n'ose pas t'appeler de peur de déranger le grand homme occupé que tu es ?
— Qui ?
— Tadam ! dit Terence en retournant la caméra vers Lalla.
Elle remarque aussitôt le **changement d'attitude** de son mari. Elle comprend : **il l'ignore volontairement.**
— J'ai tenté de te joindre...
— Désolé, chérie, mais je dois raccrocher. J'ai une réunion qui commence dans peu...
— D'accord, passe une bonne...
Elle n'a même pas le temps de terminer sa phrase. Il a déjà raccroché.
Gêné, Terence range aussitôt son téléphone.
— On le rappellera plus tard... J'ai dû appeler au mauvais moment.
— Non, ça va. Ce soir, que voulez-vous manger ?
— Eh bien... du ragoût, et en dessert, des crumbles aux pommes !
— Vous avez les yeux qui brillent ! Vous aimez ça, on dirait.
— Ce sont mes préférés, dit-il joyeusement.
— Je préviendrai la cuisine.
— D'accord. Et vous, c'est quoi votre programme aujourd'hui ?
— Oh, pas grand-chose. À part rester en chambre. Et vous ?
— Je venais juste me changer avant de retrouver des connaissances, mais... vous me déprimez avec votre programme.
— Ah ah ! Donc quoi ? Vous ne voulez plus sortir ?
— Et vous laisser seule ? Ce n'est pas bien, pour une femme mariée, de déprimer autant quand son mari n'est pas là. Elle devrait garder bonne mine... on ne sait jamais, il pourrait faire une surprise !
— Gary n'est pas du genre à faire des surprises. Et je ne déprime pas, je suis juste... casanière.
— Oh vraiment ?
Elle hoche la tête avec un sourire léger avant de s'excuser et de s'éclipser.
Terence reste là, pensif. Il a bien vu : **Gary a menti**, et **Lalla en a souffert**. Il regrette son geste. Peut-être n'aurait-il pas dû l'appeler.
Mais il veut rattraper sa maladresse. Peut-être qu'il peut lui offrir **un peu de réconfort.**
Il monte les escaliers jusqu'au pavillon de son frère.
En arrivant devant la porte de la chambre conjugale, il s'arrête net : la porte est entrouverte... et **Lalla est nue, de dos, en train de se changer**.
Il reste figé, hypnotisé un instant par **la beauté interdite.**
Mais il se ressaisit et recule précipitamment, sans se faire voir.
> *Il aurait dû rester à sa place. Pourquoi a-t-il voulu jouer les altruistes ?*
> Son frère a une femme sublime. Des courbes saisissantes.
> *Ressaisis-toi, Terence. C'est l'épouse de ton frère. Oublie cette image. Oublie-la...*
---
### ~~•••••••~~
— On organise une fête et je ne suis pas au courant ?
— C'est monsieur Terence qui nous l'a demandé. Pour l'arrivée de monsieur votre époux.
— Gary ? Il revient dans deux jours !
— Ah non, madame. Il semblerait que ce soit pour aujourd'hui.
— Oh... Et Terence ? Il est où ?
— Dans le jardin de roses.
Lalla remercie poliment la servante avant de partir.
Le jardin de roses est son havre de paix, depuis qu'elle a emménagé ici.
Ce qu'elle ignore, c'est que **ce même jardin est aussi un refuge pour Terence, depuis l'enfance.**
Aujourd'hui, il s'y est réfugié pour essayer de **chasser l'image de Lalla nue** de son esprit. C'est malsain.
Mais elle le hante.
— Ah, vous voilà !
— Vous me cherchiez ?
— Oui. Gary rentre aujourd'hui ?
— Oui, il a pu se libérer plus tôt. Vous ne le saviez pas ?
— Non, je viens de l'apprendre...
— Il voulait sûrement faire une surprise !
— Quelle gourde je fais...
— Je vous l'ai dit, il est plein de surprises !
— Dites-moi... je vous ai fait quelque chose de mal ?
— Hein ? Quoi ? Bien sûr que non !
— Ces derniers jours, j'ai l'impression que vous m'évitez.
— Mais non ! C'est une impression, rien de plus. Je ne vous évite pas.
— Oh... je me fais des films, alors.
— Effectivement.
— Bien. Je vais me préparer pour attendre Gary...
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✨ **Un nouveau chapitre sera posté tous les deux jours !**
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Insoutenable Désir [ CORRIGÉE ]
Romantikaprès 10 ans passés à l'étranger, Terence Byrne revient à Londres passer une année sabbatique dans la maison familiale où vie à présent Gary Byrne son frère aîné et son épouse Lalla. toujours entre deux avions Gary accorde peu d'attention à son épou...
![Insoutenable Désir [ CORRIGÉE ]](https://img.wattpad.com/cover/277336839-64-k507000.jpg)