Part 32

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Alev

Neven m’a laissé un moment pour que je puisse me changer. Cela fait si longtemps que je n’ai pas pris le temps de me pomponner un peu que j’en profites. Mon pantalon de cuir et mon corset de dentelle noir me permettre de me sentir enfin comme j’étais avant tout ça. Même si cela n’efface pas le mal qui m’a été fait.

Je chausse mes talons, réarrange ma longue tresse et finit par descendre cet escalier de malheur. Lorsque mes pieds touche le sol en bois polis par les milliers de pieds qui l’ont foulé, je me sens angoissé. Tous ces gens agglutiné de part et d’autre du petit couloir me donne l’impression d’étouffer. J’aimerai trouver rapidement Neven, mais j’ai beau faire quinze centimètres de plus qu’à l’origine, je ne le vois pas.

La fumée est si épaisse que mes yeux se plissent sans que je ne puisse rien y faire.
Lorsqu’une main s’enroule autour de mon poignet je reconnais alors ce parfum. Je me retrouve le dos collé à un torse épais et ferme. Un sourire habille mes lèvres et je me relâche un peu contre lui.

_ Tu me cherchais Princesa ?

_ Je passerai ma vie à te chercher. Soufflais-je doucement pour que seul lui m’entende alors qu’il se penche près de ma joue.

_ Tu es sublime. Comme toujours mais particulièrement plus ce soir.

Je rougit. Encore et toujours il arrive à faire battre mon cœur deux fois plus vite sans me faire bouger d’un millimètre. Il finit quand même par me relâcher lorsque j’aperçoit mon père plus loin. Je vais l’embrasser et passer un peu de temps avec lui.

_Pop, tu sais ce que tu fais avec toute cette histoire ? lui demandai-je après quelques verres.

_ Cariña, tout ce que je veux c’est en finir. Dit il en prenant mon visage dans ses mains.

_ J’aimerai que vous restiez. N’allais pas là bas. J’ai … j’ai l’horrible impression que vous ne reviendrez pas.

_ je peux t’assurer mon ange que rien ne nous empêchera de revenir. Lénon et Mike vont rester ici avec toi et dans deux jours nous nous retrouverons autour d’un bon repas. Sur cette table.

Il pointe la table de la cuisine du menton, à l’heure qu’il est, nous ne pourrions pas y manger. Elle est remplie de bière et d’autre choses non identifiées. Je nous imagines pourtant parfaitement, attablé et prêt à reprendre nos vies. Comme si tout ceci ne voulait pas dire qu’ils auraient tués au moins deux personnes. Pete et Maden.

Lorsque j’imagine le visage de Pete, des frissons file le long de mon échine. Malgré les mains brûlantes de mon père sur mes joues je ne peux m’empêcher d’être frigorifiée. Il caresse de son pouce mon visage blessés. Cette marque me suivra toute ma vie, mais mon père me regarde comme si cela me rendait encore plus précieuse.

Comme si elle était le reflet d’un diamant.

_ Tu es plus forte que je ne l’aurai jamais espéré Aleva. Tu es ma force et après tout ça je voudrais que tu puisse vivre la vie dont tu rêve. Je t’offrirai le monde.

Ces mots… il me touche car j’ai l’impression qu’il essai de me faire passer un message. J’aimerai lire entre ces lignes mais je ne suis pas en état. Je laisse cette discussion à plus tard et me dirige en direction du bar pour retrouver Lenon. Nous allons passer 48h ensemble.

Il est si rafraîchissant. Son aura chaleureuse me fait sourire a n’importe quel moment et je prie pour que cela ne disparaisse jamais. Son regard sur moi n’a jamais changé, sauf cette petite lueur d’inquiétude, présente en permanence.

Je m’accoude alors au bar face à lui. Il me sourit et se sert une bière avec moi.

_ est ce que la princesse de ce royaume s’ennuie ? Me lance t’il.

_ Jamais quand je suis ici. Mais la foule m’angoisse un peu pour être honnête. Je cherchais une tête connue.

_ Et c’est mon doux visage qui t’a attiré parmi tout les autres ?

_ Oui ! Exactement. Répondis je en rigolant. Mais, tu sais si Maxim est ici ? Je ne l’ai pas vu depuis notre arrivée.

_ et bien… de ce que je sais, il a un vilain cocard a faire soigner. Dit-il le regard perdu sur sa bouteille de bière.

_ Un cocard ?! Avec qui s’est il encore battu ?

_ Je peux t’assurer qu’en l’occurrence il a eu de la chance que ton père s’en soit occupé.

Je reste muette de stupeur. Lenon attend que je pose une question qui ne vient pas, alors il enchaîne.

_ Folk a surpris une conversation entre Maxim et Neven à propos de toi. Je ne sais pas ce que Maxim a dit, mais Alec a cru que Neven allait le tuer, Folk est intervenu le premier, c’est ce qui l’a sauvé.

_ Mais qu’a pu dire Maxim de si terrible ? Interrogeai-je Lenon.

_ Rien qui n’est de l’importance Princesa.

Même s'il n’avait pas parlé j’aurai reconnu entre mille le corps qui se colle à mon dos à l’instant. Ses bras posés sur le bar de part et d’autre de mon corps me réchauffent tellement que j’ai peur d’entrer en combustion spontanée.

Je sens qu’il se penche à mon oreille, son souffle à mon oreille est comme une bouffée d’oxygène et un étouffement divin en même temps.

_ Ce pantalon sur toi me fais vraiment beaucoup trop d’effet. Me dit-il au creux de l’oreille.

_ A ce point ? Dis je innocemment.

Il se colle un peu plus a moi et je retient un soupire lorsque son érection se plaque contre le bas de mon dos. Il sait très bien ce qu’il fait. Mon corps répond à son appel et je me sens comme une sourie en proie à un loup. Il a l’air d’avoir le contrôle alors que je me liquéfie sur place.

_ Neven tu… il y a vraiment beaucoup de monde ici.

_ Je trouve aussi. Mais je ne peux pas partir demain matin sans avoir ton odeur sur moi.

Cette remarque d’une virilité sans nom fait céder mes derniers rempares. Je dépose ma bière délicatement sur le comptoir, sans faire de gestes brusques je me tourne face à mon adorables geôlier et sans le toucher, me hisse sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille.

_ Je suis fatiguée, je vais montée. Tu viendras me dire bonne nuit avant de partir.

Il ne bouge pas mais je sens que ses lèvres s’étirent. Je réussi à passer sous ses bras, fais le tour pour dire bonne nuit à quelques personnes avant de monter dans la chambre. Mon départ soudain n’étonne personne au vu de mon état de santé. Mon père m’embrasse et me sert si fort contre lui que j’ai l’impression qu’il voulait imprimé sa marque sur moi avant de partir.

Lorsque je franchis le seuil de ma porte, Neven est déjà là. Il a du s’éclipser avant que j’arrive a quitter le salon. Il est assis sur le bout du lit, le regard dans le vide, les mains négligemment posées sur ses jambes. Je me place alors debout, entre ses jambes. Son visage arrive presque au niveau de ma poitrine, trop comprimé dans mes vêtements à l’heure actuelle.

Je caresse doucement ses cheveux, pour le ramener à moi. Il soupire comme si son esprit était revenu dans la pièce à l’instant. Ses mains remontent délicatement de l’arrière de mes jambes à mon ventre. Je relève le menton et étouffe un soupire de contentement.

Son regard capte le mien, avant que je puisse faire un mouvement, il se lève et passe les mains sous mes cuisses pour me soulevé. Je m’accroche à sa nuque comme si ma vie en dépendait et réclame ses lèvres. Il ne se fait pas prié et me laisse déguster ses morceaux de chaire charnus.

Je sombre inévitablement dans les abysses en entendant ce son gutturale sortir de sa gorge.

PandoraOù les histoires vivent. Découvrez maintenant