Les mains devant la bouche, les larmes aux yeux, Terence regarde, ému, la petite frimousse du nouveau-né qu'il trouve fascinant.
Toujours dans l'émotion, il donne un coup légèrement fort à l'épaule de Gary, qui lui aussi est sans voix devant ce petit être qu'il admire à travers la grande vitre.
— Tu t'es cloné, j'y crois pas !
— Ça me paraît irréel ! Qui aurait cru que dans l'énorme ventre de Lalla se cachait un si petit être ?!
— J'ai peur des femmes !
— Il y a de quoi ! Ce sont des êtres divins !
— Tu crois qu'on doit appeler maman et lui dire qu'on reconnaît sa divinité ?
— On a péché tellement de fois que j'en ai honte !
— Nous aussi, on était comme ça ?
— C'est flippant !
— Ouais... Je suis fier de toi ! — dit Terence en lui donnant un coup encore dans le dos, ayant du mal à contenir sa joie.
— C'est vrai que j'ai fait un bon travail ! Quoique... je crois que Lalla a tout le mérite.
— Carrément ! Elle a fait un travail magnifique !
— Normal, c'est une divinité !
— Ouais...
Les deux frères, collés à la vitre, font des commentaires qui n'ont ni queue ni tête pendant de longues minutes, jusqu'à ce qu'une infirmière leur annonce qu'ils peuvent aller voir la mère.
Alors qu'ils se précipitent vers la chambre de Lalla, Terence s'arrête net, ce qui interpelle Gary, qui ralentit.
— Il y a un problème ?
— Je... je dois aller aux toilettes ! Vas-y, je te rejoins ! — prétexte-t-il avant de s'éclipser comme un voleur.
Gary ne s'attarde pas trop et continue son chemin, bien trop impatient de voir Lalla.
D'une main ferme, il ouvre la porte de la chambre, le visage rayonnant. Couchée, Lalla se redresse légèrement, souriante en le voyant venir vers elle.
— Tu as été formidable ! — dit-il en la prenant dans ses bras, rassuré de la voir.
— J'ai cru que j'allais y passer ! — dit-elle avec un sourire.
Elle réalise qu'elle aurait vraiment pu mourir. Elle ne s'inquiétait pas pour sa vie, mais pour celle du bébé. Rien que l'idée de le perdre à l'accouchement lui a valu une crise de panique difficile à calmer.
Mais le calme du médecin pendant toute la période n'a fait que la rassurer.
— J'ai tellement eu peur de vous perdre tous les deux ! Regarde, j'en tremble encore ! — dit-il en lui montrant ses mains.
Le regard plein de fierté, Gary lui caresse tendrement le visage et l'embrasse sur le front.
Paisible à ce contact, elle ferme les yeux et laisse échapper une larme incontrôlable. Tout le stress redescend enfin.
Tous deux sont soulagés que tout se soit déroulé sans drame.
Du bout des doigts, il lui essuie les joues, tandis qu'elle se perd dans son regard doux qu'elle aime tant.
— Repose-toi ! Je repasserai plus tard avec Terence.
— Terence ? — demande-t-elle soudainement crispée. Il hoche la tête sans la quitter des yeux.
— Il est aux toilettes. Je parie qu'il s'inquiète pour toi !
Lalla se racle la gorge en baissant le regard. Gary semble avoir perdu la mémoire.
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Insoutenable Désir [ CORRIGÉE ]
Romanceaprès 10 ans passés à l'étranger, Terence Byrne revient à Londres passer une année sabbatique dans la maison familiale où vie à présent Gary Byrne son frère aîné et son épouse Lalla. toujours entre deux avions Gary accorde peu d'attention à son épou...
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