Chapitre 8 : Un Nouveau Commencement

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Après avoir fini leurs repas, les deux hommes se dirigèrent vers l'étage en dessous du restaurant. Ils se disputèrent amicalement sur la manière de payer l'addition mais le vieux insista.

-L'autre fois, c'est toi qui as payé donc cette fois, c'est mon tour, déclara Gabriel en souriant, sa carte de crédit déjà dans la main.

Jordan leva les mains en signe de reddition.

-Très bien, très bien, je n'ai pas envie de me battre avec toi pour ça. Mais la prochaine fois, c'est moi qui paie, d'accord ?

Il hocha la tête, satisfait.

-D'accord, on fait comme ça.

Ils sortirent du restaurant et se postèrent sur le trottoir, attendant leurs chauffeurs respectifs. Une légère brise de soirée soufflait, rendant l'atmosphère agréable.

-Alors, comment te sens-tu par rapport à cette élection ? demanda le fachiste en brisant le silence.

-Honnêtement, c'est à la fois excitant et terrifiant. Il y a tellement de pression et d'attentes. Parfois, j'ai l'impression de porter le poids du monde sur mes épaules.

Il hocha la tête, compréhensif.

-Je sais ce que tu veux dire. C'est difficile de ne pas se laisser submerger par tout ça. Mais je crois que tu es à la hauteur, Gaby. Tu as la passion et l'intelligence pour faire une différence.

Gab sourit, touché par les paroles de son obsession.

-Merci, Jordy. Ça compte beaucoup pour moi de l'entendre de ta part. Et toi ? Comment tu gères tout ça ?

Il haussa les épaules.

-Je prends les choses un jour à la fois. J'essaie de rester concentré sur ce qui est vraiment important et de ne pas me laisser distraire par le bruit extérieur.

Gabriely acquiesça.

-C'est une bonne approche.

À un moment donné, l'homme du RN ne put s'empêcher de revenir sur une pensée qui le taraudait.

-Gaby, je dois te demander... Il y a quelque chose que Zemmour a dit aujourd'hui. Il a fait une remarque sur ta sexualité. J'ai fait des recherches et...

Il le coupa doucement.

-Oui, Jordy c'est vrai. Je suis gay mais je pensais que tu le savais déjà.

Jordanynou baissa les yeux, légèrement embarrassé.

-Je ne le savais pas avec certitude. Il y a beaucoup de rumeurs sur les politiciens alors j'essaye de ne pas prêter attention.

-Ouais ou dis juste que la vie de tes adversaires ne t'intéresse pas !

-Pas spécialement et de toute façon Marine, m'annonce tout ce que je dois savoir alors...

-Moi je sais des choses sur toi. S'exclame-t-il avec malice.

-Ah bon et que savez-vous monsieur Attal ?

-Je sais que t'a chié dans l'amphithéâtre pendant tes études et que tu as vomi sur Mélenchon.

-Putain ! Toi aussi tu es au courant de ça ! S'écria-t-il honteux.

-Et oui, moi au moins je m'informe sur mes rivaux.

-J'ai trop honte mais je vais t'expliquer alors ce fameux jour où j'ai chié c'est parce que ma mère m'a forcé à manger des pruneaux et des bananes. J'étais constipé depuis une semaine et j'avais mal digéré les fruits. Et Mélenchon, c'était ce fameux débat présidentiel de 2022. La vieille je me suis bourré la gueule et j'avais un mal de crâne horrible. Je ne voulais pas venir travailler mais Marine m'a forcé. A un moment donné, j'avais envie de vomir. Je me suis précipité vers les toilettes et au moment où il a ouvert la porte, c'est sorti.

Amour improbableOù les histoires vivent. Découvrez maintenant