Auracio
Ariane s’échappe des bras d’Auracio comme une furie et file en direction de ma chambre, les talons claquant contre le sol. Je ris doucement. Elle est adorable quand elle est contrariée. Mais je n’ai pas de temps à perdre. J’ai une mission personnelle à accomplir.
Ariane
Je me dirige vers mon armoire et farfouille dans la penderie. Des vêtements de toutes les couleurs, des matières douces, sensuelles, chères merci Auracio mais aujourd’hui, j’ai besoin d’un look qui tue. Et là, je le trouve : la combinaison. Ajustée à la perfection. Elle épouse mes courbes comme une seconde peau, mettant en valeur mes seins imposants et mon joli postérieur rebondi. Un vrai chef-d’œuvre textile.
Je me regarde dans le miroir, les mains sur les hanches, le menton levé.
— Si j’étais un homme, je tomberais follement amoureux de moi, je murmure avec un sourire carnassier.
Je dépose un baiser sur le miroir.
— Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?
— C’est toi, ma reine, réponds-je avec un clin d’œil.
— Merci mon beau miroir, tu ne fais que dire la vérité, mais ça fait toujours plaisir de l’entendre.
Je sors de la chambre, les talons bien ancrés dans le sol, la tête haute. Une déesse en marche. Je traverse le couloir comme une conquérante et retrouve les autres dans le hall du bureau.
— Ma déesse de la beauté, tu es magnifique, me lance Auracio en me détaillant du regard.
— Je le sais déjà, mais merci quand même, dis-je avec un sourire satisfait.
Philippe, en retrait, ricane et intervient :
— C’est la première fois que je vois une personne aussi imbue d’elle-même.
Je me tourne vers lui, amusée :
— Qu’est-ce que tu veux ? Que je dise simplement merci et que je joue à l’humble ?
— Oui, ce serait déjà pas mal, grogne-t-il.
— Désolé mon chou, mais l’humilité est un luxe que je laisse aux moches. Moi, je sais que je suis belle, incroyablement belle. Et j’aime l’entendre, le répéter, le chanter. C’est une douce mélodie pour mes oreilles. Toi, avec ton visage de babouin, tu veux qu’on te complimente ou qu’on te mente ? Choisis bien, c’est dangereux.
— Auracio, parle à ta pute, j’aime pas qu’elle me manque de respect.
— Pourquoi tu demandes à Auracio d’intervenir ? T’as peur de moi peut-être ? Crois-tu qu’en me traitant de "pute", tu vas me faire mal ? Pauvre naïf. Tes mots glissent sur moi comme de l’eau sur du téflon. Tu sais pourquoi ? Parce que tu ne représentes rien pour moi. Moins qu’un courant d’air.
Philippe serre les poings, le regard noir.
— Je vais te faire ta fête, tête de linotte.
— Approche donc, babouin. Viens voir ta maîtresse. On va voir si ton courage est aussi grand que ton nez.
— Ça suffit ! rugit Auracio. Ma chérie, avec qui veux-tu commencer le combat ?
Je le regarde avec un sourire carnassier.
— Avec Philippe, bien sûr. Viens, mon babouin, que je t’écrase les couilles et ton ego.
Il fulmine.
— Tu vas regretter tes paroles.
— Approche, j’ai hâte.
Nous montons sur le ring, entourés des autres qui nous regardent, partagés entre crainte et excitation. Philippe a les yeux rouges de colère. Il n'attend qu'une chose : frapper.
— Portez des gants, ordonne Auracio. Pas besoin de finir à l’hôpital.
— Pas la peine, dit Philippe. J’ai pas peur.
— Moi non plus. Qu’il vienne sans gant, s’il veut.
Le combat commence. Il essaie de me prendre par surprise, vif et brutal. Un coup de poing s’abat sur mes côtes. La douleur est vive, mais je l’encaisse. Je me plie en deux, feignant de souffrir plus que je ne le ressens réellement. Il pense que je suis affaiblie. Erreur fatale.
Il se rue sur moi. Et là, je bondis. Mes bras encerclent sa tête, je serre son cou, mes mains en pression sur sa carotide. Il se débat comme un possédé, mais je suis implacable. Son souffle se fait plus court, ses gestes plus lents, ses yeux plus vitreux... Et puis, il s’effondre, inconscient.
Je relâche la pression, me relève, triomphante.
— Alors ? C’est qui la meilleure maintenant ?
— Toi, chérie, c’est toi la meilleure ! s’exclame Auracio, les yeux brillants d’admiration. Tu es une arme vivante.
Il m’embrasse avec fougue, ses mains dans mon dos, son souffle brûlant.
— Tu me rends dingue. C’était incroyable.
— À qui le tour ? je lance d’une voix forte.
Marco lève les mains.
— Désolé, patronne. Moi, je passe mon tour. Je tiens à mes os.
— Moi aussi, dit Fernando. Franchement, tu es géniale. Bienvenue dans la famille.
— Merci, les gars, ça me touche.
Marianne, dans un coin, intervient fièrement :
— Je vous l’avais dit qu’elle était géniale !
— T’avais raison, dit Marco. Ta copine est redoutable et magnifique.
— Viens, Marianne, allons bavarder entre filles, loin de ces rustres.
— Heu… Tu m’oublies ou quoi ? demande Auracio, faussement vexé.
— Non, toi et moi, on peut pas être tout le temps ensemble.
— Pourquoi pas ?
— Parce que tu dois avoir mieux à faire, non ?
— Rien n’est plus important que toi, murmure-t-il.
Je rougis malgré moi.
— Que tu peux être flatteur, mon bébé…
Il s’arrête net.
— Répète ce que tu viens de dire.
— Hein ? Quoi ?
— Le mot que tu viens d’utiliser pour moi.
Je soupire, un peu gênée. Il prend doucement mon visage dans ses mains, puis m’embrasse.
— N’aie pas honte. J’adore quand tu m’appelles bébé. Dis-le encore.
— Bébé…
— Encore.
— Mon bébé…
— Hmm… regarde ce que ça me fait, dit-il en se collant à moi.
Je sens son anaconda bien dur contre mon ventre. Je me frotte un peu, juste pour le taquiner davantage.
— Tu me rends fou. Tu te rends compte de l’effet que tu as sur moi ?
— Je dois aller prendre une douche, avant le dîner.
— Allons, je vais t’aider.
— Je sais exactement où tu veux en venir. Donc non, pas besoin de ton aide.
— Mais comment peux-tu être aussi cruelle ? gémit-il en posant la main sur son cœur de manière théâtrale.
— Tu t’en remettras, j’en suis sûre.
J’attrape Marianne et on file dans ma chambre. Je me déshabille, entre sous la douche, l’eau chaude glissant sur ma peau tendue et frémissante. Dix minutes plus tard, je sors, fraîche et nue comme Vénus sortant de la mer.
Je trouve Marianne... en train de fouiller dans mon placard.
— Je peux savoir ce que tu cherches ?
— Qu’est-ce que tu crois ? Je cherche de quoi m’habiller ! Ton chéri t’a acheté une garde-robe de princesse, alors je vais me servir comme une reine. Pas question de laisser toutes ces merveilles dormir.
— Marianne… espèce de voleuse chic !
On éclate de rire, comme deux adolescentes.
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L'ATTRACTION FATALE DU MAFIEUX
RomanceElle est à moi, désormais. Qu'elle le veuille ou non, elle m'appartient. « S'il vous plaît... laissez-la partir. Elle est orpheline, ayez pitié d'elle... » Ces mots résonnent dans la pièce, une supplique fragile face à l'implacable volonté d'un homm...
