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11 h – 03/06/2022
Léana – Toulouse


On est arrivés à Toulouse très tard dans la nuit, épuisés mais heureux, car c'est la dernière date de la tournée ce soir, et demain, on doit partir en Corse pour aller voir les lieux avec la wedding planner, afin de préparer ce mariage qui se profile déjà comme le plus beau jour de notre vie. Je me réveille, me lève doucement pour ne pas réveiller Mathieu, et sors sur le balcon de la chambre, où l'air frais du matin me fait du bien, me permettant de respirer, de prendre un moment pour moi, pour nous, pour ce bébé qui grandit en moi et qui fait battre mon cœur un peu plus fort chaque jour. Je reste quelques minutes dehors, les yeux fermés, à écouter le silence de la ville qui dort encore, puis je rentre, et Mathieu me regarde, les yeux encore lourds de sommeil, mais avec ce sourire qui me fait fondre à chaque fois.


Salut bébé, dit Mathieu, la voix douce.
Bien dormi, chéri ? demandé-je, en m'approchant du lit.
Oui, viens ! dit-il, en me tendant sa main.


Je l'attrape, il me tire sur le lit, il se décale, soulève le drap, et je me glisse contre lui, comme si je retrouvais ma place naturelle, là où tout a un sens, là où je me sens chez moi. Je place mes bras autour de sa taille, il passe les siens autour de mes épaules, il embrasse mon front, et on reste comme ça un moment, juste à respirer ensemble, à se retrouver, à se dire tout sans mots, parce que parfois, les silences en disent plus long que toutes les paroles du monde.


Chéri ? demandé-je, la voix encore endormie.
Hm ? répond Mathieu.
Le bébé et moi, on a trop faim là.


Il rigole, un rire doux qui me réchauffe le cœur.


Et vous avez envie de quoi ? demande-t-il, en caressant mon bras.
J'hésite...
Ah ben, on n'est pas sortis, dit-il, amusé.
Ne te moque pas, j'ai envie de fruits, mais j'ai aussi envie de frites.
Non mais on ne va pas manger des frites au petit déjeuner, dit-il, en levant les yeux au ciel.
Dis ça au bébé, vas-y.


Il rigole, me lâche, se penche vers mon ventre, l'embrasse, le caresse, comme s'il pouvait déjà communiquer avec lui, comme s'il savait que chaque geste, chaque mot, chaque rire compte pour ce petit être qui grandit en moi.


Tu sais bien que si tu veux des frites, je vais aller t'en chercher, je suis à ton service, mon pote, dit Mathieu, en chuchotant vers mon ventre.


Je rigole, touchée par cette façon qu'il a de déjà parler à notre bébé, de déjà l'aimer, de déjà être là pour lui.


Mon pote ? demandé-je, en haussant un sourcil.
Comment veux-tu que je l'appelle ? demande-t-il, en rigolant.
Je ne sais pas, mais pas mon pote.
Tu ne vas pas me donner des ordres, toi aussi ! dit-il, en faisant semblant d'être vexé.


Il chuchote vers mon ventre, comme s'il voulait prendre notre bébé à témoin.


Kochanie - PLKDes histoires addictives. Découvrez maintenant