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— On s'installe là ? proposa Gary à son épouse, qui acquiesça en l'aidant à étaler le tissu sur l'herbe avant de sortir la nourriture qu'ils avaient envoyée pour le pique-nique.

— Je suis crevé ! dit Gary en prenant place. Faire les magasins, c'est essoufflant.

— Je te ferai un massage ce soir !

— Volontiers ! répondit-il, souriant.
Elle tartinait le pain pendant qu'il débouchait le vin.

— Tiens ! lui tendit-elle un sandwich qu'elle venait de bricoler. Il le prit des mains et croqua à pleines dents, affamé.
Elle resta figée un moment à le contempler, le cœur battant. Son époux était tellement beau qu'elle en perdait les moyens.

— Quoi ? demanda-t-il en lui tendant une coupe à moitié remplie, qu'elle saisit.
Leurs doigts s'effleurèrent, et un courant électrique traversa Gary qui racla la gorge. Ce n'était pas le moment pour penser à des choses coquines.

— Merci !
— Santé !
— À nous !
— À nous !

Ils burent le contenu après avoir trinqué, sans se lâcher du regard.
Elle frissonna en lisant aussi limpide le désir dans les yeux de Gary. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas vu cette étincelle dans son regard, qu'elle en était fébrile.

Ils passèrent le reste de la journée agréablement, renouant peu à peu les liens défaits pendant ces années de froideur. Tous deux espéraient vite oublier ce volet sombre de leur mariage.

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Couché dans son lit, des éclats de voix le tirèrent de sa zone de confort. 
Il rejoignit le salon et y trouva Lalla et Gary qui s'amourachaient. 
Visiblement, ils venaient d'arriver et avaient passé une meilleure journée que lui. 
Il avait passé tout son temps à deviner ce que Lalla trafiquait, se demandant si elle avait pensé à lui, ne serait-ce qu'une fois.

— Bonsoir ! salua joyeusement Gary, torse nu. 
Lalla baissa les yeux.

Elle avait envie de lui hurler de mettre une chemise. Ce n'était pas possible de se pavaner à moitié nu dans la maison alors qu'il ne vivait pas seul. 
Terence remarqua le trouble de Lalla et esquissa un fin sourire malgré lui. Finalement, il lui faisait toujours de l'effet. Elle n'avait pas totalement oublié ce qui les unissait, et rien que cette perspective le rendait joyeux.

— Vous avez passé une bonne journée, on dirait ! Je me sens mis à l'écart là !

— Désolé, frérot ! On avait besoin de se retrouver.

— Ça se comprend ! Tu as été tellement absent qu'elle aurait pu se sentir rejetée, dit très calmement Terence. 
Lalla leva les yeux vers lui, mal à l'aise avec sa remarque, mais baissa aussitôt les yeux, sentant le rouge lui monter aux joues.

— Même toi, qui es là depuis peu, tu l'as remarqué ! J'ai été con !

— On peut te la piquer, tu sais !

— Il n'est pas encore né ! rigola Gary.

Au même moment, son téléphone sonna. Il s'excusa.

— Je vais me laver ! dit Lalla en lui posant un baiser sur la joue. 
Elle monta les escaliers tandis que Gary se dirigeait dans le jardin pour passer son appel.

— C'est le travail ? demanda Terence à son frère, qui acquiesça. 
Terence fit signe qu'il montait se changer.

Alors que Lalla retirait sa robe, elle sentit une présence dans la pièce.

— Tu as fait vite ! C'était qui ?

— Oh, il est toujours au téléphone !

— Merde Terence ! Qu'est-ce que tu fous ? s'alarma Lalla en attrapant un drap pour se couvrir. 
Terence eut un rire moqueur en se rapprochant d'elle.

Insoutenable Désir  [ CORRIGÉE ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant