Que se passerait t'il si les créatures surnaturelles ne pouvaient ressentir que l'exaltation du sang et les plaisirs de la chair ? Ce serait le chaos.
Après tout, un homme se sent t'il coupable d'écraser une fourmi ? Alors pourquoi un vampire se se...
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Je sens l'odeur du Crystal Meth effacer mes doutes. Ma bouche s'entrouvre alors que j'inspire la fumée comme une toxicomane en manque. Etrangement, j'avais oublié à quel point le goût pouvait m'apaiser.
Mes talons raisonnent sur le sol en bois de la scène de Blysscristal alors que je chasse une nouvelle fois ses rideaux de velours.
C'est à mon tour de me lancer sur la piste de danse et de recroiser leur regard pervers qui me détail avec attention. Je déteste ce moment, mais je plaque mon masque sur mes yeux. Ce soir c'est différent.
J'ai envie d'abandonner et de rendre les armes car je n'arrive plus à maintenir ma tête hors de l'eau.
Je dois sauver Evelyn de ce monstre et je ne sais pas comment m'y prendre. Si sombrer est une personne elle doit bien se rire de moi actuellement.
Je sens le regard de Zephyr, même tapis dans le noir qui me fixe de ses prunelles désireuses. Ce pacte qui nous lie enflamme mon corps et empoisonne mon âme. Il me permet de parvenir à mes fins, mais que j'aime sentir l'adrénaline monter dans mon corps.
Bordel que j'aime enfin me sentir vivante.
Il me permet d'oublier que j'ai foiré en beauté, que je n'ai pas réussi à sauver Evelyn des griffes de Nikolay et que je l'ai monté contre moi.
J'ai une nouvelle fois échoué et la seule chose à laquelle je me raccroche pour ne pas me noyer et cette fichu relation toxique dû à cette marque.
J'entends les premières notes de « I feel like i'm drowning » de Two feet s'élever dans les airs, résonnant dans les hauts parleurs de la salle. Les hommes sont déjà attroupés en bas de la scène. D'autres continuent de s'enfumer de Crystal Meth mais jette de rapide coup d'œil pervers dans ma direction.
Mes mains agrippent fermement la pole, et je laisse mon corps se soulever lorsque la première mesure se lance. Les lumières tamisées créent des ombres dansantes autour de moi, alors que je me lance dans une chorégraphie envoûtante.
Avec grâce, je me hisse et tourne, volant comme un cygne noir. Sensuelle, j'écarte mes cuisses sous leur yeux ébahie avec souplesse et fermeté. Je ferme les yeux un instant, me perdant dans la musique, mais dès que je les rouvre, je sens le poids du regard profond et charismatique de Zephyr.
Il pénètre le mien et je sens la connexion électrique de notre pacte bruler mon corps. Je ne détourne pas mes pupilles, non pas par détermination mais par désespoir. Je me laisse descendre sur la barre, ma cuisse agrippant le métal froid.
Je suis entrain de sombrer. La musique ne peut pas être plus claire. J'ai l'impression de me noyer dans cette mer de problème et d'yeux pervertis.
Et lui, Zephyr, me tires vers le bas et ce pacte finira par me tuer si je n'accomplis pas ma part. Ma vie allait mieux quand il n'était pas là et pourtant, qu'est ce que j'aime qu'il en fasse partie.
Mes mouvements deviennent plus calculés, chaque geste empreint de grâce et de séduction. Je tourne autour du pole, faisant claquer mes talons sur la scènes. Fluide et précise, je me hisse et me laisse tomber à quelques centimètres du sol comme si je dansais pour libérer toutes les émotions qui me hantent.
Tout mon désespoir, ma colère et ma tristesse mais aussi ce besoin fou d'être sauvée.
Chaque rotation, chaque tourbillon est un appel à l'aide. Je me laisse emporter par la musique, laissant mon corps s'exprimer sans retenue. Chaque torsion, chaque flexion de mes muscles est une affirmation de ma fragilité.