Mon esprit est affûté, comme ma lame, faire de l'exercice me permet d'éliminer toutes les calories ingurgitées ces derniers jours. J'avance, déterminée, je suis contente de ne pas être en Arctique, où je pourrais me faire courser par un ours polaire, ici ce n'est pas le cas, car comme pour les renards, il n'y a pas d'ours en Antarctique. Il n'y a que moi, qui avance inexorablement.
Lorsque j'arrive en périphérie du camp, je me réfugie dans un ancien bâtiment qui servait de lieu d'entreposage sous des anciennes administrations, mais le bâtiment est délabré, n'est pas dans les plans pour être rénové, trop petit, trop excentré, la porte placée du côté opposé à la base. En attendant, il fait une planque parfaite. Je regarde l'heure sur ma montre, à peine midi. J'ai le temps de me reposer.
Je régule ma respiration, ralentissant mon rythme cardiaque, afin de dépenser le moins d'énergie possible. Je fixe simplement la base à travers l'ajour entre les planches en bois. Je vois un peu de mouvement, mais rien d'inhabituel. Peu après quatorze heures un véhicule familier s'arrête le long d'un bâtiment que je connais bien pour ne pas y être encore allé, vu qu'il est censé être vide, les chercheurs occupant ce laboratoire ne venant qu'à la prochaine saison.
Julia, Julia, Julia. Que fais-tu avec mon véhicule ? Que fais-tu ici ?
Elle ressort quelques minutes plus tard, accompagnée de quatre personnes.
C'est sûr que vous auriez été serré sur la motoneige ou sur la luge.
L'erreur serait de me précipiter dans le bâtiment, moi je suis comme un serpent, j'attends avant de frapper. Je souris en voyant le véhicule revenir après une petite demie heure, mais une seule personne en descend.
Bah, où êtes-vous tous passés ?
J'attends, mais je ne vois aucun mouvement.
Ok, Reaper, à toi de jouer.
Je sors de mon abri et j'avance, accélérant comme je le peux, jusqu'à rejoindre la protection relative des roues de mon véhicule. Doucement, j'ouvre une porte et grimpe, me faufilant à l'arrière. À nouveau, j'attends. Quand le mercenaire sort enfin et monte, s'installant au volant, je surgis de l'arrière, plaquant immédiatement une main sur sa bouche, plantant mon couteau dans son cou et en tournant mon poignet pour causer un maximum de dégâts. Lui n'est rien, je n'ai aucune question à lui poser. En fait, il n'y a qu'une personne qui me doit des explications, les autres sont des morts en surcis, je ne veux pas savoir qui ils sont et ce qu'ils font ici. Démarrant, je conduis mon premier cadavre de la journée vers ma planque, le traînant à l'intérieur, avant de bloquer la pédale de l'accélérateur de mon véhicule, de passer une vitesse et de le laisser partir sur le plateau. Retournant dans la planque, je fouille mon invité, je récupère ses armes avant de le déshabiller à la recherche d'un tatouage, finissant par lui coller une claque derrière la tête.
« Tu me fais honte, connard ! »
Un putain de Marines.
Probablement éjecté pour manquement à l'honneur.
Il s'écoule près de deux heures avant que je n'entende le moteur de motoneiges. Je regarde les conducteurs se garer, entrer dans le baraquements puis en ressortir, fouillant l'horizon avec des jumelles. Quand je vois un des hommes sortir un Walkie-Talkie, je souris, l'objet est éteint, à côté de moi. Ils se séparent, ce qui m'arrange. Trois partent en motoneiges, en direction du bâtiment 155, un reste sur place. Ma prochaine victime. J'attends patiemment, regardant les heures s'écouler avant de m'élancer. Je me tiens près de la porte, puis j'allume le Walkie-Talkie, appuyant sur le bouton pour faire un bruit de fond. Il faut quelques secondes pour que j'entende du mouvement à l'intérieur et que la porte s'ouvre.
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Icy assignment - Reaper # 2
AcciónSuite à son opération contre le Outcast MC, Emily est envoyée en Antarctique à la recherche d'un Marines disparu. Sur cette terre isolée et gelée, elle aura à faire face à de nombreuses difficultés pour découvrir la vérité, son enquête révélant un g...
