Ariane
Je m’avance d’un pas lent, félin, comme une lionne s’apprêtant à fondre sur sa proie. Chaque claquement de mes talons sur le sol résonne dans la pièce comme un avertissement. Mon regard est brûlant, mais d’une brûlure froide, venimeuse. Elle, la petite idiote à mes pieds, tente de détourner les yeux. Trop tard. Bien trop tard.
Je m’arrête à un souffle d’elle, me penche légèrement.
— Tu sais pourquoi il ne t’a pas appelée ? je demande doucement. Ma voix est douce, veloutée, presque caressante… Mais elle tranche comme une lame glacée.
Elle ne répond pas, mais je vois sa gorge se serrer.
— C’est parce qu’il est en couple avec moi. Maintenant, tu comprends pourquoi je t’ai posé cette question ? Pourquoi je te regarde comme une moins que rien ?
Elle tremble. Ses mains tremblent. Tout son corps se fige.
— Oui, madame… J’ai compris. S’il vous plaît… Ne me frappez plus…
Elle me fait presque rire. La pitié ? Quelle pitié ? Je ne suis pas là pour compatir.
J’arque un sourcil, me redresse lentement.
— Tu crois que tu as droit à la parole ?
Je lève la main sans prévenir, et ma paume claque contre sa joue avec une violence maîtrisée. Le son éclate dans la pièce comme une gifle divine. Elle chancelle, tente de se redresser, mais finit par tomber à genoux en larmes.
— Je vous en supplie… Je ne dirai plus rien…
Ses larmes n’ont aucune valeur ici. Sa voix, encore moins.
— Bien. Maintenant, écoute bien. Je vais être généreuse et te donner un choix.
Je croise les bras, me tenant fièrement au-dessus d’elle comme une impératrice antique.
— Tu restes ici, enfermée dans cette cave pendant deux jours, et je viens de temps en temps pour m’amuser avec un fouet… ou alors, tu viens avec moi. Et pendant une semaine entière, tu travailles à mon service. Et quand je dis « à mon service », je veux dire que tu seras ma bonne personnelle. Tu obéis, tu fermes ta gueule, et tu me remercies à chaque souffle. Alors ? La douleur ou la soumission ?
Le silence est pesant. Épais. Elle relève lentement la tête. Ses joues sont rouges, striées de larmes, et son regard est brisé.
— Je vais venir avec vous, madame.
Je souris. Ce mot-là, madame, je l’adore dans sa bouche.
— Très bien, pétasse.
Je la détache avec un geste sec, puis me retourne vers Auracio. Je capte aussitôt son regard. Il n’intervient jamais. Il sait.
— Tu as quelque chose à dire concernant la promotion de ta petite admiratrice ? Elle va être très utile cette semaine.
Il hausse les épaules, son habituel demi-sourire aux lèvres.
— Non madame. C’est toi le chef. Je n’ai rien à dire.
Je souris, satisfaite. Il est à sa place. Et moi à la mienne.
— Bon. Debout. Va te rincer. Enfile l’uniforme des servantes. Et ensuite, tu me cherches. Je ne te dirai pas où je serai. Tu me retrouves dans trente minutes. Pas une de plus.
Je me penche, mes yeux plongent dans les siens avec cruauté.
— Et si tu échoues… tu fais dix tours de la propriété à quatre pattes. Tu sembles déjà apprécier cette posture, non ?
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L'ATTRACTION FATALE DU MAFIEUX
RomanceElle est à moi, désormais. Qu'elle le veuille ou non, elle m'appartient. « S'il vous plaît... laissez-la partir. Elle est orpheline, ayez pitié d'elle... » Ces mots résonnent dans la pièce, une supplique fragile face à l'implacable volonté d'un homm...
