Chapitre 5

21 1 0
                                        

En ce début de matinée de printemps, le vent soufflait dehors mais six pieds sous terre, une chaleur torride était présente. Un démon du nom de Fixm s'approcha de la table centrale et regarda ses invités.

-Mesdames et Messieurs, nous sommes tous ici aujourd'hui pour parler d'un objet convoité. La rose. Cette dernière est gardée par une humaine qui elle même porte son nom. Cet objet nous permettrait de reprendre ce monde qui appartient depuis la nuit des temps aux magiciens et terriens de ce monde. Si aujourd'hui nous sommes rassemblés c'est pour parler d'un plan. Je convoite cette rose depuis des millénaires et il y a 16 ans, elle est réapparue. Pour les plus anciens, vous vous souvenez sûrement de la guerre de 1840, les humains et les démons s'étaient battus pour ce trophée. Les humains l'avaient remporté et nous n'avions plus jamais revu cette rose. Mais en ce jour, nous allons la récupérer.
-Donc votre plan?
-Ne m'interrompt pas mon fils, je parle. Mon plan consiste à...

La porte s'ouvrit, le professeur venait de rentrer. La mine fatiguée, il tomba nez à nez avec Neasy. Elle semblait hargneuse. Les sourcils froncés, les bras croisés, il allait passer un mauvais moment.

-Où étais tu imbécile !? Tu te rends compte ! Tu n'es plus un gosse mais un adulte. Tu devrais savoir te gérer non? À la place de ça tu fais l'imbécile ! La vie n'a plus d'importance ?
-Tu as raison je suis bien un imbécile mais la vie n'a pas d'importance...
Je suis foutu. Je suis malade Neasy.
Des larmes roulaient sur ses joues, elle commença à hurler... Elle était sous le choc. Le professeur l'a prit dans ses bras essayant tant bien que mal de la rassurer mais sans succès. Elle était au plus mal. Elle le repoussa ensuite violemment puis parti en courant.
Rose pendant ce temps ouvrit la porte de sa chambre et comprit immédiatement ce qui se passait.
Elle courut après Neasy.

-Ça ne va pas Neasy, que se passe t'il ?
-Ce connard... Il ne tient pas à la vie! Il est malade, il ne va pas survivre... Il ne se rend pas compte !, dit-elle entre deux sanglots.
-Se rendre compte de quoi Neasy...
-Je l'aime bordel, je l'aime... Mais ce n'est pas réciproque...
-Quoi !?

Elle avait le béguin pour le professeur. C'était tout sauf inattendu... Après tout, il fallait voir comment elle le regardait, tout ce qu'elle faisait pour lui. Elle l'aimait vraiment.

-Je sais que cela peut paraître surprenant mais je n'y peux rien. On ne choisit pas qui l'on aime.
-En quoi est-ce problématique, tu as le droit de l'aimer, non?
-Je suis un oiseau, un oiseau... Ce n'est que mon maître...
-Mais... Tu ne m'as jamais rien dit de tout ça...
-Oui...
-Je suis sur qu'il t'aime. Il ne faut pas penser ça...
-Je suis trop vieille pour lui. Puis regarde il ne m'aime pas. Je ne suis qu'une amie pour lui...
-Mais non, Neasy... Tu veux que j'aille le chercher ?
-Non! Surtout pas... Je ne veux pas qu'il me voit dans cet état...
-Je te laisse seule...
-C'est sûrement mieux ainsi.

Avant de partir, Rose l'a pris dans ses bras et les deux s'enlacèrent. Puis Rose se leva de son lit, la laissant seule.
Puis elle ouvrit la porte. À sa grande surprise, le professeur se tenait là.

-Je peux parler à Neasy.

Neasy se retourna encore plus étonnée que moi.

-Neasy, je peux ?
-Non, dit Rose.
-Pourquoi ?
-Car tu es un imbécile.
-Quel excuse, jeune fille. J'aimerais vraiment parler à Neasy.
-Neasy, dit-elle en se retournant vers elle.
-C'est d'accord.

J'étais anxieuse à mon tour cette fois ci. Qu'allait-il lui dire? Je verrai sûrement après la discussion. Je vais peut être prendre l'option écouter à la porte.

Rose se retourna vers la porte et colla son oreille.

-J'ai tout entendu.
-Quoi!?

Puis les mots devinrent flous, elle ne distinguait presque plus les syllabes. Elle se décida alors de décoller son oreille et d'attendre dans le couloir de l'entrée pour voir la réaction de Neasy.
Le temps fut long et je finis par me dire que cette discussion n'en finirait pas. Dommage, elle se trompait.
Le professeur était seul dans la pièce, Neasy venait de partir sous sa forme d'oiseau par la fenêtre. Il ne savait pas comment annoncer le départ à Rose. Il ne voulait pas l'inquiéter alors il restait dans la chambre.

Rose qui se lassait d'attendre, finit par se diriger vers la chambre une nouvelle fois et toqua à la porte de bois massive. Le professeur accepta qu'elle entre. Dans la pièce, le froid était entré, il devait faire -2°C... Rose glacée, se frotta vigoureusement les bras. Elle s'empressa ensuite de fermer la fenêtre , puis, elle remarqua que la pièce était vide. Neasy n'était plus là.

-Où est-elle?
-Parti...
-Quoi!? Qu'as tu répondu ?!
-Je ne l'aime pas...
-Mon dieu, il faut tout vous expliquer à vous, les hommes.
-Les hommes et vous alors.
-Mais on s'en fiche, ce dont je parle c'est vous. Vous vous rendez compte que c'est douloureux.
-C'est un amour à sens unique, voilà tout.
-Vous arrivez à rigolé dans des situations pareilles.... Pff. Vous êtes désespérant professeur.
-Oui j'ai le droit de rire, ce n'est pas comme si j'allais pleurer.
-Et les dangers dehors... Si il lui arrivait quelque chose comme la dernière fois...
-Ne t'inquiète pas, sous sa forme d'oiseau, ce n'est pas dangereux.
-J'espère que vous avez raison... Excusez vous quand elle reviendra, c'est la meilleure chose à faire.
-J'y penserai madame la professeur.
-Pff

Du côté de Neasy... Le petit oiseau venait de se faire capturer par des griffes crochus. Le professeur avait eu tord... Neasy était en danger.

La rose et le professeurOù les histoires vivent. Découvrez maintenant