PARTIE DEUX

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INTRODUCTION

PDV : Sidjil
TW : violences et insultes en tout genre, rien de trop hard à mon sens mais on ne sera peut-être pas du même avis alors je voulais vous prévenir, bonne lecture !
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J'aurai parié que mes pupilles avaient doublé de volume sous mes paupières closes.
Plus d’adrénaline que de désir, très honnêtement.
J'avais sa langue dans ma bouche, ses mains sur ma taille et son genou entre mes jambes.
Et nos parents étaient en bas.
Mon cœur allait imploser.

-Elie…

-T'inquiètes ils entendront pas j’te dis.

Il a descendu ses mains jusqu'à mon jean, et j’ai dû retirer les miennes de ses épaules pour l’empêcher d’aller plus loin.

-T’es chiant… soupira t-il en se reculant sans masquer son agacement une seule seconde.

Je ne lui ai pas répondu, me contentant d’un sourire désolé.

-Ça fait six mois qu’on est ensemble, t'attends quoi sérieux ?

-Je sais pas.. mes seize ans ?

Ça me laissait une marge de quelques mois pour m’y préparer, au moins.
De toute façon Elie n’a pas relevé, il a levé les yeux au ciel avant de me ramener contre lui pour re-capturer mes lèvres.
Ça fait depuis qu’on est ensemble qu’il veut coucher avec moi. Moi j’en sais rien, mais Manas dit que je peux pas coucher avec un gars de dix-huit ans de toute façon.

D’ailleurs c'est un pur hasard qu'on se soit rencontré, d’habitude les lycéens du quartier ne traînent pas avec les collégiens, mais Elie distribue des journaux pour gagner de l’argent, du coup il connaît tout le monde.
Au début il se moquait de moi en disant que j’avais l’air pédé quand il me croisait, et après il a commencé à dire que si j’étais vraiment pédé il était d'accord pour m’embrasser.
En fait j'en savais rien, mais comme il a continué d’insisté et de traîner avec moi j'ai commencé à m’attacher et je lui ai dit que j’étais peut-être bien gay.
Depuis ce jour rien à changer à part qu’il m’embrasse dès qu’il en a envie. Les seules fois ou il me parlait c’était pour me dire que j’avais intérêt à fermer ma gueule et que personne ne devait savoir qu’on étaient des tafioles.
Et en effet, personne n’aurait dû savoir. Et par personne j'entends surtout pas mon père, qui venait de faire irruption dans la pièce.

La suite, je m’en rappelle comme d’un pêle-mêle de hurlements, d’insultes et de coups.
C'était ce qui devait se rapprocher le plus de la réalité, cela dit.
Une fois par terre, l'arcade sourcilière ouverte et le verre de mes lunettes cassées entaillant mes joues, après m'être pris une tornade d’insultes de la part de mon père qui hurlait qu’il ne savait pas ce qu’il avait raté chez moi pour que je sois un tel gâchis et alors que j’attendais un miracle ou ma mort imminente, Elie s’est redressé et a commencé à crier aussi.

-Oh j'suis pas un pédé j’peux vous expliquer !

Il s’est pris un coup dans le ventre qui l’a fait taire pendant quelques instants, avant qu’il ne reprenne de plus belle.

-Monsieur j’vous promets ! J'vous promets que je peux vous expliquer je suis pas comme ça !

Il a continué de cette même manière pendant un temps qui m’a semblé durer des heures, ce qui finit finalement par payer car, convaincu ou épuisé, mon père s’est arrêté et lui a crié de le suivre si il avait des choses importantes à dire, et que s’il jugeait que ça n’en valait pas la peine il allait le buter.

Ensuite il est sorti, Elie l’a suivi sans me regarder, et j’ai vu que ma mère et ses parents étaient pas loin, dans le couloir.
J'ai cru que le père d’Elie allait se ruer sur moi et me tuer à mains nues, vu comment il me regardait, mais il a finit pas détourner le regard et rejoindre mon père et son fils dans une autre pièce.

Think about you ~ DjilsimeDes histoires addictives. Découvrez maintenant