Allongé sur un canapé confortable dans une pièce isolée, la tête lourde de fatigue, il ferma les yeux. Il s'autorisa enfin à lâcher prise, son esprit tourbillonnant encore de pensées liées à son poste, au débat, à tout ce qui pesait sur ses épaules. Lentement, le sommeil le gagna, ses muscles se détendant alors qu'il plongeait dans un repos bien mérité.
Pendant ce temps, de l'autre côté du bâtiment, le caliméro était en pleine séance de coaching avec son équipe. L'ancienne présidente du parti était debout face à lui afin de lui tendre un document avec les points clés qu'il devait absolument suivre à la lettre.
-Tu l'as appris par cœur mais il faut que tu t'entraînes encore. Aucune erreur, Jordan. Pas de gaffe ce soir, c'est important.
Il hocha la tête même s'il avait déjà mémorisé ce texte depuis des jours. Il se mit à réciter les passages qu'il connaissait, sa voix résonnant dans la pièce. Ses mots étaient clairs mais ça manquaient encore de cette intensité qu'on attendait de lui.
-Non, non, stop ! L'interrompit Marine, agacée. Accompagne ce que tu dis par des gestes. Tu dois montrer que tu es engagé dans ce que tu dis, pas juste le réciter.
Jojo soupira légèrement mais il reprit depuis le début, cette fois en essayant de ponctuer ses phrases par des mouvements de la main, des regards appuyés. Il voulait impressionner mais quelque chose semblait toujours manquer.
L'ancien journaliste qui observait attentivement depuis le coin de la pièce, s'avança et ajouta à son tour ses recommandations.
-Si tu abordes la question de la sécurité des femmes, tu dois avoir l'air vraiment touché par la situation. Fais une pause à un moment stratégique, avale ta salive, montre que tu es ému. Ce sera plus convaincant.
Irrité par la pression constante, il s'arrêta soudain de parler et tourna un regard ferme vers Zemmour.
-Les gens ne sont pas idiots. S'ils sentent que j'en fais trop, ils sauront que c'est du théâtre. Je veux être sincère, pas jouer un rôle exagéré.
Le chauve qui ressemble à Voldemort fronça les sourcils, visiblement mécontent que le jeune remette en question ses conseils.
-Ce n'est pas une question d'exagérer, c'est une question de montrer de l'empathie. Il faut que les gens croient que tu te soucies vraiment de ces sujets même si tu ne ressens rien. C'est comme ça que ça fonctionne, mon petit.
Bardella le caramella répliqua, son ton plus tendu cette fois.
-Je me soucie vraiment de la sécurité des femmes. Ce n'est pas quelque chose que je prends à la légère. Je ne vais pas feindre de me préoccuper, je suis déjà très inquiet. J'ai pas besoin de faire semblant ou de surjouer pour ça.
Le silence s'installa dans la pièce, tous les regards braqués sur lui. Même Le Pen semblait surprise par cette réplique spontanée. Malgré sa nervosité, il restait déterminé. Il voulait prouver que même en politique, l'authenticité pouvait encore compter.
-Écoutez, reprit-il plus calmement, je comprends l'importance de convaincre le public mais je ne vais pas me forcer à être quelqu'un que je ne suis pas. Les gens doivent sentir que je suis sincère. Sinon, tout ça, ça ne sert à rien.
Zem Zem qui raffole des nems croisa les bras, frustré par la rébellion de ce morveux mais il ne pouvait pas nier qu'il avait marquait un point.
-D'accord, répondit finalement Ciotti en rompant le silence.
-Fais-le à ta manière mais sois certain que ta sincérité passe à l'écran. Les gens doivent croire en toi. Ajouta Marion.
L'homme aux origines italiennes acquiesça, un mélange de soulagement et de pression pesant encore sur ses épaules. Il savait que la soirée à venir serait décisive et il devait prouver qu'il était plus qu'un simple politicien manipulé par ses conseillers.
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Amour improbable
FanfictionGabriel Attal, un jeune homme brillant et passionné, tombe éperdument amoureux de Jordan Bardella dès qu'il rejoint le parti politique de Marine Le Pen. Attal est immédiatement captivé par le charme magnétique, la séduction irrésistible et le charis...
