Chapitre 31 : Vous ne l'oublierez jamais

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Ariane

- Tu vas faire le tour de la salle à manger à quatre pattes.

Ma voix résonne dans la pièce comme un ordre divin, glacial, indiscutable. Je tiens la laisse, fermement enroulée autour de ma main. Je la tire lentement, faisant claquer ses genoux contre le sol marbré. Elle avance, humiliée, tête baissée, les larmes inondant ses joues. Une traînée de honte suit chacun de ses pas.

Les invités observent, médusés. Personne ne souffle mot. Certains détournent le regard, d'autres restent figés par l'incrédulité. Moi ? Je suis sereine. Je respire enfin. C'est ma revanche. Mon triomphe. Vous ne pouvez pas imaginer la satisfaction qui me dévore à la voir ainsi rampante. Cette scène me libère de chaque image qui m'a hantée depuis ce jour maudit où je les ai découverts ensemble, nus comme deux traîtres dans une chambre volée à mon honneur.

Elle fait le tour de la table dans un silence pesant, l'humiliation l'étranglant à chaque respiration. Lorsqu'elle revient à mes pieds, je la regarde de haut, le menton levé, souveraine.

- J'ai pitié de toi, tu sais. Peut-être que la prochaine fois, tu y réfléchiras à deux fois avant de t'aventurer ici.
Je fais une pause, jouant avec ses nerfs.
- Veux-tu que je te libère ?

Elle relève un peu la tête, ses yeux implorant le pardon, la délivrance.

- Oui, madame.

- Tu vas devoir faire quelque chose pour moi.

- Tout ce que vous voudrez, madame.

Un petit sourire cruel étire mes lèvres.

- Mes pieds sont un peu sales. Tu peux bien les laver pour moi, non ?

Elle acquiesce mécaniquement, mais je la stoppe :

- Avec ta langue.

Là, je sens son dégoût. Elle ravale sa fierté, tente de garder contenance. Elle voudrait protester, mais elle n'ose pas. Elle fait bonne figure, se force à hocher la tête, et avance à nouveau à quatre pattes. Arrivée devant moi, elle enlève lentement mes chaussures. L'odeur de mon parfum l'assaille. Elle se penche, ses lèvres tremblent, puis elle commence à lécher.

Je regarde autour de moi. Une servante se détourne, rouge de honte. Un garde secoue la tête discrètement. Une autre femme murmure quelque chose que je n'entends pas. Tous sont dégoûtés. Et pourtant, personne n'ose bouger. Je suis la maîtresse ici, maintenant. Et personne ne s'opposera à moi.

- Applique-toi, tu ne le fais pas bien.

Elle reprend, plus consciencieusement, plus lentement. Elle y met du cœur, ou du moins, elle essaie de m'en convaincre. Trente minutes plus tard, mes pieds sont propres, brillants.

- Très bien. Tu peux rentrer chez toi.

Elle lève lentement la tête, surprise, comme si elle doutait de ce qu'elle vient d'entendre.

- Tu veux que je change d'avis ? dis-je, narquoise.

- Non... Non, merci madame !

Elle recule, puis se met à courir, comme si le diable lui soufflait dans le dos.

- Eh ! J'espère que tu as compris la leçon !

- J'ai compris, madame ! C'est vous la maîtresse de maison !

Elle disparaît.

Auracio me rejoint, glisse ses bras autour de moi et m'embrasse le cou tendrement.

- Je suis fier de toi. Tu sais défendre ce qui t'appartient.

L'ATTRACTION FATALE DU MAFIEUX Des histoires addictives. Découvrez maintenant