Chapitre 26 - Ils doivent me respecter

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Auracio

Après notre petite causette matinale, nous nous replongeons dans notre travail, déterminés à avancer.
— Demain, on doit faire le contrôle des bars et des maisons closes, dis-je d’un ton sérieux.
— Tu viens avec nous ? me demande-t-il.
— Oui, je vais en profiter pour la présenter aux autres.

Auracio plisse les yeux, sceptique.
— Tes putes ne vont pas être contentes.
Je hausse les épaules, sûr de moi.
— Et pourquoi ? Elles sont payées pour faire leur boulot. Je n’ai ni copines ni maîtresses parmi elles.

Il secoue la tête, mi-amusé, mi-inquiet.
— J’espère qu’elles ne s’en prendront pas à Ariane.
— Si elles veulent mourir, elles n’ont qu’à essayer, réponds-je, froid.

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À midi, je quitte mon bureau pour aller chercher ma dulcinée. Je la retrouve dans la salle informatique, tapant furieusement sur le clavier. Mes deux employés de maintenance la regardent, bouche bée. Elle est impressionnante.

— Ma chérie, il est l’heure d’aller déjeuner, l’appelle-je doucement.
— D’accord, patron, c’est vous le chef. Si vous me demandez de ramper, je le ferai, répond-elle avec un sourire malicieux.

Je la trouve adorable, si obéissante. Je l’embrasse tendrement sur la joue et elle rougit. Trop mignonne, si innocente. Je la prends par la taille, et nous nous dirigeons vers la salle à manger.

— Après le déjeuner, je voudrais te parler, lui dis-je à voix basse.
— D’accord, ma chérie. Mais maintenant, mange, tu auras besoin de force pour la suite.

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Mes frères, toujours prêts à taquiner, commencent à se moquer de nous.
— Oh, le petit coquin, il ne perd pas le nord celui-là, ricane Philippe.
— Arrêtez de me casser les couilles, grogne-je.
— Ne t’inquiète pas, si on te casse les couilles, ta copine saura bien s’en occuper après. Tu imagines ? Elle va prendre soin de toi.

Ariane, furieuse, prend la parole d’un ton sec et tranchant :
— Bande de charognards, vous pensez vraiment pouvoir vous moquer de moi comme ça ? Ce sont vos couilles que je vais broyer, bande d’ignorants et d’illettrés. Maintenant, fermez-la et mangez.

Un silence de mort s’installe à la table.

— Wahoo, je ne savais pas que tu pouvais être intimidante, ça me fait presque peur, lance Philippe, un peu impressionné.
— Vous ne la connaissez pas bien, ne la cherchez pas, sinon elle va vous botter le cul, prévient Marianne.
— C’est vrai qu’elle est intimidante, mais de là à frapper l’un d’entre nous, c’est impossible, ajoute un autre.
— Elle est ceinture noire de kung-fu, troisième dan, confirme Marianne.

Je rigole doucement.
— Nous allons vérifier ça après la pause déjeuner, dans la salle de sport.

Ariane sourit malicieusement :
— Très bien, mes mignons. Je n’aime pas me vanter, mais après, on comparera nos compétences.

Je pose ma main sur sa taille et lui murmure :
— Que personne ne touche à ma copine, sinon je vous arrache les bras.

Elle me répond du tac au tac, un sourire espiègle :
— Ne dis pas ça, sinon quand je mettrai quelqu’un par terre, ils diront que c’est parce que tu les avais menacés.

— Mais, ma chérie ! protesté-je en riant.
— Il n’y a pas de « mais » qui tienne. Ils vont apprendre à me respecter.

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Ariane

Après le repas, nous décidons de faire une petite balade pour digérer un peu. La fraîcheur de l’après-midi nous enveloppe tandis que nous marchons côte à côte, main dans la main.

— Qu’est-ce que tu voulais me dire tout à l’heure ? demandai-je en le regardant dans les yeux.

Il prend une grande inspiration.
— Pour le temps que je vais passer chez toi, je veux être respectée. La scène à laquelle j’ai assisté le premier jour ici… je ne veux plus jamais voir ce genre de spectacle.

Je serre sa main.
— Je comprends.

— Pour les mois à venir, ne t’approche pas d’une autre femme. Et j’en ferai de même. Mais si un jour, par inadvertance, tu te trompes de vagin, je me tromperai aussi de bite. J’espère qu’on se comprend ?

Je souris, amusée par sa franchise.
— Tu sais que je déteste qu’on me menace, répliqué-je en riant doucement.

Il me regarde avec sérieux.
— Comme tu l’as dit, je ne vais pas te tromper. Sache que je veux faire du sérieux avec toi.

Je lui rends son regard, sincère.
— Je l’espère pour toi.

Il m’embrasse tendrement.
— Tu sais, je vais de surprise en surprise avec toi. J’ai été agréablement surpris de constater que tu t’y connais si bien en informatique. Et maintenant, tu me dis que tu sais te battre et te défendre… C’est assez époustouflant.

— Tu iras de surprise en surprise avec moi. J’ai plein d’autres tours dans mon sac.

— J’espère que ce seront de bonnes surprises, dit-il avec un sourire en coin.

— Heu… je voulais aussi te demander quelque chose. J’ai besoin d’une pilule contraceptive. Comme je n’avais pas de relations avant, je ne m’en préoccupais pas, mais maintenant, il faut que je fasse attention à ne pas tomber enceinte. Je suis trop jeune.

— Très bien, je vais appeler le médecin pour qu’il te prescrive ça, répondit-il sans hésiter.

— Merci, c’est ce que je voulais te dire.

— J’apprécie ton honnêteté. À chaque fois que tu as quelque chose à me dire, fais-le, ne te retiens surtout pas.

— Tu sais, pour moi, ne reste pas à l’étranger. Quand quelque chose ne me plaît pas, je le dis sans hésiter.

Il me sourit et s’approche plus près.
— Allons, je vais donner une leçon à tes frères. Ce soir, je resterai avec Marianne. Ça fait longtemps qu’on n’a pas fait de soirée pyjama.

— Désolé, ma chérie, tu pourras passer une partie de la nuit avec elle, mais tu dormiras avec moi ces prochains mois.

— Je pense que tu as besoin de repos. Tu as trop travaillé.

— Et qui t’a dit que j’étais fatigué ?

Il se rapproche encore, me colle à lui, et je sens sa longueur contre mon ventre.

— J’ai toujours envie de toi, je ne suis pas fatigué. On va reprendre le match tout à l’heure.

Il m’embrasse, ses mains pressent doucement mes hanches.

— Hum...

— Tu as autant envie de moi que moi de toi. Ose dire le contraire.

— C’est vrai que j’ai envie de toi, mais nous devons y aller. Ils nous attendent, et je dois me changer.

Je me dégage doucement de ses bras et cours vers ma chambre.

Je fouille dans la penderie parmi les vêtements et trouve enfin ce que je cherchais…

L'ATTRACTION FATALE DU MAFIEUX Des histoires addictives. Découvrez maintenant