Neven.
Mes mains me brûlent tant j'ai voulut la garder près de moi. Je doit rester au club pour les préparatifs. Maxim fait les cents pas dans le salon et ça commence doucement à me rendre fou.
Comme personne ne dis rien, je décide d'aller lui couper l'envie de continuer, simplement et avec douceur.
_ HÉ ! T'arrêterai pas d'user le plancher deux minutes ?
_ de quoi je me mêle Neven ? Me dit il d'un ton mauvais.
_ j'avais déjà de bonne raison de te finir mais si tu cherche tu va trouver. Dis je en approchant doucement mon visage du sien.
Il me toise comme s'il allait faire quelque chose. Ce gars à un problème. Il s'avance vers moi, je crois que finalement j'aimerai qu'il fasse quelque chose, pour que j'ai l'occasion de lui en mettre une, Folk nous regarde de loin et je sais qu'il attend de voir qui va frapper le premier.
Maxim s'approche de moi, pose sa main sur mon épaule avec un sourire mauvais et s'approche de mon oreille.
_ Depuis quand tu te la tape Neven ? Tu crois que Folk laissera passer ça ? les cachotteries de celui qui prend comme son fils depuis des années ? Il rit un instant avant de reprendre son souffle et se recule pour me regarder bien en face. Après tout, tu as raison de la garder.
_ Qu'est- ce que tu racontes connard ?! je le menace du regard.
_ Maintenant qu'il lui manque la moitié de sa beauté, toi seul pourrait être capable de l'apprécier. Ça ne vaut plus le coup de se battre.
Pendant une seconde, tout l'air de mes poumons s'est envolé. Le sol se dérobe sous mes pieds et je ne sais pas bien ce qu'il se passe. Je me vois me jeter sur lui, le frapper si fort que son crâne explose contre le plancher du salon, mes mains sont recouvertes de son sang mais je continue de frapper, jusqu'à briser tous les os de son visage. Il ne respire plus mais je frappe toujours, dans un rêve sans autre son que celui de sa chair s'écrasant sous mes phalanges.
Mais lorsque je secoue la tête pour me reprendre, je suis toujours là, debout face à Maxim, son sourire satisfait toujours accroché aux lèvres. J'aimerai passer à l'acte et voir son sourire s'effacer. Mais je n'en aurai pas l'occasion, Folk se jette sur lui avant moi. Il lui assène un coup qui a dû résonner jusqu'à New York. Un seul et unique coup.
_ Ne parle plus jamais de ma fille ! Je t'interdit de lever ne serait-ce qu'un regard dans sa direction. Si je ne te tue pas maintenant c'est uniquement par respect pour ton père qui t'aurai tué lui-même s'il t'avait entendu. Barre toi maintenant.
Je reste muet face a la scène qui s'est joué devant mes yeux. Folk ne pose même pas un regard dans ma direction, Maxim s'en vas, la queue entre les jambes et le regard sombre. Je ne sais pas si je dois sourire ou frémir à l'idée que Folk est pu entendre l'entièreté de la conversation.
Je décide d'aller le confronter pour en être sûr, savoir si je dois surveiller mes arrières ou si mes jours ne sont pas en danger.
_ Folk je...
_ Tais toi. Me coupe t'il. Je ne veux rien savoir. Pas maintenant. J'ai juste une question.
_ Tout ce que tu veux. Répond-je complétement décontenancé.
_ Est-ce que tu continuera toujours à la protéger comme je te l'ai demandé ?
_ Tant que je respire.
Il ne lui en faut pas plus, à vrai dire, il n'y pas grand-chose de plus que je puisse dire. Tant que mon cœur bas, Alev restera toujours ma priorité. Je ne peux pas fonctionner normalement dans un monde ou elle ne respire plus. J'en ai déjà fait l'expérience et c'était le moment le plus douloureux de ma vie.
Les membres sont entassés autour du bar, du billard, sur la terrasse, dans la cuisine... Je ne comptes même plus le nombre de blousons de cuir devant moi. Lenon doit arriver avec Alev, elle voulait finir de ranger la boutique et faire quelques courses pour son court séjour ici.
Je m'inquiète un peu de la laisser ici, mais Lenon sera là, il veillera sur elle comme il l'a toujours fait. Alec passe derrière moi et me donne une tape dans le dos, signe qu'il veut que je revienne sur terre un instant.
_ ça va bien se passer mon frère. On va aller arracher les yeux de ces fils de chien.
_ Je sais.
_ Alors pourquoi tu fais cette tête ? Tu sais que j'ai remarqué que ça fais plusieurs jours que tu à la tête ailleurs. Mais... Je ne pense pas que ce soit pour les même raisons.
_ Tu crois..., un rire nasal m'échappe et Alec me regarde avec des yeux taquin.
_ Tu la retrouvera plus tôt que tu ne le crois. Et vous pourrez commencer à vivre vraiment.
Je ne dis rien pendant un moment, puis, d'instinct, je le prend dans mes bras. De grande tape dans le dos, c'est notre moyen de nous donner de l'affection.
Lorsque Lenon entre il nous appel pour l'aider. Alev porte trois sacs de courses pendant que lui porte son sac de voyage et le pack d'eau.
_ Alev lâche ça ! Lui lançai-je en attrapant les sacs de ses mains délicate.
_ Je ne suis pas en sucre Neven.
Elle me sourit et ma colère n'est déjà plus qu'un souvenir très lointain. Je pourrais mourir pour ce sourire. Alec m'aide et nous installons tout ça dans la cuisine en indiquant bien aux autre de ne touché à rien.
Elle monte à l'étage pour s'installer dans la chambre que je lui ai préparée. Je la rejoins pour l'aider, si tant est qu'elle en ai besoin, mais au moins, je serai avec elle.
J'entre dans la pièce et je la vois posé ses sacs et commencé à en vider le contenue. J'entreprend de l'aider mais elle me repousse.
_ S'il te plais, je vais m'installer ne t'en fais pas.
_ Je voudrais simplement t'aider.
_ Pourquoi me traite tu comme si j'allais me briser ? Cela fais des jours que tu es avec moi et ... On ne peut pas dire que tu me trouve fragile.
_ Je... Tu ne l'ai pas et ça me plais, dis je en attrapant ses mains pour la rapprocher de moi.
_ Alors quoi ? Dit-elle en relevant ses beaux yeux vert sur moi.
Je caresse sa joue avec délicatesse, ma main libre se pose sur ses hanches pour la garder près de moi, remontant sur ses côtes, prenant le temps de remonter son t-shirt au passage. Sa peau nue se couvre de frissons et je remarque que l'éclat de ses yeux est différent aujourd'hui.
_ Je ne veux pas que tu t'inquiètes. Et je ne veux pas m'inquiéter non plus.
_ Tu en à des exigences.
Elle pose ses mains fines et délicate sur le haut de mon torse, remonte jusqu'à mes épaule. Elle joue avec les mèches de cheveux dans ma nuque et je perd pieds doucement.
_ Tu va revenir me chercher Neven ?
_ Je reviendrais toujours te chercher.
_ Tu vas réussir.
_ Je ferai tout. Tout ce qu'il est possible de faire.
_ Mon âme ne sait pas vivre sans la tienne.
Je fond sur elle sur ces mots. Nous allons bruler dans les flammes de l'enfer mais je ne sais pas vivre sans sa peau contre la mienne. Je lui offrirai le monde entier, juste pour son sourire et pour ma paix intérieur, pour racheter toute mes mauvaises actions.
Mais nous devons nous détacher pour descendre, la fête n'attend pas.
VOUS LISEZ
Pandora
RomanceJe suis revenue, 10 ans après avoir été exilée par mon père. Je ne suis plus en sécurité à New York, Charleston était ma seule option pour éviter une guerre. Mais j'avais oublié que le club est une famille, je l'ai rejoint malgré moi et je ne suis p...
