7| Appréhension

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*Aryha*

Arrivée à l'hôtel, je m'étais enfermé dans ma chambre essoufflée, la peur au ventre, qu'elle était cette sensation étrange d'être suivis et observés, je n'aimais pas ça, cela me ramener six mois en arrière quand j'aérais dans les rues de ma ville natale, où tout le monde me jugeait et me méprisait.

Après une bonne douche et mettre convaincue devant le miroir que ce n'était que le fruit de mon imagination, j'étais descendu au restaurant rejoindre Henri pour prendre le petit déjeuner.

Je n'en parlais pas à Henri, je n'avais pas envie de l'embêter avec mes folies passagères, il devait me supporter suffisamment comme ça, bien que j'aie réussi à tout lui déballer, je restais la plupart du temps mutique ce qui ne le dérangeait pas.

J'avais repris un peu du poil de la bête, par conséquent, je mangeais beaucoup, j'étais passé d'anorexique à gloutonne, mais je faisais quand même très attention à ma ligne, bien que je m'empiffrais parce que la bouffe, c'était incroyable, je faisais également beaucoup de sport.

Nous nous dirigeons vers le bar-restau de l'amie d'Henri, qui communément appeler le Wap's, lieu fréquenter particulièrement par les jeunes du campus, je priais tous les dieux pour que je ne croise pas celui que je veux éviter à tout prix, même si je n'étais pas la plus croyante.

La journée le restaurant faisait plus chaleur, en entrant une bulle de fraicheur m'englobât, ce lieu respiré la jeunesse, mais aussi la bonté, je ne sais pas pourquoi, mais je m'y sentais bien, raison pour laquelle trois car du restau était des personnes de mon âge.

- Oh mon Dieu, entendons-nous.

Une femme d'une cinquantaine, voire une soixantaine approche de nous à grand pas avant de prendre Henri dans ces bras, éberluais par cette scène, je ne m'étais pas rendu compte que j'avais quelque pas en arrière de peur que cette personne ne me saute dessus.

- Cela fait si longtemps et en même temps, tu n'as pas changé mon ami.

- Toi non plus à ce que je vois.

Une discussion sans nom se lança rapidement entre ces ceux-là avant que je ne me racle la gorge et que Henri qui pendant un moment avait oublié mon existence, se retourne vers moi en s'excusant avant de me présenter comme sa petite fille adoptive bien sûr.

Mais j'avais vu durant un instant le visage de la gérante blêmir, elle avait essayé de reprendre contenance vite quand elle a entendu la suite, mais ce détail ne m'avait pas échappé.

- Enchanté Aryha moi, c'est Maddy, mais tout le monde m'appelle Mad.

- Enchanté, dis-je en lui serrant la main, vous avez vraiment un magnifique restaurent.

- Merci ma puce, alors que me vaut l'honneur de votre visite ?

- La demoiselle ici présente, a décidé de s'émanciper de moi, je suis triste, plaisante-t-il, mais ne parlons pas de malheur, elle vient de s'installer et commence les cours lundi et cherche un petit boulot à mi-temps pour l'aider financièrement.

- Je comprends mieux, mais ne t'inquiète pas, je vais bien prendre soin de ta prunelle.

- Ça... ça veut dire que...

- Oui ma puce, je te prends, tu commenceras la semaine prochaine, le temps de t'habitué d'abord au cours.

- Oh mon Dieu, dis-je encore sous le choc, je n'ai pas réellement d'expérience que le café d'Henri et j'ai quelques petits soucis de santé.

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