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— Terence, on peut parler ?

— Je n'ai pas droit à un "joyeux anniversaire" ?

— Dans le jardin de roses, dans deux minutes ! dit Lalla avant de s'éloigner nerveusement. Elle n'arrive pas à être tranquille depuis la menace de Terence. Elle craint qu'il agisse de façon irréfléchie et qu'il ruine son mariage.

Terence reste un moment dans la salle, avant de s'éclipser rapidement.
À peine est-il parti que Gary arrive dans la salle, le cherchant des yeux.

— Où est Terence ? demande-t-il autour de lui, quand Lena lui répond :

— Je l'ai vu sortir tout à l'heure, sans doute qu'il est dans l'autre salle.

— Merci !

— Il y a un souci ? demande Aïdan, sentant un brin de colère chez Gary, qui pourtant est toujours zen.

— Tu étais au courant ?

— De quoi ?

— Rien ! dit Gary en s'éloignant.

Aïdan le regarde partir, se demandant si Terence a vraiment agi comme il l'avait prédit.

— Bordel, Terence ! Qu'est-ce que tu as foutu ? dit Aïdan en sortant à son tour.

— Vous avez vu mon frère ?

— Je l'ai vu se diriger vers le jardin de roses ! répond un garde.
Gary le remercie avant de s'y diriger. Il veut juste que son frère démente, qu'il lui dise que ce n'est pas de Lalla dont il s'est épris.

— Je suis là ! Pourquoi vouloir me parler à l'écart ?

— Terence, oublie cette idée de tout raconter, je t'en prie !

— Dis-moi Lalla, tu me considères aussi peu que ça ? Je n'ai même pas droit à un "joyeux anniversaire" ?
Terence le demande sincèrement, déçu de voir à quel point Lalla le considère si peu.

— Tu crois que c'est le problème là ? Je te parle d'un problème sérieux !

— Sérieusement, ai-je été le seul à ressentir du bonheur pendant nos moments ensemble ? Ai-je été le seul à te considérer ?
J'étais simplement un outil pour calmer tes frustrations ?
Les questions de Terence sont remplies de douleur. Lalla baisse les yeux en se mordant la lèvre.

— Tu n'étais pas un outil ! Terence, pourquoi tu veux rendre les choses difficiles ? Nous avons tous les deux commis une erreur !
Oui, j'ai passé de merveilleux moments à tes côtés, oui, j'ai aimé cette idylle entre nous, mais c'était une erreur ! Je suis la femme de ton frère...

— Je t'aime, Lalla ! Je suis amoureux de toi. Rien qu'un mot et on s'enfuit loin d'ici !
Un mot de toi, et je suis prêt à me mettre ma famille entière à dos ! Rien qu'un mot, Lalla, et je t'emmène avec moi !

— Terence...

— Je t'en prie ! Ne me rejette pas ! Je n'arrive pas à te sortir de mon esprit !
Son visage est à quelques centimètres de celui de Lalla, qui sent sa chair la trahir lorsqu'il lui effleure les lèvres.

Toutes les sensations oubliées des lèvres de Terence lui reviennent graduellement, au fur et à mesure qu'il prolonge leur baiser.

— Je t'en prie, Lalla ! supplie-t-il en posant son front contre le sien.

— J'aime Gary, je l'aime sincèrement !

— Tu m'aimes, mais tu embrasses mon frère ! Mon frère, Lalla, bordel, mon frère !
Gary se tient en face d'eux, les poings serrés.

— Ga... Gary ! dit Lalla, tremblante, en regardant Terence, qui la serre contre lui pour la rassurer.

— Mon épouse ! Mon épouse, bon sang ! Comment avez-vous pu me faire un coup pareil ?

— Calme-toi, Gary, on va tout t'expliquer ! dit Terence en regardant son frère.

— Je ne suis pas calme, tu trouves ? NE ME DIS PAS DE ME CALMER, IMBÉCILE !
De toutes les femmes, il a fallu que ce soit la mienne ! Et toi, Lalla, de tous les hommes, il a fallu que ce soit mon petit frère ?

— Gary, pardonne-moi ! Je...

— Te pardonner ? Je ne vais pas faire de scandale, mais dès que les invités seront partis, je veux que tu prennes tes affaires et que tu quittes cette maison !
Vas donc terminer ton idylle avec lui !
Quant à toi, Terence, je réalise que je n'ai jamais compté pour toi. Je veux te frapper, mais je n'y arrive même pas !
J'ai tellement cédé à tes caprices, j'ai pratiquement tout partagé avec toi, à tel point que tu as cru que c'était le cas avec mon épouse !

— Gary, je t'aime ! Je t'aime...

— Oh, pitié, tais-toi ! Tais-toi, Lalla ! Qu'est-ce qui te différencie de ces putes qui traînent dans les rues là ?

— Lalla est tout sauf une prostituée ! Je ne vais pas te laisser la traiter de la sorte !
Intervient Terence automatiquement. Il ne laissera personne rabaisser Lalla.

— Toi, ta gueule ! Ta gueule ! dit Gary, de moins en moins calme. Il est à deux doigts de casser la figure de son frère.

— Ne la traite plus jamais de prostituée, Lalla n'en est pas une ! Excuse-toi immédiatement !

Gary ouvre grand les yeux et regarde son frère cadet, qui hausse le ton sur lui. Hors de lui, ne pouvant plus contenir sa colère, Gary lui envoie un coup en pleine figure.

— Qui doit des excuses à qui ? Qui ? Tu n'as aucune trace de culpabilité sur le visage !

— Je suis désolé, mais j'aime Lalla et je vais l'épouser !

— Faites ce que vous voulez. Vous n'existez plus pour moi à compter d'aujourd'hui.
Je n'ai plus de frère. Je n'ai plus de femme !
Sur ces derniers mots, Gary tourne les talons en refoulant ses larmes.

Aucun des deux ne mérite qu'il pleure, mais il a tellement mal qu'il s'écroule sur le sol, hors de leur vue.
C'est Aïdan qui le voit, alors qu'il se dirigeait vers le jardin.

— Gary, ça va ?

— Tu le savais, hein ? Tu savais ce qui se tramait dans mon dos, n'est-ce pas Aïdan ?

— Je suis désolé, je l'ai su que récemment ! Mais je ne pensais vraiment pas que Terence était sérieux, dit-il, désolé, en l'aidant à se redresser.

— Mon frère me vole ma femme ! Mon frère, mon sang ! Mon sang ! Si je ne peux pas faire confiance à mon frère, alors à qui ?

— Te voler ta femme ? Ne me dis pas que ce con et Lalla...

— C'est moi, le con ! Je n'ai rien vu !

— Terence, qu'as-tu foutu...

Aïdan regarde Gary et il peut comprendre sa peine. Être trahi ainsi doit faire sincèrement mal.

— Je vais me coucher ! Et s'il te plaît, tu peux ne pas extrapoler cette trahison ?
Peut-être qu'ils voudront aller ailleurs pour être en paix. Je n'ai pas envie que Lalla soit pointée du doigt ou que mon frère soit discrédité...

— Gary, tu crois que c'est le moment de penser à eux ? Ils sont grands, ils connaissent les retombées !
Mais t'inquiète, je ne dirai rien. Toi aussi, tu risques d'être l'objet de railleries.

— Je le mérite ! Je n'ai pas été foutu de voir ce qui se tramait sous mes yeux !

— Ne te blâme pas ! C'est eux qu'il faut blâmer, et personne d'autre !

Gary ne dit plus rien et se dirige vers ses appartements.
En vérité, il ne réalise toujours pas ce qui se passe, et il prie pour être en plein cauchemar.

Insoutenable Désir  [ CORRIGÉE ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant