Ce matin-là, Jord se trouvait dans un van en direction du bâtiment de TF1, entouré de Le Pen, Maréchal, les deux Éric ainsi que le reste de son équipe. L'atmosphère était animée. Ses collègues discutaient des stratégies à adopter pour le débat qui les attendaient, analysant les points forts et les faiblesses de leurs adversaires.
Marine, confiante donnait des conseils à Zemmour et Ciotti quand ils seront élus aux élections, tandis que Marion assise non loin de Jordan, murmurait avec Ciotti des détails sur l'ordre des prises de parole de ce soir. Zemmour, quant à lui observait l'équipe en silence, le visage fermé.
Mais Jordan, assis près de la fenêtre, la tête légèrement tournée vers le paysage défilant, ne participait pas à la conversation. Il écoutait vaguement les échanges stratégiques, hochant la tête de temps à autre pour faire bonne figure. La vérité, c'est que son esprit était ailleurs, bien loin des discussions politiques et des tactiques de débat.
Cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas vu son filou. Ils avaient échangé des messages, des mots doux mêlés de sous-entendus mais cela ne remplaçait pas la présence physique, les regards échangés, ni les frissons qu'il ressentait chaque fois qu'il voyait Gabriel face à lui. Ce manque commençait à le peser.
Il se sentait partagé. Ici, dans le van, il était entouré de ses alliés mais son esprit vagabondait vers l'homme qui, il y a peu, était encore dans ses bras. Gabri n'était plus seulement un adversaire politique mais quelqu'un qui occupait de plus en plus ses pensées. Et l'idée de le revoir aujourd'hui même dans un contexte formel et tendu, faisait battre son cœur un peu plus vite.
-Jordan, tu es avec nous ? Lança soudain Marion, le sortant de ses pensées.
Il cligna des yeux et tourna légèrement la tête vers elle.
-Oui, bien sûr.
Elle le regarda avec suspicion mais haussa les épaules et reprit sa conversation avec Ciotti. Bardy se demanda si elle avait perçu son manque d'attention mais il était trop absorbé par l'idée de retrouver son chéri pour s'en inquiéter.
Le van s'approchait maintenant du bâtiment de TF1, les tours imposantes du siège se dessinant à l'horizon. Le directeur du RN inspira profondément. Ce débat allait être décisif mais plus que tout, il avait hâte de poser à nouveau les yeux sur cette petite bouille.
Lui et son équipe arrivèrent enfin. En sortant du van, l'ambiance était déjà électrique, chacun de ses collègues était concentré sur le débat à venir. Ils entrèrent dans le hall en groupe, leurs chaussures résonnant sur le sol brillant.
Mais à peine avaient-ils franchi la porte d'entrée qu'ils tombèrent nez à nez avec le Nouveau Front Populaire. Jean-Luc Mélenchon, entouré de ses fidèles lieutenants, se tenait là, un sourire narquois sur les lèvres.
Jojo ne perdit pas une seconde avant de l'attaquer verbalement.
-Tiens, Mélenchon. Tu es là alors que tu refuses de participer au débat ? Tu te caches derrière ton parti, c'est ça ? Peur de ne pas pouvoir défendre tes idées en direct ? Cracha-t-il d'un ton acerbe, ses yeux fixant avec mépris le leader de la gauche.
L'homme de la France Insoumise haussa un sourcil et répliqua sans hésitation.
-Le vomito est là, à ce que je vois. Reste bien loin de moi !
Son parti éclata de rire, certains membres se tapant même dans les mains, ravis de la pique bien placée.
Le président du Rassemblement National serra les dents, sentant la colère monter. Cette vieille histoire l'agaçait profondément.
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Amour improbable
FanfictionGabriel Attal, un jeune homme brillant et passionné, tombe éperdument amoureux de Jordan Bardella dès qu'il rejoint le parti politique de Marine Le Pen. Attal est immédiatement captivé par le charme magnétique, la séduction irrésistible et le charis...
