John
— Maman, réveille-toi. Tu n’as rien mangé de la journée. Viens prendre une douche, puis on ira manger.
Elle se redresse doucement, les yeux encore lourds, et se dirige vers la salle de bain. Je patiente, installé dans le salon, le cœur serré. Quand elle revient, fraîche et reposée, je mets la table rapidement. Nous nous asseyons enfin pour manger.
— Je sais que tu n’as pas vraiment d’appétit en ce moment, mais il faut que tu te forces un peu. Il te faut des forces.
— Je sais, mon fils… Mais c’est tellement difficile. Je n’ai plus personne maintenant.
— Moi, je suis là, maman. Je ne te laisserai jamais seule.
Elle baisse les yeux, visiblement touchée.
— Ce n’est pas pareil, tu sais. C’était mon père. Il a toujours été là pour moi, à chaque étape de ma vie. Maintenant, ce vide est immense… Je le ressens chaque jour.
Je prends sa main doucement.
— Je sais, maman. Mais je te promets, je resterai à tes côtés. Même si tu me le demandes, je ne partirai pas. Et j’ai décidé : après les funérailles, nous partirons ensemble. Ce n’est pas négociable. Je ne te laisserai plus jamais seule ici.
Elle soupire, fatiguée, mais acquiesce.
— Mais… je ne suis pas seule, j’ai mes amis, et ma boutique.
— Quelle boutique ? Tu sais bien qu’il n’y a rien là-dedans.
Je l’interromps en lui tendant une assiette.
— Mange, maman, ton repas va refroidir.
Elle reprend une bouchée, silencieuse. Après le repas, je prends mon téléphone et appelle Auguste, mon bras droit.
— Salut Auguste, comment ça se passe là-bas ? Tout est sous contrôle ?
— Oui, chef. On gère, comme d’habitude. Mais je te conseille de déléguer un peu, tu vas finir par t’épuiser à vouloir tout faire toi-même.
Auguste, c’est plus qu’un employé. C’est un frère d’armes, un allié de toujours. Il m’a sauvé la peau à plusieurs reprises, et je lui rends la pareille. Ensemble, on est imbattables.
Ma mère revient de la cuisine avec deux tasses de thé.
— Merci, maman. Ça fait longtemps que je n’ai pas bu ton thé. C’est délicieux.
— Je préfère rester ici, près de mes amis, dit-elle doucement.
— Maman, on n’en discutera pas. Demain, tu commences à préparer tes affaires. Tu diras au revoir à tes amies, et tu viendras les voir une fois par mois. Je vais retaper cette maison pour que tu aies un endroit confortable où séjourner quand tu viendras les voir. Et ta boutique, je la rénoverai, je vais acheter des produits pour la remplir. Le vendeur qui travaille là-bas restera pour continuer son travail, il pourra même vivre dans une chambre de la maison pour la garder en ton absence.
Elle me regarde, l’air à la fois triste et résignée.
— D’accord, mon fils. J’ai compris.
Le soir, quand maman part se coucher, je repense à ma dulcinée. Bientôt, elle me rejoindra, et je pourrai enfin la faire mienne. Je passe un coup de fil à mes hommes de confiance, ceux que j’ai envoyés à ses trousses.
— Quelles sont les nouvelles ? demandai-je.
— Aucune nouvelle, boss. Depuis leur arrivée, ni elle ni son amie n’ont été aperçues.
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L'ATTRACTION FATALE DU MAFIEUX
RomanceElle est à moi, désormais. Qu'elle le veuille ou non, elle m'appartient. « S'il vous plaît... laissez-la partir. Elle est orpheline, ayez pitié d'elle... » Ces mots résonnent dans la pièce, une supplique fragile face à l'implacable volonté d'un homm...
