Si mon cœur s’arrête de battre maintenant ça me paraîtrait une fin convenable.
En plus je suis déjà au septième ciel j’ai pas à trop m’inquiéter.
C’était parti d’une série avec un peu trop de sang, Max qui se blottissait contre moi toutes les deux secondes pour ne rien voir, et ça a lentement dérivé sur autre chose.
C’est pour ça que je me faisais toucher par Maxime alors que les gens de la série se faisaient égorger bruyamment.
J’essayais de pas trop y penser, à ça.
-Tu peux éteindre ta série de con ?
-À tes ordres.
Le bruit des meurtres s’est coupé, remplacé par celui des vas et viens mouillés.
-Tu peux te dépêcher ? J’ai faim.
J’ai essayé de lui rétorquer un truc, quelque chose dans le genre qu’il pouvait aller se faire enculer avec ses pâtes au jambon, mais j’ai juste réussi à geindre longuement.
Je l’ai entendu rire, toujours assis sur mes cuisses alors que j’avais l’impression de l’entendre à des milliers de kilomètres.
On est devenu un peu plus plan cul maintenant, si on oublie qu’on s’aime un peu.
On était en début décembre maintenant, on avait passé une bonne partie du mois de novembre à coucher ensemble ou à rester posé dans mon appart.
C’est plutôt cool, ça et la vie en général, le seul truc c’est que ça fait un mois que j’attend les 20 balles de Novembre, mais avec le fric que j’avais fait pendant les vacances j’en avais plus trop besoin.
Je suis revenu à la réalité quand j’ai senti mes jambes trembler sous Max, et que j’ai fini par venir quelques secondes après.
J’ai repris ma respiration en revenant peu à peu sur terre, Max il s’est levé et a retiré son tee-shirt un peu souillé.
-J’peux t’en prendre un à toi ?
-Fais comme chez toi.
C’est un peu chez lui de toute façon.
J’ai refermé mon jean et me suis enfoncé dans les coussins du canapé (oui j’ai des coussins c’est Max qui les a ramené de chez lui).
Maxime est revenu quelques secondes plus tard avec mon tee-shirt noir et il s’est assis à côté de moi avant de relancer la série et de manger les pâtes qu’il voulait depuis tout à l'heure, des coquillettes avec du jambon ET du beurre, mon budget a augmenté (j’ai mis du sel dans l’eau de la casserole en plus).
J’ai mis mon bras autour de ses épaules et même pas deux secondes plus tard il sursautait et se planquait dans mes bras à chaque goutte de sang.
On ne faisait que ça de nos week-end, trainer chez moi tous les deux ou aller à des soirées. J’ai commencé à devenir niais, genre je le portais quand il avait la flemme de marcher et je lui faisais des plats en enlevant tout ce qu’il n'aimait pas, c’est-à-dire beaucoup de choses.
On a continué comme ça, à vivre tous les deux, à s’aimer peut-être, à partager nos moments importants, comme mon anniv, on s’est échangé nos bijoux dans une symbolique qui me tient à cœur, et j’ai commencé, peut-être pour la première fois de ma vie, à réaliser que j’étais heureux, et que j’avais une bonne raison de l’être.
-J’aime bien ta bague.
Maxime avait les yeux fixés sur l’anneau autour de son pouce, et je le voyais bien puisqu’il était dans mes bras.
On rentrait de mon anniv chez Mitchelle, et bien qu’elle nous avait proposé de dormir là-bas, on avait d’autres projets pour la fin de notre nuit.
-Tu restes avec moi pendant les vacances ?
-Je vais peut-être travailler Maxou, mais je traînerai avec toi oui.
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Think about you ~ Djilsime
Fanfiction"Il y a quelques mois je ne connaissais Sidjil que de réputation, il y a quelques semaines il était devenu une sorte d'ennemi en plus d'être l'objet de mes fantasmes et il y a encore quelques jours j'aurais pu l'appeler mon meilleur ami. Me retrouve...
