Chapitre 40

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Quand je reprends conscience, la première chose qui me frappe est l'odeur nauséabonde

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Quand je reprends conscience, la première chose qui me frappe est l'odeur nauséabonde. Celle de l'alcool, lourde, entêtant, comme si toute la pièce en était imprégnée. Mon crâne bat douloureusement, et il me faut quelques secondes pour comprendre où je suis.

Une cave. 

La pièce est lugubre, seulement éclairée par une faible ampoule grésillante. Les murs sont tapissés de bouteilles de vin entassés sur des étagère en bois rongées par l'humidité et la poussière. 

Je tire plusieurs fois sur mes bras, mais mes poignets sont solidement attachés à un vieux radiateur. Il fuit lentement, laissant s'échapper des gouttes d'eau qui se mêlent à la saleté du sol en béton.

L'humidité de la pièce colle à ma peau, et l'odeur est suffocante.

Zephyr est là, bien sûr. Il se tient près de l'étagère, dos à moi, comme s'il contemplait les bouteilles de vin, indifférent à ma situation. Il porte la même arrogance tranquille, comme si tout cela n'était qu'un jeu pour lui, un jeu qu'il maîtrise entièrement.

D'un calme olympien, il sort une bouteille de cognac recouverte de poussière d'une étagère et tire entre ses deux doigts, un verre. Il se retourne, époussetant de sa manche le surplus de saleté. 

Il l'ouvre d'un coup sec, versant le liquide dorée dans un silence absolu. 

-"J'imagine que je ne t'en proposes pas...", plaisante Zephyr d'une voix arrogante en fixant mes liens. 

Son ton sarcastique et détaché me donne la nausée. Une rage sourde monte en moi, chaque cellule de mon corps brûle d'une colère inextinguible.

Molly.

Son visage déformé par la souffrance s'impose brutalement à mon esprit. Ses yeux suppliants, sa peau marbrée de terreur, et son souffle saccadé juste avant de quitter ce monde... à cause de lui.

Je serre les dents, mes poignets s'éreintent sous les liens qui me retiennent, mais je ne sens plus la douleur. Seule ma haine m'habite.

Je vais le tuer.

Quoi qu'il advienne, il paiera pour Molly. Pour chaque larme, chaque cri, chaque seconde de souffrance qu'il lui a infligée.

Zephyr, lui, ne semble pas prêter attention à mon agitation. Il s'adosse contre un baril et s'arrête immédiatement de me parler. Il se contente de siroter en face de moi son bourbon comme si c'était le plus prestigieux des mets.

Les secondes se transforment en minute mais il ne cesse pas. Pas un seul instant, il ne me dit ce qu'il attend de moi. Il me laisse les bras en l'air retenu par ce radiateur.

-"Pour la deuxième fois, qu'est-ce que tu veux, Zéphyr ?", je demande d'une voix rauque et fatiguée.

Son visage s'éclaire soudain, ses yeux bleus brillants d'une lueur prédatrice. Il arque un sourcil provocant et arrogant, son petit sourire ne quittant pas la comissure de ses lèvres.

-"Excuse moi, j'avais oublié que tu étais là", s'amuse t'il tout seul.

Avant que je puisse répliquer il poursuit.

-"Je me suis permis de prendre quelques dispositions", m'explique Zephyr en secouant entre ses doigts mon téléphone portable.

Cursed Bloodlines [TOME 1]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant