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Chapitre 14 : Le Shakuria

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La fin de la semaine se termina rapidement. Nous avions tous progresser et choisi notre arme préférée. Moi, c'est l'arbalète, Emmy l'arc, Nath l'épée, Sèb les shurikens, Val le poignard à double tranchant et Clèm le katana. J'ai beaucoup gagné en endurance mais c'est quand même Nath le footballeur qui est toujours premier. J'arrive à le battre en vitesse, Emmy aussi, on a toujours été rapides.
Aujourd'hui, on est lundi et c'est la deuxième semaine d'école que l'on sèche. En fin de semaine dernière, on a commencé à rattraper mais il y avait trop de travail entre les cours de magie, les entraînements et les cours normaux, on a du abandonner. Le matin, on fait 3h de magie -théorie et pratique- et on suis les cours d'entraînement des jeunes soldats l'après midi.
Ce matin, je me suis réveillée du bon pied. Ils ont ramené nos gardes de chambre au complexe et je ne me suis pas fait réveillée par un garde criant dans le couloir donc la journée commence bien. Ogweïn connaît pleins de racourcis puisque apparemment, la plupart des soldats du royaume sont entraînés ici.
Arrivés dans le grand réfectoire, il m'accompagna jusqu'à la table d'honneur à l'étage, et retourna en bas avec les autres. Une fois, j'ai demandé à qu'il reste manger avec nous mais papa a clairement refuser en disant qu'un simple soldat n'avait rien à faire ici. J'allai répliquer mais Og m'en empêcha et confirma qu'il n'était pas à sa place avec nous.
Je sortis de mes pensées et m'installai à côté de Nath qui regardait sortir Ogweïn d'un air noir. Jaloux ! Je le regardai en souriant mais ne dis rien et commençai mon agréable journée en déjeunant.

Nous finissions nos tartines de confiture en discutant de nos performances quand un léger mal de tête me prit. Ce n'était rien mais il s'intensifia au point de devenir un vertige en quelques secondes. Ma vision se brouilla et je vis flou. Des vagues passaient sur mon champs de vision. Instinctivement, je pris mon collier dans une main et me pris la tête dans l'autre. Je touchai l'épaule de Nath pour l'avertir que je ne vais pas bien. Quand il tourna la tête, il s'exclama, ce qui attira l'attention de toute la table. Je ne compris pas se qu'il dit mais cela a un rapport avec mes yeux. Tout le monde me regardait choqué. Personne ne bougeait sauf papa et Nalocis qui ordonnèrent à des gardes d'éloigner les invités que je ne connaissais pas. Ils partirent tous en me fixant apeurés. Nath essaya de me toucher mais une barrière invisible le stoppa. Il ne pouvait pas m'approcher. Personne ne pouvait m'approcher à moins d'un mètre tout autour de moi. J'entendais mes battements de coeur sourds dans mes oreilles. Je sentis mes ailes se déplier. Je ne les avaient pas sorti depuis notre entraînement dans les bois. Une lumière enfla en moi. Une lumière aveuglante. La vitre qui nous coupait du bruit du réfectoire explosa en même temps que mon énergie. Pendant une fraction de seconde, tout s'arrêta.
Quand j'ouvris les yeux, la pression avait disparue. Tout le réfectoire me regardait. Mais ce que je vis me surpris. Autour de chaque soldat flottait une lumière de couleur propre à chaque personne. Nath m'éloigna du bord et je demandai ce qu'il c'était passé en rangeant mes ailes.
Nath : Tu étais bizarre, tes yeux sont devenus entièrement rouges et on pouvait plus t'approcher.
Papa : Tu as simplement réussi l'unification de ton collier. L'énergie projetée est dû à l'union de ta force intérieure avec celle du Shakuria. Le shakuria est l'énergie du pouvoir de ton collier qui se modifie selon la personnalité de la personne. Tu as reçu le don de protection en créant une force électromagnétique inversée.
Moi : Rien compris. En gros, c'est une sorte de bouclier invisible quoi ?
Papa : Oui, si tu veux.

Après quelques explications, nous retournâmes dans nos chambres. Papa m'a dit que je n'aurais pas cours de magie ce matin est qu'il voulait me voir dans son bureau dans une heure ce qui me laissait le temps de me préparer.
Arrivée devant ma chambre, je demandai à Ogweïn d'entrer. Il fronça les sourcil, intrigué et entra.
Moi : Je peux te faire confiance ?
Og : Oui pourquoi ?
Moi : Sais-tu garder un secret ?
Il me regarda, surpris, et s'inclina.
Og : Je suis à ton service Ishta. Je ne te trahirais pas. Mais les secrets se font normalement au sein de la famille royale.
Je soupirais. Ce qu'il peut être droit et coincé parfois !
Moi : J'ai peur que ça se sache. C'est super important. Alors, je peux te faire confiance ?
Og : Je serai toujours loyal envers vous et aucun secret ne sortira de ma bouche. Parole de garde.
Même si la parole de garde ne m'inspire pas beaucoup, je lui dis quand même ce que je garde sur le coeur depuis tout à l'heure.
Moi : Bon. De toute façon, si tu me trahis, tu sais que je ne te ferai plus confiance. Alors voilà, je pense que je peux voir les auras des gens.
Il resta bouche bée. Il ne sait pas quoi dire et c'est normal, j'aurai paniqué à sa place.
Og : Tu es sûre de toi là ? Je suis comment ?
Moi : Tu es dégradé mais principalement gris.
Og : Wouaw, merci !
J'y crois pas, il me croit ! Je ne suis pas folle, il me prend au sérieux. C'est pas possible ! Il a autant confiance en moi que ça ?
Il me regarda avec un air dépravé, puis souris et se retourna.
Og : Je sais quel don tu as hérité.
Moi : Bah oui, le pouvoir de voir l'aura des gens.
Og : Pas tout à fait. Tu peux simplement voir le type de surnaturel se trouvant devant toi. C'est un code couleur qu'il te faudra apprendre à déchiffrer. Le dégradé est peut être dû aux émotions de la personne. Il faudra que je me documente.
Moi : Et pourquoi je ne le ferai pas moi ? Je suis la principale intéressée ici.
Og : Oui, mais tu es occupée et on te remarquera trop facilement.
Cette fois, il a marqué un point. Je suis à cours d'arguments, mais j'avoue que son plan n'est pas mal quand même. C'est décidé. Le temps que j'aille en "cours", Ogweïn cherchera dans la bibliothèque au sous sol.

Une heure plus tard, je foulais le sol lisse du gymnase. Ogweïn était déjà parti travailler, j'étais donc seule. Les autres devaient déjà s'entraîner à cette heure ci. Je m'arrêtai devant le bureau de papa et toquai. La porte s'ouvrit toute seule et je vis papa classer des papiers sur son bureau. Il m'invita à rentrer et la porte se referma derrière moi, àla mode maison hantée. Cool mais flippant. Il se leva et me poussa vers une pièce adjacente, remplie d'étagères pleines à craquer. Il chercha quelque chose et me tenditune sorte de plateau métallique.
Papa : C'est une assembleuse de matière. Elle te servira pour les voeux de tes petits amis d'eau et de feu.
Moi : Ça marche comment ? Posai-je.
Papa : C'est très simple, tu dois la prendre à deux main posée sur une table et penser à l'objet que tu aimerais créer.
Moi : Ok, ça a l'air facile, j'essaie.
Papa posa le plateau sur la table remplie de paperasse et m'encouragea d'un hochement de tête.
Je me concentrai et imaginai une gourde se créer. J'ouvris les yeux et découvris le vide sur la plaque de métal. Je regardai mon père d'un regard interrogateur et il rigola.
Papa : Tu croyais vraiment que tu allais y arriver dèsle premier coup ?
Moi : Bah oui, ça avait l'air facile.
Déçue, je baissai la tête. Papa m'encouragea à continuer.
Au bout de plusieurs tentatives désespérées, je commençais à décourager. J'avais beau imaginer la bouteille se former, il ne se passait jamais rien. J'essayai une dernière tentative. Je me forçai à voir précisément les contours dans ma tête. Elle était très nette, puis le plateau chauffa et je vis de la lumière à travers mes yeux fermés. Quand je les ouvris, je vis une gourde bleue ciel avec des dessins représentant de l'eau autour. C'était une belle bouteille, Clèm allait aimer. Papa la prit, mit de l'eau à l'intérieur et quand il la vida, il récita une formule incompréhensible. Après quelques secondes, l'eau coulait toujours. Je commençais à me poser des questions quand papa remit la bouteille dans le bon sens. Il m'apprit que le sort qu'il venait de jeter permet à l'eau de ne jamais s'épuiser. En gros, plus besoin de la remplir, elle le fait toute seule. C'est bien ça. Je passai à l'invention du briquet et cette fois, je réussis au troisième coup. Un briquet, c'est beaucoup plus facile à imaginer, c'est plus petit. Il est tout rouge avec des motifs de flammes dessus. Papa fit le même sort qu'à la bouteille et il me les redonna en disant que je pouvais retourner m'entraîner. Il insista sur le fait que je devais demander à Nalo de m'entraîner à élargir mon bouclier. Je lui souris et sortis du bureau, toute fière de moi. Finalement, la journée a repris son bon train. Je m'éloignai sans prêter attention aux yeux menaçants qui me fixaient.


L'honorable IshtaDes histoires addictives. Découvrez maintenant