Lorsqu'il voit l'étincelle d'espoir se rallumer dans mon regard, il me lance : - qu'est-ce que tu peux être naïve, je te l'ai dit, personne ne viendra ici.
Il se lève, et referme la porte derrière lui.
Je ne suis pas prête de sortir de ce cauchemar.
Je veux retourner à ma vie d'avant, là où mon seul soucis était de ne pas ressembler à un mannequin ou de ne pas avoir d'amoureux, je veux retourner à cette existence tranquille et posée, plus que tout au monde, ce qu'il me fait endurer ici, je ne peux plus le supporter, je crois bien que je me dis tous les jours la même chose, que je ne peux plus vivre ici, que je ne peux plus faire semblant, qu'il ne m'effraie pas, mais je suis dans une situation affreuse.
Je n'ai plus senti le contact du soleil, pas même de la lumière sur ma peau, mes yeux sont devenus ceux d'un chat, les félins voient mieux dans la nuit que nous les humains, mais mes pupilles se sont habituées à leur environnement. Je n'ai plus souri depuis que je me suis faite arracher à ma routine, je n'ai que pleuré, pleuré, et encore pleuré, de peur, de colère, d'incompréhension, de fatigue. Je n'ai plus goût à rien, ou plutôt devrais-je dire que je n'ai goût à rien de ce qu'il me propose.
Je sombre, toujours plus au fil du temps, et ici, il est extrêmement long.
Je veux découvrir qui il est, quelles sont ses motivations, et je crois bien que quelque part, il meurt d'envie de me révéler son identité, mais que cela le conduirait à sa perte, que j'aurais alors une arme contre lui, une parmi les nombreuses que je peux dénicher si je m'y prends bien.
Je perçois un bruit devenu objet de mon quotidien, et sans me retourner, je peux savoir qu'il entre.
- On va reprendre notre discussion.
Je ne bouge pas, je ne suis pas d'humeur à lui donner ce qu'il veut, je ne suis plus d'humeur.
- Dois-je te rappeler que je ne te donne pas le choix ? Que tu n'es pas en position de remettre en doute mon autorité ?
Je me lève et vais m'asseoir.
- Bien, je vois que tu as repris tes esprits.
- Qui êtes-vous ?
- Tout doux ma belle.
- Nous allons effectivement reprendre notre discussion, à ma manière.
- Ce n'est pas toi qui commande ici et je te rappelle que...
- TAISEZ-VOUS !
Il reste bouche-bée, comme choqué que je réagisse enfin, que je hausse la voix. Il esquisse un petit sourire malicieux, je peux le voir au travers de sa cagoule, ses joues remontent, et je peux même entendre un petit rire moqueur sortant de sa bouche.
- J'aime les rebelles.
Je n'arrive pas à le cerner, il n'y a jamais rien qui ne marche avec lui.
Ma motivation revient me fouetter le crâne violemment.
- Qui êtes-vous ?
- Cela serait dommage que je te le révèle si vite. Tu sais, le jeu vient à peine de commencer.
- Depuis combien de temps je suis là ? Combien de temps avez-vous pris à planifier mon enlèvement ? Avez-vous laissé des preuves ? Par le biais de qui me connaissez-vous ?
Son visage demeure impassible. Je comprends que j'ai trop parlé à son goût.
- Comment me connaissez-vous ?
- Je ne peux pas le révéler. Dans notre intérêt à tous les trois.
- Tous les trois ?
- Toi, la personne qui m'a permis d'agir, et moi.
- Depuis combien de temps suis-je enfermée ici ?
- Tu perds la notion du temps ?
Je le fixe d'un regard froid, ma respiration se fait régulière : je suis décidée à obtenir des renseignements.
- Parfait. Quelques semaines.
- Combien exactement ?
- Trois.
Mon cœur rate un battement, cela fait presque un mois que je suis ici, et dehors, dans le monde réel, personne ne me recherche ?
- J'adore te voir réfléchir.
Je lui intime le silence en le fixant de mes yeux brûlants de rage.
- Quel était ton plan ?
- Tu me tutoies maintenant ?
- Oui. Quel était...
- Pas besoin de répéter, j'ai pu entendre la première fois. Je t'ai observée, c'est tout ce que tu as besoin de savoir. Je t'ai observée à m'en rendre malade, je suis devenu accro à toi, je devais te voir, de plus en plus, tu étais exactement comme il t'avait décrite.
- Tu es vraiment fou ? Alors quoi, tu ne pouvais pas te trouver une copine comme tout le monde ? Il y a un concept nommé la drague pour ton information, et cela ne consiste pas à séquestrer l'élue de ton coeur entre quatre murs.
Une fois encore, il m'offre son sourire narquois.
- Penses-tu avoir laissé des preuves ? Penses-tu avoir été négligeant sur certaines choses ?
- Le seul défaut que je n'avais pas pris en compte c'est que ta sœur fouinerait autant dans mes affaires pour te retrouver.
Une petite étincelle d'espoir se rallume en moi, une que je la pensais éteinte à jamais.
- Je sais que depuis le départ tu as envie de me poser une question spécifique, je peux le voir dans tes yeux, mais tu l'évites. Demande-moi.
- Tu m'as infligé toute sorte de chose, mais même lorsque tu es à deux doigts de le faire, tu...
- Ta question c'est pourquoi je ne t'ai pas violé ?
- Oui.
- Tu devrais être contente que je ne le fasse pas, c'est dans l'ordre logique des choses.
- Non, parce que je suis là à attendre, et je sais que tu le feras un jour, et le plus triste, c'est que cela ne me fait pas peur, tu ne m'inspires qu'une seule chose : du dégoût.
Je vois à son expression figée que j'ai tapé dans le mille et qu'il ne s'y attendait pas.
- Fais la maligne, tu ne te doutes pas de ce qui t'attends.
Je fais mine de ne pas y porter d'importance, tel est mon personnage.
Il se lève, pensant que notre petite entrevue touche à sa fin, je fais de même, et me dirige en direction de mon lit. Mais très vite, je constate que je n'ai pas entendu la porte s'ouvrir et qu'il n'est de ce fait pas parti. Sans que j'aie le temps de me retourner, il agit. Une lame est à présent posée sur ma gorge.
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Voilaaaa désolée pour le faux espoir mdrrr😂❤️
J'espère que ça vous plaît et comme d'habitude laissez-moi un petit commentaire 😊
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La mystérieuse agression.
Mistero / ThrillerL'existence banale et l'innocence d'Amy, jeune lycéenne, souillées par une personne inconnue de l'étudiante et de son entourage, du moins, c'est ce qu'ils pensent. - Fiction en suspension -
