"Des souvenirs plein la tête, j'aime pas quand tu fais la fête sans moi, t'es tellement belle, j'sens la pression des regards sur toi, c'est la magie hein et quand tu pars si loin, j'me sens abandonné par l'monde entier comme un syrien"
Mathieu Prus...
Je me réveille à l'instant. Mathieu dort encore à côté de moi. Je me lève doucement et me rends dans la cuisine pour me préparer un thé. Je m'installe ensuite dans le canapé avec mon téléphone.
De : Yvick
Alors, tu as pondu ?
À : Yvick
Non, toujours pas.
Je souris en lisant son message et allume la télévision. Je suis en congé maternité depuis quelque temps déjà et, désormais, je peux accoucher à tout moment. Yvick m'écrit tous les jours pour savoir si le bébé est arrivé, comme s'il risquait de rater l'annonce.
Je suis épuisée. Je dors très mal, je n'arrive plus à trouver une position confortable, je me sens énorme et j'ai de plus en plus hâte d'accoucher. Je pose une main sur mon ventre.
— Bonjour, mon bébé. J'espère que tu es bientôt décidé à sortir, parce que maman commence vraiment à en avoir marre.
Je prends ensuite une photo que je poste sur Instagram.
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
@Léanaa_: il n'est pas décidé... 🙃
Je reste devant la télévision pendant un moment. Vers 10 h, la faim commence à se faire sentir, alors je me lève et me rends dans la cuisine. Liva me suit partout. Je lui donne un biscuit avant qu'elle ne retourne se coucher dans son panier.
J'attrape quelque chose à manger dans le placard et commence à grignoter dans la cuisine lorsque j'entends Mathieu m'appeler.
— Bébé ? — Je suis à la cuisine.
Je le rejoins dans la chambre. Il me tend la main, je l'attrape et il me tire doucement vers lui. Je m'allonge à ses côtés et il me prend dans ses bras. J'embrasse son épaule, tandis qu'il embrasse le sommet de ma tête. Il glisse une main sur mon ventre.
— Il n'est toujours pas décidé ? demande-t-il. — Non, j'en ai marre. Je veux qu'il sorte. — Il se fait désirer ! dit-il en rigolant. — Bien un Pruski, celui-là. — Ça veut dire quoi, ça ?demande-t-il. — Que c'est forcément ton fils, vu qu'il se fait désirer. — Tu rigoles ? Il a tout pris de toi. C'est toi qui t'es fait désirer au début de notre relation,répond-il.